
Bruxelles contraint Google à partager ses données de recherche et à ouvrir Android aux IA concurrentes
La Commission européenne impose deux mesures contraignantes au géant américain pour favoriser l’émergence d’alternatives dans la recherche en ligne et les assistants intelligents.
La Commission européenne a adopté, le 16 juillet, deux décisions contraignantes à l’encontre de Google dans le cadre du règlement sur les marchés numériques (DMA). La première oblige l’entreprise à partager, à partir de janvier 2027, une partie des données anonymisées collectées via son moteur de recherche avec des moteurs concurrents et des agents conversationnels dotés de fonctions de recherche. La seconde impose, d’ici juillet 2027, une modification d’Android afin que les assistants d’intelligence artificielle développés par des tiers puissent accéder aux mêmes fonctionnalités système que Gemini, l’assistant de Google, y compris l’activation vocale et l’exécution de tâches en arrière-plan.
Du côté de Bruxelles, la vice-présidente exécutive Henna Virkkunen a présenté ces mesures comme un levier pour « soutenir l’innovation et le pluralisme » et permettre aux utilisateurs européens de bénéficier d’un plus large choix de services. Selon les services de la Commission, les agents d’IA non issus de Google ne pouvaient jusqu’ici fonctionner sur Android au même niveau que Gemini, ce qui créait un avantage concurrentiel jugé indu. En réponse, Google, par la voix de son président des affaires mondiales Kent Walker, a estimé que ces décisions « risquent de compromettre des mesures de sauvegarde vitales pour la vie privée et la sécurité de millions d’Européens », en exposant des recherches privées à des sociétés tierces sans anonymisation adéquate ni consentement des utilisateurs.
Cette séquence s’inscrit dans un mouvement plus large de régulation des grandes plateformes numériques par l’Union européenne. Au cours des derniers mois, Bruxelles a également exigé d’Apple l’ajout de fonctions d’interopérabilité avec des produits non-Apple et a contraint Meta à démanteler des fonctionnalités jugées addictives. Parallèlement, la Commission est intervenue pour rétablir l’accès à ChatGPT au sein de WhatsApp en Europe, après que Meta eut restreint l’intégration de l’assistant d’OpenAI dans son service de messagerie, une décision saluée par OpenAI comme un retour de la « liberté d’utiliser les outils qui répondent le mieux aux besoins » des utilisateurs. Ces interventions, fondées sur le DMA, illustrent la volonté de Bruxelles de réduire la concentration du pouvoir numérique entre les mains de quelques acteurs, pour la plupart américains, et de créer un espace où des alternatives, y compris européennes, puissent émerger.
Les deux décisions visant Google sont juridiquement contraignantes mais ne constituent pas, à ce stade, une procédure formelle pour infraction pouvant déboucher sur des amendes. Toutefois, une enquête distincte menée au titre du DMA pourrait valoir à l’entreprise une sanction financière dès la semaine prochaine, selon des sources proches du dossier citées par l’AFP. La Commission a précisé que l’accès aux données de recherche serait conditionné au respect de critères de sécurité et de protection des données, et qu’une méthodologie de calcul de la rémunération due à Google pour ce partage serait définie. Le dossier reste ouvert, et la mise en œuvre effective de ces obligations sera suivie de près par les régulateurs européens, dans un contexte de tensions persistantes avec l’administration américaine, qui dénonce régulièrement un ciblage injuste de ses entreprises technologiques.
| Presse africaine subsaharienne | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
Google prévient que les exigences de l'UE compromettent la vie privée et la sécurité de millions d'Européens.
En mettant en avant la déclaration officielle de Google et en utilisant le verbe 'accuser', le récit positionne l'UE comme l'agresseur et Google comme le défenseur des droits des utilisateurs.
L'UE émet de nouvelles règles exigeant que Google partage des données et ouvre Android aux rivaux.
En utilisant des phrases déclaratives neutres et en attribuant les deux côtés sans insistance, le récit semble objectif et faisant autorité.
L'UE impose des mesures pro-concurrence à Google pour ouvrir le marché de l'IA.
En utilisant l'expression 'mesures pro-concurrence' et en présentant l'action de l'UE comme une étape nécessaire pour l'innovation, le récit légitime l'intervention réglementaire.
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