
Canicule meurtrière : plus de 1 300 décès excédentaires en Europe, la France en première ligne
L’agence de santé publique française recense environ 1 000 morts de plus depuis le 24 juin, tandis que l’OMS annonce 1 300 victimes à l’échelle du continent.
Une vague de chaleur d’une ampleur inédite a frappé l’Europe depuis le 20 juin, pulvérisant des records de température en Allemagne, au Danemark, en République tchèque et en Suisse. En France, l’épisode caniculaire a atteint son paroxysme entre le 23 et le 26 juin, avec des températures dépassant les 40 °C sur une grande partie du territoire.
Selon un premier bilan publié le 28 juin par Santé publique France, environ 1 000 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 24 juin par rapport aux mois précédents. Les régions placées en vigilance rouge – notamment l’Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et la Bretagne – sont les plus touchées, et 85 % des victimes sont âgées de 65 ans ou plus. L’agence note une augmentation particulièrement marquée des décès à domicile, en hausse de 40 %, et avertit que ces chiffres, fondés sur les seuls certificats de décès électroniques, sont provisoires et sans doute sous-estimés.
À l’échelle continentale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de plus de 1 300 décès excédentaires depuis le 21 juin. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a qualifié le stress thermique de « tueur silencieux », rappelant que les logements, lieux de travail et écoles européens ne sont pas conçus pour de telles températures.
La canicule a également perturbé les transports, endommagé des routes et des voies ferrées, et contraint à des réductions de production dans des centrales nucléaires, notamment en Hongrie. En Allemagne, des incendies de forêt se sont déclarés sur des terrains encore minés de la Seconde Guerre mondiale, compliquant l’intervention des secours. Selon une analyse du réseau scientifique World Weather Attribution, une chaleur d’une telle ampleur aurait été quasiment impossible sans le changement climatique provoqué par les activités humaines, et elle est aujourd’hui près de 200 fois plus probable qu’il y a vingt ans.
Les autorités françaises et européennes poursuivent le recensement des victimes, mettant en garde contre un bilan qui pourrait s’alourdir dans les prochains jours, car les effets du choc thermique sur les personnes vulnérables se manifestent souvent avec retard.
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La France enregistre environ 1 000 décès supplémentaires pendant la canicule, touchant principalement les personnes âgées vivant seules. Les autorités préviennent que les chiffres préliminaires sont probablement sous-estimés. La nécessité d'initiatives de solidarité pour les personnes isolées, même dans les zones urbaines, est soulignée.
La France a enregistré environ 1 000 décès supplémentaires depuis le 24 juin, dont 85 % des victimes âgées de 65 ans et plus. Les hausses les plus fortes ont eu lieu parmi les personnes décédées à domicile, en particulier en Île-de-France. Les données proviennent de l'agence de santé publique et sont considérées comme préliminaires.
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