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Géopolitique et Politiquedimanche 28 juin 2026

Sheikh Hasina promet de rentrer au Bangladesh cette année malgré sa condamnation à mort

Depuis son exil en Inde, l'ex-première ministre bangladaise affirme que la peine capitale prononcée contre elle est politique et promet de restaurer la démocratie, tandis que Dacca réclame son extradition.

Dans une interview exclusive accordée à la chaîne indienne NDTV, l'ancienne première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a affirmé son intention de rentrer au pays cette année, en dépit d'une condamnation à mort prononcée par contumace en novembre 2024 pour crimes contre l'humanité. Réfugiée en Inde depuis la chute de son gouvernement en août 2024, à la suite d'un soulèvement étudiant, elle n'était apparue en public qu'une seule fois depuis, lors d'un discours retransmis à New Delhi en janvier. Qualifiant le verdict de « processus illégal, anticonstitutionnel et motivé politiquement », elle a lié son retour non pas à une ambition personnelle, mais à la restauration des droits démocratiques et à l'esprit de la guerre de libération de 1971.

Depuis son exil, Sheikh Hasina et son parti, la Ligue Awami – interdit depuis par les autorités de transition – continuent de revendiquer un ancrage populaire profond. À l'occasion du 77e anniversaire du parti, le 23 juin, des rassemblements ont été tenus malgré les arrestations, un signe, selon la direction en exil, que « la Ligue Awami renaîtra par le soutien du peuple ». L'ancienne dirigeante dénonce une justice instrumentalisée pour décapiter l'opposition, une pratique qui, d'après les observateurs en Asie du Sud, s'inscrit dans un cycle de représailles politiques ayant marqué l'histoire récente du pays. Elle accuse par ailleurs le gouvernement intérimaire de Muhammad Yunus puis celui, élu, de Tarique Rahman, d'avoir favorisé une montée de l'extrémisme et une insécurité croissante pour les minorités hindoue, bouddhiste et chrétienne.

Du côté de Dacca, le gouvernement du Premier ministre Tarique Rahman, issu d'une victoire électorale écrasante en février, maintient une position de fermeté. Les autorités bangladaises réclament avec insistance l'extradition de Sheikh Hasina à l'Inde, où elle se trouve, pour qu'elle purge sa peine. Selon des sources gouvernementales indiennes, New Delhi se trouve dans une position délicate : l'hébergement de l'ex-première ministre nourrit un sentiment anti-indien au Bangladesh, alimenté par des griefs historiques liés aux tirs aux frontières et aux refoulements, mais aussi par des campagnes de désinformation relayées par certains médias indiens. La récente décision de l'Inde de rétablir les visas touristiques pour les Bangladais – suspendus depuis août 2024 –, annoncée par le nouveau haut-commissaire à Dacca, est perçue par les capitales européennes comme une mesure de confiance visant à apaiser les tensions. Pourtant, la question de l'extradition demeure une pierre d'achoppement dans les relations bilatérales.

La perspective d'un retour de Sheikh Hasina cette année reste hautement incertaine. Aucune indication concrète sur les modalités ou le calendrier n'a été fournie, et la présence continue de l'ancienne dirigeante sur le sol indien complique tout scénario de réconciliation politique. Les analystes en Europe estiment que la normalisation complète des relations indo-bangladaises passera inévitablement par un traitement judiciaire des crimes imputés à l'ancienne première ministre, que ce soit au Bangladesh ou devant une juridiction internationale. En attendant, la reprise des visas, bien que limitée à cinq centres de traitement, signale une volonté de New Delhi de maintenir un lien avec la société bangladaise, au-delà des seuls circuits politiques. Le dossier reste en suspens, rythmé par les annonces symboliques et les procédures judiciaires en cours.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 2 langues

41%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse indienne et sud-asiatiquePresse du Golfe arabe
Presse indienne et sud-asiatique
PragmatismeScepticisme

L'ancienne Première ministre Sheikh Hasina, qualifiée de fugitive par les autorités actuelles, promet de revenir au Bangladesh cette année malgré une condamnation à mort par contumace. Son engagement intervient alors que des signes de dégel apparaissent dans les relations bilatérales, avec la reprise par l'Inde des visas touristiques pour les Bangladais.

Presse du Golfe arabe
AlarmeRevanchismeVictimisation

Sheikh Hasina présente son retour planifié comme un combat pour restaurer la démocratie et protéger les minorités attaquées au Bangladesh. Ses déclarations, rapportées de Dubaï, présentent la condamnation à mort et l'interdiction de son parti comme des manœuvres politiques d'un régime illégitime.

