
Washington sanctionne le tourisme cubain, La Havane caresse le projet d’une « île Trump »
Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions visant le ministère du Tourisme et neuf entités cubaines, tandis qu’un projet de complexe hôtelier de luxe portant le nom de Trump émerge à Cayo Santa María.
Le département d’État américain a annoncé, lundi 13 juillet, une nouvelle salve de sanctions contre Cuba, désignant le ministère du Tourisme et neuf autres entités étatiques en vertu du décret exécutif 14404. Selon Washington, ces structures – parmi lesquelles des forces paramilitaires comme les Milices de troupes territoriales, des groupes de surveillance liés au ministère de l’Intérieur, ainsi que des sociétés d’import-export de carburants et de services financiers – canalisent des revenus vers le gouvernement cubain et participent à la répression intérieure. Le secrétaire d’État Marco Rubio a justifié ces mesures par la volonté de « faire face aux menaces à la sécurité nationale » et de « promouvoir des réformes économiques et politiques » sur l’île.
La Havane a réagi en dénonçant une « guerre » et un « plan de conception génocidaire » visant à étrangler l’économie cubaine, selon les déclarations du président Miguel Díaz-Canel et du ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez. Ces sanctions s’inscrivent dans un contexte de crise aiguë du secteur touristique, pilier historique des recettes extérieures : au cours des cinq premiers mois de 2026, l’île n’a accueilli que 360 000 visiteurs, soit une chute de 58 % par rapport à la même période de l’année précédente, tandis que le taux d’occupation hôtelière est tombé sous les 13 % au premier trimestre. Les restrictions américaines, qui gèlent les avoirs sous juridiction états-unienne de toute entreprise contrôlée à 50 % ou plus par les entités visées, pourraient dissuader davantage les investisseurs étrangers et affecter les migrants entretenant des liens commerciaux avec l’île.
En parallèle, un projet d’investissement inattendu a été révélé par la presse émiratie et cubaine. Le groupe Bin Haidar, basé à Abou Dhabi, aurait proposé d’édifier deux tours et un complexe hôtelier de luxe sur Cayo Santa María, un îlot de la côte nord cubaine, et aurait pris contact avec la Trump Organization pour en utiliser le nom. L’initiative bénéficierait de l’aval de Raúl Guillermo Rodríguez, petit-fils de Raúl Castro et membre de l’équipe de négociation avec Washington, et serait perçue, selon des sources proches du dossier, comme un geste symbolique de détente dans un climat bilatéral extrêmement tendu.
Cette tension est alimentée par le renforcement de la présence navale américaine dans les Caraïbes – le groupe aéronaval de l’USS Nimitz y a été déployé – et par les déclarations du président Donald Trump, qui a averti que les États-Unis « agiraient » s’ils confirmaient la présence de drones iraniens à Cuba. L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a par ailleurs évoqué l’existence de postes de renseignement russes et chinois sur l’île. Aucune négociation directe entre Washington et La Havane n’a été confirmée à ce stade, et le projet « Isla Trump » demeure à l’état d’ébauche, sans calendrier officiel de réalisation.
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
We expose the contradictions: Washington tightens sanctions while Havana secretly courts Trump with a luxury resort, and Trump himself escalates threats over Iranian drones. The side taken is that of a critical observer, skeptical of both US aggression and Cuban duplicity.
By juxtaposing the official sanctions with the leaked 'Isla Trump' project and the drone threat, the bloc creates a narrative of a multi-layered crisis where Cuba's survival moves appear cynical and US pressure is relentless.
The bloc omits the humanitarian impact of the sanctions on ordinary Cubans and any justification from the Cuban government for its actions.
We reveal the indecent proposal: Cuba tries to bribe Trump with a resort to stave off invasion. The side taken is that of a scandalized European observer, condemning Cuba's cynical maneuver.
By using the sensational label 'proposta indecente' and framing the proposal as a direct attempt to avoid war, the bloc moralizes the situation and delegitimizes Cuba's diplomatic efforts.
The bloc omits the context of the US sanctions that likely motivated Cuba's proposal, and any mention of the US escalation of pressure.
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