
Trump autorise son chef du renseignement par intérim à déclassifier les archives de l’élection de 2020
Une task force de la Maison Blanche collecte des documents du renseignement pour étayer les allégations non prouvées de fraude électorale, tandis que le directeur par intérim Bill Pulte reçoit un feu vert présidentiel pour lever le secret.
Le président américain Donald Trump a déclaré le 1er juillet 2026 que son directeur du renseignement national par intérim, Bill Pulte, disposait d’une autorisation étendue pour déclassifier tout document, y compris ceux liés à l’élection présidentielle de 2020. Cette annonce intervient alors que, selon la chaîne NBC News, une task force de la Maison Blanche rassemble des milliers de pages provenant de la CIA, du FBI, du département de la Justice et de la NSA, avec pour consigne de limiter les caviardages, même si cela devait exposer l’identité de responsables gouvernementaux. M. Pulte, nommé le mois dernier malgré son absence d’expérience dans le renseignement, n’occupera ce poste que temporairement, la Maison Blanche ayant reporté l’audition de confirmation du candidat officiel, Jay Clayton, afin de faire pression sur le Congrès pour l’adoption d’une loi stricte sur l’identification des électeurs.
Du point de vue de l’exécutif américain, cette initiative s’inscrit dans une volonté de transparence. Un porte-parole de la Maison Blanche a qualifié M. Trump de « président le plus transparent de l’histoire », tandis que le chef de l’État a lui-même affirmé que M. Pulte pouvait « déclassifier tout ce qu’il veut ». La task force comprend le journaliste conservateur John Solomon, fondateur du site Just the News, qui a annoncé travailler comme « employé gouvernemental non rémunéré » pour aider à identifier des documents relatifs à « l’intégrité électorale », ainsi que l’ancien colonel Derek Harvey, limogé du Conseil de sécurité nationale sous la première présidence Trump. M. Trump a par ailleurs rencontré Tina Peters, une ex-responsable électorale du Colorado condamnée pour avoir manipulé des machines de vote, et continue de promouvoir le SAVE Act, un texte qui, selon les démocrates, entraverait l’inscription de millions d’électeurs éligibles.
Les critiques, portées par les élus démocrates et les organisations de défense des droits civiques, dénoncent une instrumentalisation des services de renseignement à des fins partisanes, à l’approche des élections de mi-mandat de novembre. Selon des sources proches du dossier citées par le média Zeteo, M. Trump aurait déjà manifesté l’intention de conserver des documents classifiés après son départ de la Maison Blanche, évoquant un précédent avec l’affaire des archives de Mar-a-Lago. Dans les capitales européennes, des analystes de la sécurité s’inquiètent des répercussions sur la coopération en matière de partage du renseignement : une déclassification massive et politiquement ciblée pourrait éroder la confiance des alliés, qui redoutent de voir leurs informations sensibles exposées dans le débat public américain. Le bureau du directeur du renseignement national et le président de la commission du renseignement du Sénat, le républicain Tom Cotton, n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.
Sur le plan institutionnel, le dossier reste en suspens. M. Pulte, qui dirige également l’Agence fédérale de financement du logement, a déjà commencé à supprimer des centaines de postes au sein de la communauté du renseignement. L’audition de Jay Clayton, initialement reportée, pourrait être programmée autour du 15 juillet selon une source anonyme proche du sénateur Cotton, mais aucune date n’a été officiellement inscrite à l’agenda de la commission. En l’absence de calendrier clair, la période intérimaire de M. Pulte ouvre une fenêtre durant laquelle la déclassification de documents sensibles pourrait s’accélérer, avec des conséquences potentielles sur la crédibilité des institutions de renseignement américaines et sur leurs relations avec les services partenaires à l’étranger.
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Un nouveau chapitre dangereux : l'ordre de Trump de déclassifier les archives électorales de 2020 est une tentative éhontée de réécrire l'histoire et de préparer un nouveau vol de documents classifiés, rappelant le scandale de Mar-a-Lago. Son obsession pour l'élection perdue, protégée par une Cour suprême complice, révèle un cycle d'illégalité et de mesquinerie.
Le président Trump a déclaré avoir accordé au directeur par intérim du renseignement national, Bill Pulte, une large autorité pour déclassifier des documents, y compris ceux liés à l'élection de 2020. Cette décision intervient alors qu'un groupe de travail de la Maison Blanche collecte des documents auprès des agences de renseignement.
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