
Moscou expulse deux diplomates italiens en représailles à l'expulsion de deux attachés russes accusés d'espionnage
La Russie a déclaré persona non grata l'attaché militaire italien à Moscou et un collaborateur, trois jours après que Rome eut expulsé deux attachés russes soupçonnés d'espionnage.
Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué le 20 juillet le chargé d'affaires italien, Giovanni Scopa, pour lui notifier l'expulsion de l'assistant de l'attaché de défense Vittorio Parrella et de l'attaché d'ambassade Davide D'Aprile. Les deux diplomates et leurs familles disposent de trois jours pour quitter le territoire russe. Moscou justifie cette mesure par le principe de réciprocité, en réponse à l'expulsion, le 9 juillet, de deux attachés militaires russes en poste à Rome, Ivan Gorbatchev et Mikhaïl Astakhov.
Du point de vue de Rome, la décision russe constitue un « acte de représailles flagrant » et sans fondement. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a souligné que les deux attachés russes avaient été « pris en flagrant délit d'activités d'espionnage portant atteinte à la sécurité nationale ». Selon les autorités italiennes, l'enquête du parquet de Rome a établi leur implication dans une affaire plus large : deux anciens agents du renseignement italien ont été arrêtés pour avoir transmis à un agent russe des informations classifiées, notamment, d'après la presse italienne, sur le système de défense aérienne franco-italien SAMP/T destiné à l'Ukraine et sur les missions de l'OTAN en Bulgarie.
Moscou rejette ces accusations et dénonce une expulsion « non motivée » des diplomates russes. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a relevé une contradiction dans la position italienne, qui qualifie simultanément la riposte russe d'acte « sans aucun motif » et de « vengeance ». Pour le ministère russe, il s'agit d'une mesure de rétorsion symétrique, conforme à la pratique diplomatique, et tout acte hostile envers des diplomates russes entraînera une réponse appropriée.
Cet échange d'expulsions s'inscrit dans une dégradation continue des relations bilatérales depuis le début de l'offensive russe en Ukraine. En avril 2022, l'Italie avait déjà expulsé trente diplomates russes, ce à quoi Moscou avait répliqué en déclarant persona non grata vingt-quatre diplomates italiens. Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a dénoncé une « guerre hybride » menée par Moscou, tandis que la Russie accuse régulièrement les médias et les autorités italiennes de mener une campagne antirusse. Aucune voie de désescalade n'est évoquée à ce stade, les deux capitales campant sur des lectures antagonistes des faits et du droit diplomatique.
| Presse russe et CEI | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.80 | critical |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.20 | neutral |
Russia presents the expulsion as an inevitable response to Italy's hostile act, shifting responsibility for the escalation onto the Italian side.
The Russian bloc normalizes the expulsion by framing it as part of a cycle of reciprocal measures, and omits mentioning that the Italian expulsion was based on espionage charges that Russia denies.
The Russian bloc omits that the Russian diplomats expelled from Italy were caught red-handed conducting espionage, according to Italian authorities.
Italy denounces the Russian act as an unjustified retaliation, asserting the legitimacy of its own expulsion based on espionage evidence.
The European bloc builds credibility by emphasizing the red-handed nature of the Russian diplomats and the lack of grounds for the Italian expulsion, creating a moral contrast.
The European bloc omits that Russia had warned it would respond after the expulsion of its diplomats, and that reciprocity is a common diplomatic practice.
Le bloc arabe rapporte la déclaration italienne sans prendre parti, maintenant une position d'observateur.
La crédibilité est obtenue par la reproduction neutre des déclarations officielles, sans ajouter d'interprétations ou de contextualisation.
Le bloc arabe omet de fournir le contexte des accusations d'espionnage contre les diplomates russes et la position russe sur l'affaire.
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