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Économie & Marchésmercredi 1 juillet 2026

L’or chute sous les 4 000 dollars, plombé par les anticipations de hausse des taux américains

Le métal précieux a touché son plus bas niveau depuis novembre, pénalisé par le raffermissement du dollar et les perspectives de resserrement monétaire de la Fed, tandis que la demande asiatique pourrait limiter la baisse.

Le prix de l’once d’or est passé sous la barre des 4 000 dollars pour la première fois depuis novembre, après avoir cédé 2 % en deux séances et perdu 14 % sur le deuxième trimestre, sa pire performance trimestrielle depuis 2013. Le repli ramène le métal à 3 979 dollars l’once au 1er juillet, contre un record de 5 405 dollars fin janvier, soit une baisse de plus de 25 % depuis le sommet. À Dubaï, le gramme d’or 24 carats est tombé à 481,50 dirhams, son plus bas niveau en près d’un mois, tandis que la moyenne mobile à 200 jours est passée sous celle à 50 jours, formant un « croisement de la mort » que certains investisseurs interprètent comme un signal baissier de long terme.

La pression vendeuse est alimentée par le durcissement des anticipations de politique monétaire américaine. La présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, a déclaré ne pas voir de signes que les taux freinent l’économie et s’est dite prête à soutenir de nouvelles hausses si l’inflation ne reflue pas. Les marchés évaluent désormais à 67 % la probabilité d’un relèvement en septembre, selon l’outil FedWatch du CME. Les rendements des obligations du Trésor à 10 ans se sont raffermis et le dollar s’est apprécié, rendant l’or plus coûteux pour les détenteurs d’autres devises. Parallèlement, l’absence d’accord de paix durable entre les États-Unis et l’Iran entretient les craintes inflationnistes liées aux prix du pétrole, sans pour autant déclencher de ruée vers l’or, car le conflit a aussi accru les besoins de liquidités dans les pays du Golfe et en Inde, freinant les achats de métal.

Dans ce contexte, le Conseil mondial de l’or (CMO) estime que le métal pourrait évoluer dans une fourchette de ±5 % autour de 4 100 dollars l’once d’ici la fin de l’année si les conditions actuelles persistent – soit au moins une hausse de taux de la Fed d’ici octobre, un resserrement parallèle de la Banque d’Angleterre, de la Banque du Japon et de la Banque centrale européenne, et un pic d’inflation américaine proche de 3,9 % au deuxième trimestre. Un retour au-dessus de 4 500 dollars nécessiterait des signaux forts de décélération mondiale, tandis qu’une cassure durable sous les 4 000 dollars pourrait déclencher de nouvelles ventes. Le CMO souligne toutefois qu’une baisse de plus de 10 % attirerait une demande structurelle d’acheteurs de long terme, notamment en Asie.

Les séances de cotation asiatiques ont en effet joué un rôle moteur dans les rebonds du premier semestre, les investisseurs chinois, indiens et japonais soutenant les cours par des achats d’ETF et des réserves officielles. La Chine continue d’accumuler de l’or pour renforcer la crédibilité du yuan face au dollar, tandis que la bijouterie et l’industrie, qui s’étaient tenues à l’écart aux niveaux records, pourraient revenir à l’achat. Les prochaines étapes clés sont la publication des données sur l’emploi américain et l’intervention du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, au symposium de la BCE à Sintra, qui pourraient préciser la trajectoire des taux et orienter la volatilité à court terme.

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Presse arabe Levant-MaghrebPresse européenne continentale
Presse arabe Levant-Maghreb
AlarmeUrgence

La baisse du prix de l'or est liée à l'évanouissement des espoirs d'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran et aux anticipations de resserrement de la Fed. Le spectre d'un conflit plus large, Trump ayant été informé des options de guerre, alimente la nervosité des marchés et les craintes d'inflation, éloignant les investisseurs de l'or. La région observe avec inquiétude alors que les tensions géopolitiques et la politique monétaire américaine se combinent pour déprimer le métal.

