
Cucurella et Porro, les deux visages de la muraille espagnole en finale du Mondial
Intraitables défensivement et décisifs offensivement, les latéraux Marc Cucurella et Pedro Porro ont porté l'Espagne jusqu'en finale de la Coupe du monde 2026 face à l'Argentine.
En demi-finale face à la France, l’Espagne a bâti sa victoire sur un verrou latéral que personne, depuis le début du tournoi, n’est parvenu à forcer. Marc Cucurella, latéral gauche, a muselé Michael Olise et Ousmane Dembélé malgré un carton jaune reçu dès la 30e minute, confirmant une statistique vertigineuse : aucun adversaire n’a réussi à le dribbler depuis le match contre l’Arabie saoudite. De l’autre côté, Pedro Porro, entré en cours de compétition dans le onze, a inscrit le but du break et été désigné homme du match. Les deux hommes incarnent la solidité d’une Roja qui n’a encaissé qu’un seul but et n’a toujours pas perdu lorsque Cucurella est sur le terrain – vingt-neuf rencontres, seule élimination aux tirs au but face au Portugal.
Le phénomène Cucurella dépasse les pelouses. Dans les médias espagnols, on le surnomme « la Secadora », un sobriquet donné par son coéquipier Mikel Merino pour sa capacité à éteindre les attaquants. Sa chevelure bouclée a inspiré un mème félin repris par Google, qui affiche un chat à crinière brune agitant un drapeau espagnol dès que l’on tape son nom. La presse allemande, encore marquée par une main non sifflée lors de l’Euro 2024, souligne l’ironie de cet hommage numérique. Un chant venu des supporters anglais de Chelsea – « He eats paella, he drinks Estrella, his hair is fuckin’ massive » – a été adapté en espagnol par un influenceur, ajoutant un « Haaland, tiembla » qui a fait le tour des réseaux sociaux. Le défenseur, sourire permanent, est devenu un symbole pop.
Pedro Porro, lui, incarne une trajectoire plus discrète mais tout aussi symbolique. Remplaçant de Marcos Llorente en début de Mondial, le latéral droit de Tottenham a saisi sa chance contre l’Arabie saoudite pour ne plus quitter le terrain. La presse ibérique rappelle son enfance à Don Benito, les trajets avec son grand-père Antonio pour des tournois de futsal, et un parcours sinueux par le Rayo Vallecano, Gérone, Manchester City – où il ne joua jamais – puis le Sporting Portugal avant d’exploser en Premier League. Touché à une jambe contre la France, il a rassuré : « Je connais mon corps, je serai là pour aider l’équipe. »
La finale contre l’Argentine, championne en titre, est la première entre les deux nations depuis soixante ans. En Espagne, l’effervescence est telle que, selon El Mundo, « si Porro se présentait à la présidence du gouvernement, il gagnerait ». Dans ce climat, Marc Cucurella a lié son avenir international au résultat : il a annoncé sur Movistar Plus qu’il mettrait un terme à sa carrière en sélection en cas de sacre, estimant qu’après un Euro et un Mondial, « on ne peut pas demander plus ». Une déclaration qui prend un relief particulier à l’heure où il s’apprête à rejoindre le Real Madrid de José Mourinho.
Dimanche au MetLife Stadium, là même où Cucurella avait remporté le Mondial des clubs avec Chelsea, l’Espagne jouera donc bien plus qu’un titre. Pour le latéral aux trente centimètres de boucles, ce pourrait être le dernier acte en rouge ; pour Porro, la consécration d’un homme « normal » qui, à force de travail, est devenu le nouveau héros de tout un pays.
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| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
Cucurella est un mur infranchissable, une icône virale aimée de tous.
On met l'accent sur des anecdotes légères et la reconnaissance de Google pour construire une image triomphale et sympathique, en évitant tout élément critique.
Il omet la promesse de Cucurella de prendre sa retraite s'il gagne la Coupe du monde, ce qui pourrait saper le récit d'un héros insouciant.
Cucurella a fait une promesse insensée qui met en danger l'avenir de l'Espagne.
Une déclaration personnelle du joueur est isolée et présentée comme un dilemme pour l'équipe, créant suspense et débat, tandis que les aspects positifs sont relativisés.
Il ne souligne pas que la promesse pourrait être une blague ou une tactique de motivation, et omet le contexte de sa popularité en tant que 'Secadora' et du soutien inconditionnel des fans.
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