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Sciences & Santédimanche 5 juillet 2026

RDC : un essai clinique contre le virus Ebola Bundibugyo ranime l’espoir face à une épidémie persistante

Alors que le nombre de décès approche les 500 et que la défiance communautaire entrave la riposte, un traitement expérimental est testé à Bunia, avec le soutien de l’OMS et d’institutions européennes.

Le 2 juillet, l’Organisation mondiale de la santé a annoncé l’inclusion d’un premier patient dans un essai clinique évaluant deux traitements contre le virus Ebola de souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo depuis la mi-mai. Ce lancement intervient alors que le bilan ne cesse de s’alourdir : selon les autorités congolaises, plus de 1 500 cas ont été confirmés et le nombre de morts dépasse désormais 490, avec des semaines de transmission communautaire record.

L’essai, mené à l’hôpital évangélique de Bunia, dans la province de l’Ituri, compare l’antiviral remdesivir, le traitement expérimental par anticorps MBP134, ou une combinaison des deux. La survie des patients sera suivie pendant 28 jours. Porté par un consortium international réunissant l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) congolais, l’université d’Oxford, l’Institut de médecine tropicale d’Anvers et d’autres partenaires, ce protocole prévoit une seconde phase destinée aux soignants et aux contacts à haut risque, une fois les résultats préliminaires analysés. La durée totale de l’étude pourrait s’étendre sur trois à six mois.

L’initiative se heurte toutefois à une défiance notable d’une partie de la population, comme en témoignent les réticences de certains habitants de Bunia, qui réclament que les élus soient les premiers à tester ces molécules. Cette méfiance s’ajoute aux obstacles structurels qui minent la riposte : centres de traitement saturés, retards de diagnostic, insécurité limitant l’accès aux zones contaminées. Près de trois quarts des décès surviennent hors des structures de soins, selon l’Institut national de santé publique congolais.

Face à la menace de propagation régionale, le Kenya a renforcé les contrôles sanitaires au poste-frontière de Malaba, où transitent quotidiennement jusqu’à 2 000 voyageurs. Les autorités sanitaires kényanes, en coordination avec l’Institut de recherche médicale du Kenya (KEMRI), ont déployé des tentes, des masques et des thermomètres infrarouges, et n’ont enregistré qu’un seul cas suspect depuis le début du dispositif. Pendant ce temps, en France, le médecin humanitaire infecté en RDC et rapatrié asymptomatique fin juin a été déclaré guéri et a quitté l’hôpital – un premier cas d’Ebola soigné sur le sol français, qui n’a pas entraîné de contamination secondaire.

L’évolution de l’essai clinique à Bunia constituera le prochain jalon décisif. Les données de survie à 28 jours pour les premiers patients inclus fourniront une indication sur l’efficacité des traitements, tandis que l’OMS et les autorités congolaises s’emploient à renforcer la confiance communautaire pour freiner la transmission.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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The outbreak in Congo is a dual story: experimental treatments bring hope for the first time, but the crisis also reveals the deep fragility of the country's health system. The discourse alternates between cautious optimism about the clinical trials and a systemic critique of decades of underinvestment.

Presse chinoise/ État
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As the Ebola outbreak continues to claim lives, the launch of experimental treatments offers a glimmer of hope. The narrative focuses on the collective mourning of the people and the international collaboration that makes the trials possible.

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dimanche 5 juillet 2026

RDC : un essai clinique contre le virus Ebola Bundibugyo ranime l’espoir face à une épidémie persistante

Alors que le nombre de décès approche les 500 et que la défiance communautaire entrave la riposte, un traitement expérimental est testé à Bunia, avec le soutien de l’OMS et d’institutions européennes.

Le 2 juillet, l’Organisation mondiale de la santé a annoncé l’inclusion d’un premier patient dans un essai clinique évaluant deux traitements contre le virus Ebola de souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo depuis la mi-mai. Ce lancement intervient alors que le bilan ne cesse de s’alourdir : selon les autorités congolaises, plus de 1 500 cas ont été confirmés et le nombre de morts dépasse désormais 490, avec des semaines de transmission communautaire record.

L’essai, mené à l’hôpital évangélique de Bunia, dans la province de l’Ituri, compare l’antiviral remdesivir, le traitement expérimental par anticorps MBP134, ou une combinaison des deux. La survie des patients sera suivie pendant 28 jours. Porté par un consortium international réunissant l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) congolais, l’université d’Oxford, l’Institut de médecine tropicale d’Anvers et d’autres partenaires, ce protocole prévoit une seconde phase destinée aux soignants et aux contacts à haut risque, une fois les résultats préliminaires analysés. La durée totale de l’étude pourrait s’étendre sur trois à six mois.

L’initiative se heurte toutefois à une défiance notable d’une partie de la population, comme en témoignent les réticences de certains habitants de Bunia, qui réclament que les élus soient les premiers à tester ces molécules. Cette méfiance s’ajoute aux obstacles structurels qui minent la riposte : centres de traitement saturés, retards de diagnostic, insécurité limitant l’accès aux zones contaminées. Près de trois quarts des décès surviennent hors des structures de soins, selon l’Institut national de santé publique congolais.

Face à la menace de propagation régionale, le Kenya a renforcé les contrôles sanitaires au poste-frontière de Malaba, où transitent quotidiennement jusqu’à 2 000 voyageurs. Les autorités sanitaires kényanes, en coordination avec l’Institut de recherche médicale du Kenya (KEMRI), ont déployé des tentes, des masques et des thermomètres infrarouges, et n’ont enregistré qu’un seul cas suspect depuis le début du dispositif. Pendant ce temps, en France, le médecin humanitaire infecté en RDC et rapatrié asymptomatique fin juin a été déclaré guéri et a quitté l’hôpital – un premier cas d’Ebola soigné sur le sol français, qui n’a pas entraîné de contamination secondaire.

L’évolution de l’essai clinique à Bunia constituera le prochain jalon décisif. Les données de survie à 28 jours pour les premiers patients inclus fourniront une indication sur l’efficacité des traitements, tandis que l’OMS et les autorités congolaises s’emploient à renforcer la confiance communautaire pour freiner la transmission.

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The outbreak in Congo is a dual story: experimental treatments bring hope for the first time, but the crisis also reveals the deep fragility of the country's health system. The discourse alternates between cautious optimism about the clinical trials and a systemic critique of decades of underinvestment.

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As the Ebola outbreak continues to claim lives, the launch of experimental treatments offers a glimmer of hope. The narrative focuses on the collective mourning of the people and the international collaboration that makes the trials possible.

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