Presse européenne continentale/ DACH+
ScepticismeIronie

La course à l'or est terminée pour l'instant, comme une fête qui laisse place à la gueule de bois. Après avoir atteint des records au-dessus de 5400 dollars en janvier, le prix s'est effondré sous les 4000, laissant les investisseurs désabusés. Pourtant, certains voient des raisons de poursuivre le boom, misant sur la demande asiatique, notamment chinoise, qui pourrait déplacer le centre de gravité du marché.

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mercredi 1 juillet 2026

L’or chute sous les 4 000 dollars, plombé par les anticipations de hausse des taux américains

Le métal précieux a touché son plus bas niveau depuis novembre, pénalisé par le raffermissement du dollar et les perspectives de resserrement monétaire de la Fed, tandis que la demande asiatique pourrait limiter la baisse.

Le prix de l’once d’or est passé sous la barre des 4 000 dollars pour la première fois depuis novembre, après avoir cédé 2 % en deux séances et perdu 14 % sur le deuxième trimestre, sa pire performance trimestrielle depuis 2013. Le repli ramène le métal à 3 979 dollars l’once au 1er juillet, contre un record de 5 405 dollars fin janvier, soit une baisse de plus de 25 % depuis le sommet. À Dubaï, le gramme d’or 24 carats est tombé à 481,50 dirhams, son plus bas niveau en près d’un mois, tandis que la moyenne mobile à 200 jours est passée sous celle à 50 jours, formant un « croisement de la mort » que certains investisseurs interprètent comme un signal baissier de long terme.

La pression vendeuse est alimentée par le durcissement des anticipations de politique monétaire américaine. La présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, a déclaré ne pas voir de signes que les taux freinent l’économie et s’est dite prête à soutenir de nouvelles hausses si l’inflation ne reflue pas. Les marchés évaluent désormais à 67 % la probabilité d’un relèvement en septembre, selon l’outil FedWatch du CME. Les rendements des obligations du Trésor à 10 ans se sont raffermis et le dollar s’est apprécié, rendant l’or plus coûteux pour les détenteurs d’autres devises. Parallèlement, l’absence d’accord de paix durable entre les États-Unis et l’Iran entretient les craintes inflationnistes liées aux prix du pétrole, sans pour autant déclencher de ruée vers l’or, car le conflit a aussi accru les besoins de liquidités dans les pays du Golfe et en Inde, freinant les achats de métal.

Dans ce contexte, le Conseil mondial de l’or (CMO) estime que le métal pourrait évoluer dans une fourchette de ±5 % autour de 4 100 dollars l’once d’ici la fin de l’année si les conditions actuelles persistent – soit au moins une hausse de taux de la Fed d’ici octobre, un resserrement parallèle de la Banque d’Angleterre, de la Banque du Japon et de la Banque centrale européenne, et un pic d’inflation américaine proche de 3,9 % au deuxième trimestre. Un retour au-dessus de 4 500 dollars nécessiterait des signaux forts de décélération mondiale, tandis qu’une cassure durable sous les 4 000 dollars pourrait déclencher de nouvelles ventes. Le CMO souligne toutefois qu’une baisse de plus de 10 % attirerait une demande structurelle d’acheteurs de long terme, notamment en Asie.

Les séances de cotation asiatiques ont en effet joué un rôle moteur dans les rebonds du premier semestre, les investisseurs chinois, indiens et japonais soutenant les cours par des achats d’ETF et des réserves officielles. La Chine continue d’accumuler de l’or pour renforcer la crédibilité du yuan face au dollar, tandis que la bijouterie et l’industrie, qui s’étaient tenues à l’écart aux niveaux records, pourraient revenir à l’achat. Les prochaines étapes clés sont la publication des données sur l’emploi américain et l’intervention du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, au symposium de la BCE à Sintra, qui pourraient préciser la trajectoire des taux et orienter la volatilité à court terme.

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La baisse du prix de l'or est liée à l'évanouissement des espoirs d'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran et aux anticipations de resserrement de la Fed. Le spectre d'un conflit plus large, Trump ayant été informé des options de guerre, alimente la nervosité des marchés et les craintes d'inflation, éloignant les investisseurs de l'or. La région observe avec inquiétude alors que les tensions géopolitiques et la politique monétaire américaine se combinent pour déprimer le métal.

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