
Le Maroc élimine les Pays-Bas aux tirs au but et rejoint le Canada en huitièmes
Grâce à un arrêt décisif de Yassine Bounou, les Lions de l’Atlas ont renversé les Néerlandais à Monterrey et poursuivent leur rêve mondial.
C’est sur une frappe puissante d’Ismael Saibari que le Maroc a scellé son destin, éliminant les Pays-Bas au terme d’une séance de tirs au but irrespirable (3-2) en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Le stade de Monterrey, au Mexique, a vu les Néerlandais céder après avoir pourtant tenu la victoire au bout du temps réglementaire. Un but de Cody Gakpo à la 72e minute, inscrit dans un contexte personnel douloureux pour l’attaquant de Liverpool, semblait devoir qualifier les Oranje. Mais dans la première minute des arrêts de jeu, le défenseur Issa Diop a surgi pour placer une tête imparable et arracher la prolongation.
La physionomie du match a contredit les attentes. Selon les analyses relayées dans la presse marocaine, les Néerlandais ont adopté un bloc bas inhabituel, une marque de respect que l’entraîneur Mohamed Ouahbi a interprétée comme un aveu de la supériorité technique de son équipe. Le Maroc a en effet dominé la possession et s’est créé les occasions les plus franches, à l’image d’une frappe d’Achraf Hakimi repoussée par la barre transversale. La prolongation a offert une chance en or à Soufiane Rahimi, seul face au gardien Bart Verbruggen, mais ce dernier a réalisé un arrêt réflexe exceptionnel du genou, maintenant le suspense jusqu’à l’épreuve des penalties.
La loterie des tirs au but a confirmé une tendance lourde. Le Maroc, qui avait déjà éliminé l’Espagne de la même manière en 2022, s’appuie sur un Yassine Bounou redevenu héroïque. Son arrêt sur la tentative de Crysencio Summerville a effacé les échecs marocains précédents de Neil El Aynaoui et d’Hakimi. Pour les Pays-Bas, cette quatrième défaite en séance de penalties dans l’histoire du tournoi – un triste record partagé avec l’Espagne – ravive le spectre d’une génération maudite dans l’exercice, après les échecs de 1998, 2014 et 2022. L’élimination précoce des Néerlandais, habitués aux quarts de finale, contraste avec la résilience d’une équipe marocaine qui, selon son sélectionneur, « a gagné le respect de tout le monde ».
Au-delà du résultat sportif, ce succès résonne dans l’ensemble du monde arabe et africain. La presse anglophone et francophone souligne que le Maroc devient la troisième nation africaine à enchaîner deux huitièmes de finale consécutifs, après le Nigeria et le Ghana. Le match, disputé à deux heures du matin au Maroc, a tenu éveillés des millions de supporters, une ferveur que Ouahbi a présentée comme un moteur pour ses joueurs. Dans les commentaires recueillis, l’entraîneur a insisté sur la maturité tactique de son groupe, capable de « contrôler le match » sans le transformer en bataille chaotique.
Le parcours marocain se poursuivra le 4 juillet à Houston face au Canada, pays coorganisateur et adversaire que les Lions de l’Atlas avaient battu 2-1 en phase de groupes en 2022. Cette confrontation ravive des liens francophones transatlantiques et place le Maroc devant une opportunité historique de confirmer son statut de prétendant sérieux, tandis que l’Allemagne, autre grande nation éliminée aux tirs au but par le Paraguay, quitte prématurément le tournoi pour la troisième fois consécutive.
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Les Pays-Bas ont subi leur élimination la plus précoce en Coupe du monde après une défaite aux tirs au but contre le Maroc. Un avantage tardif a été annulé dans le temps additionnel, et les faiblesses habituelles lors des penalties ont refait surface, soulevant la question de savoir combien de fois les Oranje ont désormais perdu aux tirs au but dans le tournoi. Ce résultat ajoute un nouveau chapitre à la longue histoire de désillusions néerlandaises à onze mètres.
Le Maroc a triomphé des Pays-Bas aux tirs au but pour se qualifier en huitièmes de finale, grâce à l'arrêt décisif du gardien Yassine Bounou. L'entraîneur Mohamed Ouahbi a déclaré que cette victoire avait valu à l'équipe un respect nouveau sur la scène mondiale et a attribué le mérite aux millions de supporters restés au pays pour avoir inspiré les joueurs. Les Lions de l'Atlas affrontent désormais le Canada, portant les espoirs de tout un continent.
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