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dimanche 28 juin 2026

Sheikh Hasina promet de rentrer au Bangladesh cette année malgré sa condamnation à mort

Depuis son exil en Inde, l'ex-première ministre bangladaise affirme que la peine capitale prononcée contre elle est politique et promet de restaurer la démocratie, tandis que Dacca réclame son extradition.

Dans une interview exclusive accordée à la chaîne indienne NDTV, l'ancienne première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a affirmé son intention de rentrer au pays cette année, en dépit d'une condamnation à mort prononcée par contumace en novembre 2024 pour crimes contre l'humanité. Réfugiée en Inde depuis la chute de son gouvernement en août 2024, à la suite d'un soulèvement étudiant, elle n'était apparue en public qu'une seule fois depuis, lors d'un discours retransmis à New Delhi en janvier. Qualifiant le verdict de « processus illégal, anticonstitutionnel et motivé politiquement », elle a lié son retour non pas à une ambition personnelle, mais à la restauration des droits démocratiques et à l'esprit de la guerre de libération de 1971.\n\nDepuis son exil, Sheikh Hasina et son parti, la Ligue Awami – interdit depuis par les autorités de transition – continuent de revendiquer un ancrage populaire profond. À l'occasion du 77e anniversaire du parti, le 23 juin, des rassemblements ont été tenus malgré les arrestations, un signe, selon la direction en exil, que « la Ligue Awami renaîtra par le soutien du peuple ». L'ancienne dirigeante dénonce une justice instrumentalisée pour décapiter l'opposition, une pratique qui, d'après les observateurs en Asie du Sud, s'inscrit dans un cycle de représailles politiques ayant marqué l'histoire récente du pays. Elle accuse par ailleurs le gouvernement intérimaire de Muhammad Yunus puis celui, élu, de Tarique Rahman, d'avoir favorisé une montée de l'extrémisme et une insécurité croissante pour les minorités hindoue, bouddhiste et chrétienne.\n\nDu côté de Dacca, le gouvernement du Premier ministre Tarique Rahman, issu d'une victoire électorale écrasante en février, maintient une position de fermeté. Les autorités bangladaises réclament avec insistance l'extradition de Sheikh Hasina à l'Inde, où elle se trouve, pour qu'elle purge sa peine. Selon des sources gouvernementales indiennes, New Delhi se trouve dans une position délicate : l'hébergement de l'ex-première ministre nourrit un sentiment anti-indien au Bangladesh, alimenté par des griefs historiques liés aux tirs aux frontières et aux refoulements, mais aussi par des campagnes de désinformation relayées par certains médias indiens. La récente décision de l'Inde de rétablir les visas touristiques pour les Bangladais – suspendus depuis août 2024 –, annoncée par le nouveau haut-commissaire à Dacca, est perçue par les capitales européennes comme une mesure de confiance visant à apaiser les tensions. Pourtant, la question de l'extradition demeure une pierre d'achoppement dans les relations bilatérales.\n\nLa perspective d'un retour de Sheikh Hasina cette année reste hautement incertaine. Aucune indication concrète sur les modalités ou le calendrier n'a été fournie, et la présence continue de l'ancienne dirigeante sur le sol indien complique tout scénario de réconciliation politique. Les analystes en Europe estiment que la normalisation complète des relations indo-bangladaises passera inévitablement par un traitement judiciaire des crimes imputés à l'ancienne première ministre, que ce soit au Bangladesh ou devant une juridiction internationale. En attendant, la reprise des visas, bien que limitée à cinq centres de traitement, signale une volonté de New Delhi de maintenir un lien avec la société bangladaise, au-delà des seuls circuits politiques. Le dossier reste en suspens, rythmé par les annonces symboliques et les procédures judiciaires en cours.

Divergence des sources

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41%Moyenne

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TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse indienne et sud-asiatiquePresse du Golfe arabe
Presse indienne et sud-asiatique
PragmatismeScepticisme

L'ancienne Première ministre Sheikh Hasina, qualifiée de fugitive par les autorités actuelles, promet de revenir au Bangladesh cette année malgré une condamnation à mort par contumace. Son engagement intervient alors que des signes de dégel apparaissent dans les relations bilatérales, avec la reprise par l'Inde des visas touristiques pour les Bangladais.

Presse du Golfe arabe
AlarmeRevanchismeVictimisation

Sheikh Hasina présente son retour planifié comme un combat pour restaurer la démocratie et protéger les minorités attaquées au Bangladesh. Ses déclarations, rapportées de Dubaï, présentent la condamnation à mort et l'interdiction de son parti comme des manœuvres politiques d'un régime illégitime.

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