
À Rikers Island, le cœur de Harvey Weinstein flanche à nouveau
Hospitalisé d’urgence pour une insuffisance cardiaque et une pneumonie, l’ancien magnat hollywoodien purge ses peines dans l’isolement et la crainte de mourir derrière les barreaux.
C’était en mars dernier, dans une interview accordée au Hollywood Reporter depuis la prison de Rikers Island. Harvey Weinstein racontait avoir été frappé au visage par un codétenu alors qu’il attendait pour téléphoner. « Je suis tombé par terre, en sang de partout », confiait l’ex-producteur, décrivant un univers où « on ne peut pas être une balance. C’est la loi de la jungle. »
Deux semaines avant son hospitalisation, selon des sources citées par le site américain TMZ, Weinstein a été victime d’une insuffisance cardiaque liée à une pneumonie. Transporté depuis Rikers vers l’unité pénitentiaire de l’hôpital Bellevue à Manhattan, il y reçoit des antibiotiques par intraveineuse et reste sous monitoring cardiaque. Son état, bien qu’en amélioration, demeure précaire.
La dégradation physique de Weinstein accompagne la chute vertigineuse de celui qui fut l’un des hommes les plus puissants d’Hollywood. Condamné en 2020 à 23 ans de prison pour crimes sexuels, peine annulée puis partiellement rétablie, il purge également 16 ans pour un viol en Californie. Atteint d’une leucémie myéloïde chronique, opéré du cœur, il incarne désormais la figure déchue d’un système que le mouvement #MeToo a contribué à ébranler. La presse latino-américaine, comme le portail argentin TN, rappelle ses déclarations angoissées : « Quoi que l’on pense que j’ai fait de mal, je n’ai pas été condamné à mort. Je ne veux pas mourir ici. »
Au-delà des frontières américaines, la nouvelle de son hospitalisation a été relayée par des médias du monde entier, de l’agence italienne AGI au quotidien russe Kommersant, en passant par les chaînes argentines C5N et espagnoles El Universal. Chacun y lit le crépuscule d’un homme qui, selon ses avocats, subit des conditions de détention « déplorables et inhumaines » à Rikers, un établissement new-yorkais tristement réputé. En France, où l’affaire Weinstein avait ravivé les débats sur les violences sexuelles dans le cinéma, son sort suscite moins de compassion qu’une forme de sidération face à la persistance de sa chute.
Dans l’unité hospitalière de Bellevue, relié à des moniteurs, Weinstein reste suspendu à ces appels téléphoniques avec ses enfants, qu’il décrit comme son seul « moyen de subsistance ». Une image qui contraste avec les tapis rouges d’antan, et qui laisse entrevoir la solitude absolue d’un homme dont le nom est devenu synonyme de disgrâce.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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The Harvey Weinstein story is framed as an ongoing legal case, focusing on procedural and judicial aspects. The tone is measured, acknowledging the severity of the crimes without emotional emphasis, and highlighting the penal and health consequences.
The Weinstein case is presented as an example of Western decadence and hypocrisy, where the judicial system is used to settle personal or political scores. It hints that the treatment of Weinstein is disproportionate and that his health is being weaponized.
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