
Nouveau foyer de norovirus sur un paquebot, troisième alerte pour Princess Cruises en 2026
Cent vingt-cinq personnes ont été contaminées à bord du Ruby Princess, tandis que l’OMS déclare la fin de l’épidémie de hantavirus sur un autre navire et que l’Europe surveille une salmonellose liée à des nouilles instantanées.
Un foyer de norovirus a touché 125 passagers et membres d’équipage du Ruby Princess, navire de la compagnie Princess Cruises qui effectuait une liaison entre San Francisco, le Canada et l’Alaska. Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), 102 des 3 032 passagers et 23 des 1 144 employés ont présenté des symptômes de gastro-entérite aiguë – vomissements, diarrhée, crampes abdominales –, franchissant le seuil de 3 % de personnes malades qui déclenche le signalement obligatoire. Il s’agit du troisième épisode recensé cette année sur des navires de cette compagnie, après ceux de la Star Princess en mars (193 cas) et de la Caribbean Princess en mai (160 cas), et du septième foyer de maladie gastro-intestinale sur des paquebots de croisière depuis janvier 2026, d’après les relevés du Vessel Sanitation Program.
Le norovirus, extrêmement contagieux, se transmet par contact direct, ingestion d’aliments ou d’eau contaminés, ou par des surfaces infectées, et persiste dans les environnements confinés. La réponse de l’armateur a consisté à isoler les personnes symptomatiques, à renforcer les protocoles de nettoyage et de désinfection, et à prélever des échantillons pour analyse. La compagnie a indiqué que le navire serait intégralement désinfecté avant son prochain départ, intervenu le jour même de son retour à San Francisco pour une nouvelle croisière de dix jours.
Ce foyer s’inscrit dans un contexte plus large de surveillance des épidémies en milieux clos et dans la chaîne alimentaire. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé la fin de l’alerte au hantavirus sur le MV Hondius, parti d’Ushuaia en avril, après que la dernière personne placée en quarantaine a été testée négative. Treize cas, dont trois décès, avaient été liés à ce navire, et plus de 650 contacts avaient été suivis dans 33 pays. Parallèlement, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) surveillent une épidémie de salmonellose à Salmonella Stanley ayant déjà causé 106 cas et 49 hospitalisations dans 14 pays européens, principalement chez des enfants et de jeunes adultes. La source probable identifiée est un lot de nouilles instantanées aromatisées au poulet produites en Ukraine, dont des emballages se trouveraient encore dans les foyers.
La répétition des foyers sur les navires de Princess Cruises, sous surveillance renforcée des autorités sanitaires américaines, illustre la difficulté de contenir des pathogènes à transmission rapide dans des espaces partagés, malgré des protocoles de désinfection stricts. Les prochaines étapes incluent l’analyse des échantillons prélevés à bord du Ruby Princess pour confirmer la souche virale, et la poursuite des investigations épidémiologiques européennes sur les circuits de distribution des nouilles contaminées.
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A norovirus outbreak infected over 100 people on the Ruby Princess cruise ship, which returned to San Francisco after a 20-day voyage. The CDC confirmed the cases, raising health alerts.
Over 120 passengers and crew on the Ruby Princess suffered vomiting and diarrhea from norovirus. The ship, cruising between Alaska and Canada, triggered alarm among travelers.
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