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Géopolitique et Politiquemardi 30 juin 2026

Israël : l’ex-chef d’état-major Eisenkot lance sa campagne pour déloger Netanyahou

Gadi Eisenkot a officiellement ouvert sa course au poste de premier ministre, polarisant le débat politique israélien à quatre mois d’élections législatives cruciales.

L’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Gadi Eisenkot, a lancé mardi 30 juin sa campagne pour les élections législatives d’octobre, se posant en principal rival du premier ministre Benyamin Netanyahou. Lors d’un meeting à la salle D-ONE du conseil régional du Sharon Sud, le dirigeant du parti Yashar a promis de « gouverner pour tous les Israéliens » et appelé à mettre fin au « gouvernement du 7 octobre », en référence à l’attaque du Hamas de 2023 survenue sous la responsabilité de l’actuel cabinet. Selon un sondage de la chaîne israélienne Channel 12, Yashar obtiendrait 22 des 120 sièges de la Knesset, juste derrière le Likoud de Netanyahou crédité de 24 sièges, une dynamique qui, d’après les commentateurs politiques israéliens, reflète l’érosion du bloc conservateur et la quête d’une alternative centriste.

Le programme d’Eisenkot, détaillé par son équipe lors du lancement, articule plusieurs axes de rupture. Sur le plan sécuritaire, l’ancien chef du Shin Bet Yoram Cohen a défendu une stratégie de « sécurité intérieure proactive » rompant avec la gestion réactive actuelle. La question du service militaire des ultra-orthodoxes, source de tensions récurrentes au sein de la coalition sortante, est abordée par la proposition d’une « loi sur le service national » visant à intégrer les haredim dans l’armée, présentée par la cofondatrice du parti Inbar Harush Gity comme une réponse à la fois aux besoins opérationnels et à l’exigence d’équité civique. En matière éducative, l’ancien ministre Matan Kahana a plaidé pour une formation alliant « identité nationale, racines juives et vision démocratique large ». Sur le plan économique, Shaul Meridor a esquissé une refonte fiscale destinée à « récompenser ceux qui portent le fardeau économique et sécuritaire ».

Cette offensive politique intervient dans un climat de fragmentation accrue de la droite israélienne et de pressions internationales persistantes. D’un côté, des ministres du gouvernement Netanyahou continuent de promouvoir des projets d’annexion et de déplacement de population. La ministre de l’Innovation Gila Gamliel a ainsi révélé avoir soumis au cabinet un plan de « migration volontaire » des Palestiniens de Gaza, avec le concours du Mossad, tandis que le ministre de l’Énergie Eli Cohen a affirmé que le contrôle israélien sur le territoire, actuellement estimé à près de 70 %, atteindrait « 100 % ». Parallèlement, le journal Hayom a fait état d’un projet de groupes de colons visant à établir une centaine d’implantations illégales en zone A de Cisjordanie, sous administration palestinienne selon les accords d’Oslo. L’Autorité palestinienne a dénoncé un « crime de guerre systématique » et une violation flagrante du droit international, une position relayée par plusieurs capitales européennes et organisations onusiennes.

La campagne d’Eisenkot se déroule aussi sur fond de crise politique interne autour de la conscription des haredim. Le parti Judaïsme unifié de la Torah a menacé de boycotter les votes à la Knesset pour obtenir une loi gelant les arrestations de réfractaires, une exigence que Netanyahou, selon le Jerusalem Post, a largement reprise à son compte en dénonçant des interpellations dans les yeshivot. Des voix critiques au sein même du monde ultra-orthodoxe, comme celle du rabbin Yonatan Reiss, fondateur du réseau de yeshivot Hedvata, estiment que le blocage vient moins des arrestations que de l’absence de cadres adaptés permettant aux jeunes haredim de servir sans renier leur identité. Les prochaines semaines devraient voir se préciser les alliances préélectorales, alors que le scrutin est fixé au 27 octobre et que la Knesset dissoute peine encore à s’accorder sur le calendrier législatif.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse indienne et sud-asiatiquePresse iranienne et apparentée
Presse indienne et sud-asiatique
DétachementPragmatisme

La presse indienne rapporte le défi à Netanyahu comme un développement politique de routine dans une démocratie étrangère, se concentrant sur les aspects procéduraux de la campagne électorale. Elle note le geste de l'ancien chef d'état-major sans jugement fort, le traitant comme faisant partie de la compétition démocratique normale. La couverture est factuelle et détachée, similaire à la façon dont elle rapporte les changements administratifs internes.

Presse iranienne et apparentée/ Régime
SchadenfreudeScepticisme

La presse iranienne présente le défi à Netanyahu comme une preuve d'instabilité interne profonde dans le régime sioniste, le dépeignant comme un signe d'effondrement imminent. Elle souligne le geste de l'ancien chef d'état-major comme une menace directe à la direction de Netanyahu, suggérant que le système politique israélien se fracture. La couverture est imprégnée de schadenfreude et d'un sentiment de revanche.

