
Trump à Ankara : entretiens avec Zelensky et al-Charaa en marge du sommet de l’OTAN
Le président américain rencontrera ses homologues ukrainien et syrien mercredi, avant de s’entretenir avec Vladimir Poutine, sur fond de tensions transatlantiques persistantes.
Le président des États-Unis, Donald Trump, tiendra des entretiens bilatéraux avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président syrien Ahmed al-Charaa le 8 juillet, en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, a annoncé la Maison Blanche. Selon un haut responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat, la rencontre avec M. Zelensky visera à « discuter de la manière dont nous pouvons mettre fin à la guerre », le président Trump ressentant « un réel sentiment d’urgence » face à un front qu’il décrit comme gelé. Ce même responsable a précisé que M. Trump prévoit de s’entretenir ensuite avec le président russe Vladimir Poutine, après un échange téléphonique samedi au cours duquel le dirigeant américain aurait réaffirmé sa volonté de contribuer à une cessation rapide des hostilités.
Du côté ukrainien, la présidence a qualifié l’entretien téléphonique de « bon » et souligné, par la voix de M. Zelensky, qu’il existe « une réelle perspective de mettre fin à cette guerre ». Kiev insiste sur le rôle déterminant de Washington pour parvenir à un règlement, alors que les analystes occidentaux notent un essoufflement de l’offensive russe et une intensification des frappes ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe. Les capitales européennes, pour leur part, appellent à de nouveaux efforts américains et européens pour relancer les pourparlers de paix, tout en s’inquiétant de la priorité accordée par l’administration Trump au conflit avec l’Iran, qui a relégué au second plan la médiation entre Kiev et Moscou.
La rencontre avec le dirigeant syrien intervient dans un contexte régional tendu. Selon des déclarations rapportées par plusieurs médias, M. Trump a suggéré à plusieurs reprises que la Syrie pourrait jouer un rôle militaire contre le Hezbollah au Liban, proposition rejetée par M. al-Charaa. Ce dernier, reçu à la Maison Blanche en novembre, a indiqué que Damas privilégie des « canaux économiques » avec Beyrouth et n’entend pas intervenir dans le conflit entre Israël et la formation chiite pro-iranienne. Les objectifs précis de l’entretien n’ont pas été détaillés par les responsables américains, mais les chancelleries moyen-orientales y voient une tentative de Washington de redessiner les alliances régionales après le cessez-le-feu fragile entré en vigueur au Liban.
Le sommet de l’OTAN, qui se tient les 7 et 8 juillet, est par ailleurs marqué par des frictions transatlantiques. L’administration Trump presse les alliés d’atteindre un objectif de dépenses de défense équivalant à 5 % du PIB, un seuil que l’ambassadeur américain auprès de l’Alliance, Matt Whitaker, a qualifié de « vraiment crucial ». Les Européens, échaudés par le déclenchement de la guerre contre l’Iran sans consultation préalable et par les velléités américaines d’annexion du Groenland, abordent la réunion avec prudence. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a tenté d’apaiser les tensions lors d’une visite à Washington, mais les déclarations répétées de M. Trump sur le manque de soutien des alliés continuent d’alimenter l’incertitude sur l’avenir de la relation transatlantique. La conférence de presse de clôture du président américain, prévue mercredi après-midi, est attendue comme un moment de clarification sur ces dossiers.
| Presse iranienne et apparentée | 0.00 | neutral |
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| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
L'Iran observe que la rencontre de Trump avec Zelensky et al-Sharaa s'inscrit dans une manœuvre américaine plus large impliquant la Russie et le détroit d'Ormuz, soulignant le soutien continu de Trump à al-Sharaa.
En élargissant le contexte pour inclure les entretiens avec Poutine et la question d'Ormuz, on suggère que l'agenda de Trump ne se limite pas à l'Ukraine et à la Syrie mais touche des intérêts stratégiques mondiaux, rendant la nouvelle moins anodine.
L'Iran omet de mentionner que la priorité déclarée de Trump est de mettre fin à la guerre en Ukraine, se concentrant plutôt sur d'autres aspects.
Le monde arabe rapporte la rencontre comme une étape vers la fin de la guerre en Ukraine, sans lien avec d'autres crises régionales.
En limitant le récit à l'annonce officielle et à la priorité ukrainienne, on évite d'associer la rencontre à des questions sensibles comme la Russie ou le détroit d'Ormuz, maintenant un ton neutre et rassurant.
Le bloc arabe omet de mentionner les entretiens avec Poutine et la question du détroit d'Ormuz, présents dans la couverture iranienne, réduisant la portée stratégique de la rencontre.
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