
Maroc-Pays-Bas : une qualification en huitièmes et des scènes contrastées entre liesse et heurts
La victoire marocaine aux tirs au but contre les Pays-Bas a déclenché des célébrations à Casablanca et des affrontements avec la police à La Haye, où vit une importante diaspora.
Le stade de Monterrey, au Mexique, a été le théâtre d’un dénouement cruel pour les Pays-Bas, éliminés dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 par le Maroc. Après un match nul 1-1 à l’issue du temps réglementaire et de la prolongation, la séance de tirs au but a tourné à l’avantage des Lions de l’Atlas (3-2), le tir décisif étant transformé par Ismael Saibari, attaquant du PSV Eindhoven. Cette sortie précoce constitue la pire performance néerlandaise en phase finale de Coupe du monde, tandis que le Maroc affrontera le Canada, pays coorganisateur, en huitièmes de finale.
La qualification a immédiatement trouvé un écho puissant en Europe, en particulier aux Pays-Bas où réside une importante communauté d’origine marocaine. Dans le quartier de Schilderswijk à La Haye, les célébrations spontanées – drapeaux, klaxons, pétards – ont rassemblé plusieurs centaines de personnes. Selon les dépêches de l’AFP reprises par de nombreux médias, l’ambiance a basculé après environ une heure lorsque la police antiémeute est intervenue, faisant usage de canons à eau et de charges à la matraque pour disperser la foule. Les forces de l’ordre néerlandaises ont fait état de tirs de « feux d’artifice de forte puissance » et de jets de pierres, et ont procédé à une dizaine d’interpellations pour violences sur la voie publique. Des journalistes sur place ont constaté que de nombreux participants portaient des cagoules et refusaient de s’exprimer.
À plus de deux mille kilomètres de là, Casablanca a vécu une nuit d’allégresse. Dans les cafés bondés, le silence tendu de la séance de tirs au but a cédé la place à une explosion de joie au moment du penalty victorieux. Feux d’artifice, drapeaux marocains, concerts de klaxons et chants ont animé les grandes artères de la métropole économique jusqu’à l’aube, malgré le jour ouvré. Les supporters scandaient « Canada, on arrive », en référence au prochain adversaire, que le Maroc avait déjà battu 2-1 lors de la phase de groupes du Mondial 2022.
Le capitaine Achraf Hakimi a tenu à répondre aux observateurs qui, dans la presse européenne, qualifiaient le parcours marocain au Qatar de « coup de chance ». « Beaucoup de gens pensaient que ce qui s’était passé au Qatar n’était qu’un coup de chance. Mais nous sommes restés concentrés, et le travail finit toujours par payer », a-t-il déclaré au diffuseur officiel, soulignant la préparation mentale et physique de son équipe. Cette déclaration fait écho à un sentiment largement partagé dans les médias marocains et africains, où l’on voit dans cette victoire la confirmation d’une progression structurelle du football national.
Le Maroc retrouvera donc le Canada samedi en huitièmes de finale, avec l’ambition affichée de rééditer, voire de dépasser, l’exploit de 2022 qui avait vu la sélection devenir la première équipe africaine à atteindre le dernier carré d’un Mondial. Pour les Pays-Bas, cette élimination précoce ouvre une période de remise en question, alors que la sélection néerlandaise n’avait plus quitté un tournoi mondial aussi tôt depuis des décennies.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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La victoire du Maroc contre les Pays-Bas a été assombrie par de violents affrontements à La Haye, où des supporters d'origine marocaine ont affronté la police anti-émeute. Les autorités ont exprimé leur inquiétude pour la sécurité publique, et ces incidents relancent le débat sur l'intégration et la sécurité lors des grands événements sportifs.
La victoire historique du Maroc aux tirs au but contre les Pays-Bas a déclenché des scènes de liesse à travers l'Afrique et sa diaspora. Les Lions de l'Atlas ont été salués comme une fierté continentale, les célébrations à Casablanca et à La Haye éclipsant les incidents isolés de tension.
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