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Économie & Marchésmardi 30 juin 2026

Déclarations fiscales 2025 : l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie du Sud face à la pression des échéances

De Bogotá à Nairobi en passant par New Delhi, les administrations fiscales imposent des calendriers serrés pour la déclaration des revenus 2025, mettant à l’épreuve les infrastructures numériques et la patience des contribuables.

La saison des déclarations de revenus pour l’année fiscale 2025 entre dans sa phase critique sur trois continents, avec des annonces simultanées qui dessinent une cartographie des tensions entre les exigences de recouvrement et la capacité des systèmes informatiques. En Colombie, la Direction des impôts et des douanes nationales (DIAN) a fixé la période de dépôt du 12 août au 26 octobre 2026, selon les deux derniers chiffres du numéro d’identification fiscale. L’administration attend sept millions de déclarants personnes physiques et table sur une collecte de 6,1 billions de pesos (environ 1,2 milliard d’euros). Les seuils d’assujettissement ont été actualisés : patrimoine brut supérieur à 224 millions de pesos, revenus bruts ou consommations par carte de crédit dépassant 69,7 millions de pesos, entre autres critères.

En Afrique de l’Est, l’Autorité fiscale kényane (KRA) a opposé une fin de non-recevoir aux demandes de report de la date butoir du 30 juin 2026, malgré les difficultés d’accès à la plateforme iTax signalées par de nombreux contribuables. Des captures d’écran montrant des liens brisés et des messages d’erreur ont circulé sur les réseaux sociaux, tandis que l’administration attribuait ces incidents à un afflux massif de dernière minute. La KRA a rappelé que tout retard expose à des pénalités et à des évaluations d’office, une position qui, selon des fiscalistes de Nairobi, illustre la nécessité d’une refonte d’un système vieux de onze ans plutôt que de campagnes de sensibilisation à répétition.

En Asie du Sud, l’Inde s’apprête à franchir plusieurs échéances au mois de juillet 2026. La date du 31 juillet concerne à la fois le dépôt des déclarations individuelles (formulaires ITR-1 et ITR-2) et celui des retenues à la source (TDS) pour le premier trimestre. Les contribuables qui dépassent ce délai s’exposent à une amende de 5 000 roupies (environ 55 euros) pour les revenus supérieurs à 500 000 roupies, ainsi qu’à des intérêts de retard. D’autres obligations, comme le versement trimestriel de la TDS au 7 juillet ou la transmission de déclarations spécifiques par les institutions financières au 15 juillet, rythment un calendrier dense qui reflète la complexité du système fiscal indien.

Au-delà des particularités nationales, ces trois situations révèlent une tension commune entre la volonté des États d’optimiser la collecte de l’impôt sur le revenu et la robustesse des outils numériques mis à disposition. En Colombie, la DIAN a prévu des sessions de formation en ligne et un logiciel d’aide au remplissage pour fluidifier le processus. Au Kenya, les experts appellent à une modernisation de la plateforme iTax, dont la congestion récurrente pourrait être partiellement atténuée par l’étalement des dates de dépôt introduit par la loi de finances 2026, qui distingue désormais les personnes physiques (avril) des personnes morales (juin). En Inde, le non-respect des délais entraîne non seulement des pénalités financières mais aussi la perte du droit au report des pertes sur les exercices suivants.

La prochaine étape à surveiller sera la capacité des administrations à absorber le pic de connexions dans les derniers jours précédant chaque échéance, et l’éventuelle réaction des autorités politiques si les défaillances techniques devaient se multiplier. En Colombie, le calendrier s’étire jusqu’à fin octobre, offrant une fenêtre plus large qu’au Kenya, où la date unique du 30 juin concentre toutes les tensions.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse latino-américainePresse africaine subsaharienne
Presse latino-américaine/ Marché
PragmatismeDétachement

L'administration fiscale colombienne a publié un calendrier échelonné pour les déclarations de revenus, avec des échéances allant de la mi-août à fin octobre 2026. Environ sept millions de contribuables devraient déposer, pour une collecte estimée à 6,1 billions de pesos. Le calendrier est organisé selon les deux derniers chiffres du numéro d'identification fiscale.

Presse africaine subsaharienne/ Anglophone
AlarmeScepticismeUrgence

L'administration fiscale kényane a rejeté les appels à prolonger le délai de déclaration, malgré les difficultés d'accès à la plateforme iTax signalées par les contribuables. La date limite reste fixée au 30 juin 2026 à minuit, avec des pénalités en cas de retard. L'autorité exhorte à déposer immédiatement pour éviter l'afflux de dernière minute.

