
Ghana en huitièmes : entre calculs assumés, polémique sur les billets et retrouvailles avec Queiroz
Qualifiés malgré une défaite controversée face à la Croatie, les Black Stars abordent le choc contre la Colombie avec une confiance teintée de stratégie, tandis que la fin du programme gouvernemental de billets gratuits suscite des remous.
Le Ghana a composté son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 au terme d’une phase de groupes maîtrisée, mais non sans ambiguïtés. Battus 2-1 par la Croatie à Philadelphie, les Black Stars terminent troisièmes du groupe L avec quatre points, derrière l’Angleterre (7) et les vice-champions du monde croates (6). Ce revers, loin d’être vécu comme un échec, a été interprété par une partie de l’opinion ghanéenne comme un choix tactique. L’artiste Stonebwoy, figure de la scène reggae-dancehall, a ainsi évoqué un « jeu stratégique » visant à rester sur le sol américain pour le tour suivant, afin de conserver le milieu de terrain Thomas Partey, privé de visa canadien. Une lecture que le sélectionneur Carlos Queiroz n’a pas reprise à son compte, préférant marteler que « le vrai championnat du monde commence maintenant » et que la qualification n’est qu’une « carte de crédit » qu’il faut désormais honorer.
L’attaque rapide des Ghanéens, redoutée par leurs adversaires selon l’attaquant Brandon Thomas-Asante, sera l’une des clés face à une Colombie invaincue et première du groupe K. La presse colombienne rapporte la détermination de Luis Díaz, auteur d’un but et d’une passe décisive, qui voit dans ce rendez-vous l’occasion de « continuer à grandir ». Le match, programmé le 3 juillet à Kansas City, aura une saveur particulière : Carlos Queiroz retrouve une sélection qu’il a brièvement dirigée en 2019-2020, un passé que les médias sud-américains n’ont pas manqué de souligner.
En coulisses, la fin du dispositif gouvernemental d’aide à l’achat de billets pour les supporteurs ghanéens a provoqué des tensions. Le ministre des Sports, Kofi Iddie Adams, a dû démentir tout financement public de déplacements pour des parlementaires ou des chefs d’entreprise, et présenter ses excuses à la diaspora qui espérait des places gratuites pour les matchs à élimination directe. Les billets pour Ghana-Colombie, commercialisés par la fédération à 1 100 et 1 265 dollars, illustrent une tendance plus large observée par les analystes nord-américains : après une flambée durant la phase de poules, les prix de revente chutent pour la plupart des huitièmes de finale, à l’exception notable de Portugal-Croatie à Toronto, où la présence de Cristiano Ronaldo fait exploser les tarifs jusqu’à 30 000 dollars canadiens, en dépit de la législation ontarienne anti-spéculation.
Le gouvernement ghanéen, soucieux d’éviter toute distraction financière, a annoncé la préparation d’une prime de qualification pour les joueurs. L’enjeu est de taille : en cas de victoire, le Ghana retrouverait l’Algérie ou la Suisse en huitième de finale, une perspective qui ravive l’espoir d’un parcours historique, seize ans après la dernière présence du pays à ce stade de la compétition.
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La qualification du Ghana pour la phase à élimination directe, acquise malgré une défaite contre la Croatie, est présentée comme une décision calculée pour garder l'équipe aux États-Unis et éviter les problèmes de visa. Le programme gouvernemental de billets gratuits étant terminé, l'attention se tourne entièrement vers le prochain match contre la Colombie, où les Black Stars comptent déchaîner leur redoutable style de contre-attaque et ouvrir une nouvelle ère de football de tournoi agressif.
La Colombie a terminé en tête de son groupe et se tourne désormais vers le match des seizièmes de finale contre le Ghana. Le joueur clé Luis Díaz a souligné la nécessité de récupérer et de continuer à travailler, présentant cette rencontre comme la prochaine étape de leur campagne mondiale.
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