Se connecter
Édition de 10:00 CETdimanche 5 juillet 2026
311 sources · 17 langues496 briefings aujourd'hui
Économie & Marchésmercredi 1 juillet 2026

Warsh à Sintra : la Fed affirme son indépendance et sa détermination à juguler l’inflation

Le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a réaffirmé l’objectif de stabilité des prix et refusé toute orientation prospective, tout en signalant une baisse des risques inflationnistes.

Lors du forum annuel de la Banque centrale européenne à Sintra, le nouveau président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a marqué une rupture nette avec les pratiques de ses prédécesseurs. Tout en constatant que les risques d’inflation ont diminué ces dernières semaines – un recul attribué en partie à la baisse des prix de l’énergie après la signature d’un mémorandum entre les États-Unis et l’Iran –, il a réaffirmé avec force l’objectif d’une inflation à 2 %. « Si quelqu’un pensait que cette banque centrale se satisferait d’une inflation supérieure à 2 %, il sera déçu », a-t-il déclaré, tout en refusant de livrer la moindre indication sur les décisions à venir. Les marchés ont immédiatement interprété ce ton restrictif comme le signal d’une probable hausse des taux dès septembre, une perspective renforcée par la publication d’indicateurs manufacturiers solides aux États-Unis.

Ce positionnement s’inscrit dans une remise en cause plus large du cadre de politique monétaire hérité des ères Bernanke, Yellen et Powell. M. Warsh, qui a pris ses fonctions en mai, estime que la Fed a été trop tolérante vis-à-vis de l’inflation, trop dépendante de la forward guidance et d’un bilan pléthorique. Il a annoncé la création de cinq groupes de travail chargés de repenser la stratégie d’inflation, la communication institutionnelle et l’usage du bilan, tout en laissant entendre que le graphique de projections de taux (dot plot) pourrait être maintenu « au moins à court terme ». Cette volonté de transformation se heurte toutefois à des résistances internes : le comité de politique monétaire apparaît divisé, neuf de ses membres anticipant jusqu’à trois hausses de taux d’ici fin 2026, tandis que huit n’en prévoient aucune et qu’un seul envisage une baisse.

Le nouveau président a également tenu à souligner l’indépendance de l’institution face aux pressions répétées de Donald Trump en faveur d’une baisse des taux. Cette affirmation intervient deux jours après que la Cour suprême a bloqué le limogeage de la gouverneure Lisa Cook par l’ancien président. Sur la scène internationale, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a jugé que les risques d’inflation et de croissance étaient désormais « plus équilibrés » qu’il y a quelques semaines, tandis que les banques centrales britannique et canadienne se montrent plus prudentes en raison de la faiblesse de leurs économies. Quant à l’intelligence artificielle, M. Warsh a estimé que les États-Unis étaient « probablement un grand gagnant à moyen terme », tout en refusant de se prononcer sur son caractère inflationniste, se bornant à indiquer que la Fed surveillait ces développements.

La prochaine réunion de la Fed, les 28 et 29 juillet, s’annonce comme un moment clé. M. Warsh a promis une « bonne dispute de famille » à huis clos, fidèle à sa règle de ne rien dévoiler à l’avance. Les investisseurs, qui attribuent désormais une probabilité de 70 % à un resserrement en septembre, attendent de voir si la banque centrale américaine traduira dans les faits ce virage stratégique.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 2 langues

0%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse d'Asie du Sud-Est
Presse latino-américaine/ Marché
PragmatismeDétachement

Warsh's comments soften speculation of a rate hike, boosting gold. The market reacts positively to the promise of price stability.

Presse d'Asie du Sud-Est
PragmatismeDétachementScepticisme

The dollar weakens as expectations of a Fed rate hike in October firm up. US payrolls data will be crucial to confirm or challenge market bets.

Élargis ton regard

Lire plus
Dernières
Juin 2026 : 438 morts sur les routes au Bangladesh, embellie ailleurs·Ajustements des aides sociales : la Russie, l’Iran et le Bangladesh face à l’inflation·Derby ibérique et choc américain : les huitièmes de finale au révélateur des rivalités·Quand le pape américain fête le 4 juillet sur une île de migrants·Le super typhon Bavi menace les territoires américains du Pacifique·RDC : un essai clinique contre le virus Ebola Bundibugyo ranime l’espoir face à une épidémie persistante·Maroc-France, un quart de finale au parfum de revanche après des huitièmes sous haute tension·JD Vance juge la politique britannique « brisée » et réclame un sursaut structurel·Juin 2026 : 438 morts sur les routes au Bangladesh, embellie ailleurs·Ajustements des aides sociales : la Russie, l’Iran et le Bangladesh face à l’inflation·Derby ibérique et choc américain : les huitièmes de finale au révélateur des rivalités·Quand le pape américain fête le 4 juillet sur une île de migrants·Le super typhon Bavi menace les territoires américains du Pacifique·RDC : un essai clinique contre le virus Ebola Bundibugyo ranime l’espoir face à une épidémie persistante·Maroc-France, un quart de finale au parfum de revanche après des huitièmes sous haute tension·JD Vance juge la politique britannique « brisée » et réclame un sursaut structurel·
Màj 23:242 langues · 4 sources
PrécédentÉconomie & MarchésSuivant
4 sources|2 langues|3 min de lecture
mercredi 1 juillet 2026