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mardi 30 juin 2026

Déclarations fiscales 2025 : l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie du Sud face à la pression des échéances

De Bogotá à Nairobi en passant par New Delhi, les administrations fiscales imposent des calendriers serrés pour la déclaration des revenus 2025, mettant à l’épreuve les infrastructures numériques et la patience des contribuables.

La saison des déclarations de revenus pour l’année fiscale 2025 entre dans sa phase critique sur trois continents, avec des annonces simultanées qui dessinent une cartographie des tensions entre les exigences de recouvrement et la capacité des systèmes informatiques. En Colombie, la Direction des impôts et des douanes nationales (DIAN) a fixé la période de dépôt du 12 août au 26 octobre 2026, selon les deux derniers chiffres du numéro d’identification fiscale. L’administration attend sept millions de déclarants personnes physiques et table sur une collecte de 6,1 billions de pesos (environ 1,2 milliard d’euros). Les seuils d’assujettissement ont été actualisés : patrimoine brut supérieur à 224 millions de pesos, revenus bruts ou consommations par carte de crédit dépassant 69,7 millions de pesos, entre autres critères.

En Afrique de l’Est, l’Autorité fiscale kényane (KRA) a opposé une fin de non-recevoir aux demandes de report de la date butoir du 30 juin 2026, malgré les difficultés d’accès à la plateforme iTax signalées par de nombreux contribuables. Des captures d’écran montrant des liens brisés et des messages d’erreur ont circulé sur les réseaux sociaux, tandis que l’administration attribuait ces incidents à un afflux massif de dernière minute. La KRA a rappelé que tout retard expose à des pénalités et à des évaluations d’office, une position qui, selon des fiscalistes de Nairobi, illustre la nécessité d’une refonte d’un système vieux de onze ans plutôt que de campagnes de sensibilisation à répétition.

En Asie du Sud, l’Inde s’apprête à franchir plusieurs échéances au mois de juillet 2026. La date du 31 juillet concerne à la fois le dépôt des déclarations individuelles (formulaires ITR-1 et ITR-2) et celui des retenues à la source (TDS) pour le premier trimestre. Les contribuables qui dépassent ce délai s’exposent à une amende de 5 000 roupies (environ 55 euros) pour les revenus supérieurs à 500 000 roupies, ainsi qu’à des intérêts de retard. D’autres obligations, comme le versement trimestriel de la TDS au 7 juillet ou la transmission de déclarations spécifiques par les institutions financières au 15 juillet, rythment un calendrier dense qui reflète la complexité du système fiscal indien.

Au-delà des particularités nationales, ces trois situations révèlent une tension commune entre la volonté des États d’optimiser la collecte de l’impôt sur le revenu et la robustesse des outils numériques mis à disposition. En Colombie, la DIAN a prévu des sessions de formation en ligne et un logiciel d’aide au remplissage pour fluidifier le processus. Au Kenya, les experts appellent à une modernisation de la plateforme iTax, dont la congestion récurrente pourrait être partiellement atténuée par l’étalement des dates de dépôt introduit par la loi de finances 2026, qui distingue désormais les personnes physiques (avril) des personnes morales (juin). En Inde, le non-respect des délais entraîne non seulement des pénalités financières mais aussi la perte du droit au report des pertes sur les exercices suivants.

La prochaine étape à surveiller sera la capacité des administrations à absorber le pic de connexions dans les derniers jours précédant chaque échéance, et l’éventuelle réaction des autorités politiques si les défaillances techniques devaient se multiplier. En Colombie, le calendrier s’étire jusqu’à fin octobre, offrant une fenêtre plus large qu’au Kenya, où la date unique du 30 juin concentre toutes les tensions.

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L'administration fiscale colombienne a publié un calendrier échelonné pour les déclarations de revenus, avec des échéances allant de la mi-août à fin octobre 2026. Environ sept millions de contribuables devraient déposer, pour une collecte estimée à 6,1 billions de pesos. Le calendrier est organisé selon les deux derniers chiffres du numéro d'identification fiscale.

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L'administration fiscale kényane a rejeté les appels à prolonger le délai de déclaration, malgré les difficultés d'accès à la plateforme iTax signalées par les contribuables. La date limite reste fixée au 30 juin 2026 à minuit, avec des pénalités en cas de retard. L'autorité exhorte à déposer immédiatement pour éviter l'afflux de dernière minute.

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