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mardi 30 juin 2026

Israël : l’ex-chef d’état-major Eisenkot lance sa campagne pour déloger Netanyahou

Gadi Eisenkot a officiellement ouvert sa course au poste de premier ministre, polarisant le débat politique israélien à quatre mois d’élections législatives cruciales.

L’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Gadi Eisenkot, a lancé mardi 30 juin sa campagne pour les élections législatives d’octobre, se posant en principal rival du premier ministre Benyamin Netanyahou. Lors d’un meeting à la salle D-ONE du conseil régional du Sharon Sud, le dirigeant du parti Yashar a promis de « gouverner pour tous les Israéliens » et appelé à mettre fin au « gouvernement du 7 octobre », en référence à l’attaque du Hamas de 2023 survenue sous la responsabilité de l’actuel cabinet. Selon un sondage de la chaîne israélienne Channel 12, Yashar obtiendrait 22 des 120 sièges de la Knesset, juste derrière le Likoud de Netanyahou crédité de 24 sièges, une dynamique qui, d’après les commentateurs politiques israéliens, reflète l’érosion du bloc conservateur et la quête d’une alternative centriste.

Le programme d’Eisenkot, détaillé par son équipe lors du lancement, articule plusieurs axes de rupture. Sur le plan sécuritaire, l’ancien chef du Shin Bet Yoram Cohen a défendu une stratégie de « sécurité intérieure proactive » rompant avec la gestion réactive actuelle. La question du service militaire des ultra-orthodoxes, source de tensions récurrentes au sein de la coalition sortante, est abordée par la proposition d’une « loi sur le service national » visant à intégrer les haredim dans l’armée, présentée par la cofondatrice du parti Inbar Harush Gity comme une réponse à la fois aux besoins opérationnels et à l’exigence d’équité civique. En matière éducative, l’ancien ministre Matan Kahana a plaidé pour une formation alliant « identité nationale, racines juives et vision démocratique large ». Sur le plan économique, Shaul Meridor a esquissé une refonte fiscale destinée à « récompenser ceux qui portent le fardeau économique et sécuritaire ».

Cette offensive politique intervient dans un climat de fragmentation accrue de la droite israélienne et de pressions internationales persistantes. D’un côté, des ministres du gouvernement Netanyahou continuent de promouvoir des projets d’annexion et de déplacement de population. La ministre de l’Innovation Gila Gamliel a ainsi révélé avoir soumis au cabinet un plan de « migration volontaire » des Palestiniens de Gaza, avec le concours du Mossad, tandis que le ministre de l’Énergie Eli Cohen a affirmé que le contrôle israélien sur le territoire, actuellement estimé à près de 70 %, atteindrait « 100 % ». Parallèlement, le journal Hayom a fait état d’un projet de groupes de colons visant à établir une centaine d’implantations illégales en zone A de Cisjordanie, sous administration palestinienne selon les accords d’Oslo. L’Autorité palestinienne a dénoncé un « crime de guerre systématique » et une violation flagrante du droit international, une position relayée par plusieurs capitales européennes et organisations onusiennes.

La campagne d’Eisenkot se déroule aussi sur fond de crise politique interne autour de la conscription des haredim. Le parti Judaïsme unifié de la Torah a menacé de boycotter les votes à la Knesset pour obtenir une loi gelant les arrestations de réfractaires, une exigence que Netanyahou, selon le Jerusalem Post, a largement reprise à son compte en dénonçant des interpellations dans les yeshivot. Des voix critiques au sein même du monde ultra-orthodoxe, comme celle du rabbin Yonatan Reiss, fondateur du réseau de yeshivot Hedvata, estiment que le blocage vient moins des arrestations que de l’absence de cadres adaptés permettant aux jeunes haredim de servir sans renier leur identité. Les prochaines semaines devraient voir se préciser les alliances préélectorales, alors que le scrutin est fixé au 27 octobre et que la Knesset dissoute peine encore à s’accorder sur le calendrier législatif.

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La presse indienne rapporte le défi à Netanyahu comme un développement politique de routine dans une démocratie étrangère, se concentrant sur les aspects procéduraux de la campagne électorale. Elle note le geste de l'ancien chef d'état-major sans jugement fort, le traitant comme faisant partie de la compétition démocratique normale. La couverture est factuelle et détachée, similaire à la façon dont elle rapporte les changements administratifs internes.

Presse iranienne et apparentée/ Régime
SchadenfreudeScepticisme

La presse iranienne présente le défi à Netanyahu comme une preuve d'instabilité interne profonde dans le régime sioniste, le dépeignant comme un signe d'effondrement imminent. Elle souligne le geste de l'ancien chef d'état-major comme une menace directe à la direction de Netanyahu, suggérant que le système politique israélien se fracture. La couverture est imprégnée de schadenfreude et d'un sentiment de revanche.

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