
Trump annonce des pourparlers avec l'Iran à Doha, Téhéran dément toute réunion technique
Le président américain a affirmé que l'Iran avait sollicité une rencontre mardi au Qatar, aussitôt contredit par le négociateur en chef iranien, sur fond de fragile cessez-le-feu dans le détroit d'Ormuz.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé lundi 29 juin sur son réseau Truth Social qu’une rencontre avec l’Iran se tiendrait le lendemain à Doha, « à la demande de Téhéran ». La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a précisé que l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient dans la capitale qatarie pour des discussions de haut niveau, tandis que des pourparlers techniques se dérouleraient en marge. Quelques heures plus tôt, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, avait pourtant démenti toute réunion de groupes de travail cette semaine, qualifiant de « non confirmées » les informations de presse évoquant des négociations techniques à Doha.
Cette séquence contradictoire intervient après un week-end d’escalade militaire dans le détroit d’Ormuz. Selon le Commandement central américain, les forces des États-Unis ont frappé dix cibles militaires iraniennes en réponse à des « agressions continues contre la navigation commerciale », tandis que les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué des tirs de missiles et de drones contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. D’après des responsables américains cités par Axios, les deux parties se sont toutefois entendues pour une désescalade immédiate et la libre circulation des navires, sans que Téhéran ne confirme officiellement cet engagement.
Le mémorandum d’entente en quatorze points signé le 17 juin, sous médiation pakistanaise et qatarie, avait mis fin à quatre mois d’affrontements en prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz et un cadre de négociation de soixante jours. La voie maritime, par laquelle transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, reste au cœur du contentieux. Du point de vue iranien, exprimé par le vice-ministre Gharibabadi, la gestion future du détroit doit être définie en dialogue avec Oman – une première réunion du Comité conjoint d’Ormuz s’est d’ailleurs tenue lundi à Mascate – et tout transit par un couloir longeant la côte omanaise est jugé inacceptable. Washington, par la voix du secrétaire d’État Marco Rubio, a qualifié d’« inacceptable » toute tentative d’imposer des péages, tandis que les monarchies du Golfe observent avec inquiétude la perspective d’un contrôle iranien accru sur cet axe stratégique.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a salué une « grande victoire pour le peuple iranien », affirmant que six milliards de dollars sur les douze milliards d’avoirs iraniens gelés au Qatar seraient prochainement débloqués – une annonce que ni Washington ni Doha n’ont confirmée. Les canaux de communication établis pour prévenir les incidents restent actifs, selon une source diplomatique, mais le flou entretenu par Téhéran sur la tenue même des discussions techniques illustre la fragilité de l’architecture de paix provisoire. Aucune confirmation officielle iranienne de la réunion de mardi n’avait été apportée lundi soir, laissant le processus dans l’expectative.
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Trump affirme que l'Iran a demandé une réunion à Doha, mais Téhéran dément. Les États-Unis tentent de préserver un accord intérimaire fragile alors que les affrontements dans le détroit d'Ormuz menacent les prix du pétrole et l'inflation. La réunion est perçue comme un pas vers la désescalade, malgré le scepticisme sur les intentions iraniennes.
L'affirmation de Trump selon laquelle l'Iran aurait demandé une réunion est fausse ; Téhéran a nié toute demande de ce type. Cependant, des discussions techniques sur la mise en œuvre du mémorandum pourraient avoir lieu à Doha, avec la participation de représentants américains comme Witkoff et Kushner. La réunion n'est pas à la demande de l'Iran mais s'inscrit dans la médiation en cours.
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