Warsh à Sintra : la Fed affirme son indépendance et sa détermination à juguler l’inflation

Le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a réaffirmé l’objectif de stabilité des prix et refusé toute orientation prospective, tout en signalant une baisse des risques inflationnistes.

Lors du forum annuel de la Banque centrale européenne à Sintra, le nouveau président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a marqué une rupture nette avec les pratiques de ses prédécesseurs. Tout en constatant que les risques d’inflation ont diminué ces dernières semaines – un recul attribué en partie à la baisse des prix de l’énergie après la signature d’un mémorandum entre les États-Unis et l’Iran –, il a réaffirmé avec force l’objectif d’une inflation à 2 %. « Si quelqu’un pensait que cette banque centrale se satisferait d’une inflation supérieure à 2 %, il sera déçu », a-t-il déclaré, tout en refusant de livrer la moindre indication sur les décisions à venir. Les marchés ont immédiatement interprété ce ton restrictif comme le signal d’une probable hausse des taux dès septembre, une perspective renforcée par la publication d’indicateurs manufacturiers solides aux États-Unis.

Ce positionnement s’inscrit dans une remise en cause plus large du cadre de politique monétaire hérité des ères Bernanke, Yellen et Powell. M. Warsh, qui a pris ses fonctions en mai, estime que la Fed a été trop tolérante vis-à-vis de l’inflation, trop dépendante de la forward guidance et d’un bilan pléthorique. Il a annoncé la création de cinq groupes de travail chargés de repenser la stratégie d’inflation, la communication institutionnelle et l’usage du bilan, tout en laissant entendre que le graphique de projections de taux (dot plot) pourrait être maintenu « au moins à court terme ». Cette volonté de transformation se heurte toutefois à des résistances internes : le comité de politique monétaire apparaît divisé, neuf de ses membres anticipant jusqu’à trois hausses de taux d’ici fin 2026, tandis que huit n’en prévoient aucune et qu’un seul envisage une baisse.

Le nouveau président a également tenu à souligner l’indépendance de l’institution face aux pressions répétées de Donald Trump en faveur d’une baisse des taux. Cette affirmation intervient deux jours après que la Cour suprême a bloqué le limogeage de la gouverneure Lisa Cook par l’ancien président. Sur la scène internationale, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a jugé que les risques d’inflation et de croissance étaient désormais « plus équilibrés » qu’il y a quelques semaines, tandis que les banques centrales britannique et canadienne se montrent plus prudentes en raison de la faiblesse de leurs économies. Quant à l’intelligence artificielle, M. Warsh a estimé que les États-Unis étaient « probablement un grand gagnant à moyen terme », tout en refusant de se prononcer sur son caractère inflationniste, se bornant à indiquer que la Fed surveillait ces développements.

La prochaine réunion de la Fed, les 28 et 29 juillet, s’annonce comme un moment clé. M. Warsh a promis une « bonne dispute de famille » à huis clos, fidèle à sa règle de ne rien dévoiler à l’avance. Les investisseurs, qui attribuent désormais une probabilité de 70 % à un resserrement en septembre, attendent de voir si la banque centrale américaine traduira dans les faits ce virage stratégique.

Divergence des sources

Économie & Marchés · 4 sources · 2 langues

0%Faible

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Neutre100%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 2 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse d'Asie du Sud-Est
Presse latino-américaine/ Marché
PragmatismeDétachement

Warsh's comments soften speculation of a rate hike, boosting gold. The market reacts positively to the promise of price stability.

Presse d'Asie du Sud-Est
PragmatismeDétachementScepticisme

The dollar weakens as expectations of a Fed rate hike in October firm up. US payrolls data will be crucial to confirm or challenge market bets.

Cette actualité est parue dans

4 sources · 2 langues

Élargis ton regard

Depuis Geopolitics & Politics

Les funérailles d’Ali Khamenei, démonstration de force d’un Iran sous tension

10 langues · 49 sources

Depuis Technology

Course à l’IA : la régulation à la traîne, entre souverainetés étatiques et atrophie cognitive

7 langues · 8 sources

Depuis Science & Health

Stress et sédentarité : pourquoi l’exercice régulier change la donne pour le cœur et l’intestin

5 langues · 11 sources

Lire plus