
Washington aurait alerté Téhéran d’un projet israélien d’assassinat de ses négociateurs
Selon le New York Times et le Washington Post, les États-Unis ont craint qu’Israël ne cherche à éliminer le ministre des Affaires étrangères et le président du Parlement iraniens pendant les pourparlers de cessez-le-feu, et ont demandé à des pays de la région de prévenir Téhéran.
Au printemps 2026, alors que Washington menait des négociations sensibles avec Téhéran en vue d’un accord de paix provisoire, des responsables américains ont redouté qu’Israël ne planifie l’assassinat des deux principaux négociateurs iraniens, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, selon des informations publiées par le New York Times et le Washington Post. D’après ces sources, l’administration Trump estimait qu’une telle opération ferait échouer les pourparlers et relancerait les hostilités. Elle aurait donc demandé à plusieurs pays du Moyen-Orient d’avertir discrètement l’Iran de cette menace, tout en pressant le gouvernement israélien de s’abstenir.
La position américaine, telle que décrite par d’anciens et actuels responsables, consistait à préserver à tout prix le canal diplomatique ouvert avec Téhéran. « Si vous tuez ces personnes, vous tuez les pragmatiques », a confié un responsable au Washington Post. Dès le mois de mars, des émissaires américains auraient indiqué à leurs homologues israéliens qu’il ne fallait plus cibler les dirigeants politiques iraniens. Cette inquiétude s’est cristallisée autour d’un déplacement de Mohammad Bagher Ghalibaf à Islamabad en avril pour rencontrer le vice-président américain J. D. Vance : les services de sécurité iraniens, redoutant une attaque israélienne, ont exigé des garanties via le Pakistan et le Qatar, et des chasseurs pakistanais ont escorté l’avion de la délégation. Au retour, une alerte concernant une possible interception israélienne a contraint l’appareil à se poser d’urgence à Mashhad, la délégation regagnant Téhéran par la route.
Du côté israélien, le ciblage de hauts responsables iraniens était présenté comme un axe stratégique depuis le début du conflit, le 28 février. Plusieurs figures de premier plan, dont le responsable de la sécurité nationale Ali Larijani et l’ancien ministre des Affaires étrangères Kamal Kharazi, auraient été tués lors de frappes. Selon des analystes proches des dossiers moyen-orientaux, l’assassinat de Larijani en mars a constitué un point de bascule pour Washington, qui perdait un interlocuteur potentiel. Les médias américains soulignent que ces événements illustrent une divergence croissante entre les objectifs de guerre américains et israéliens, le gouvernement Netanyahou restant sceptique face à toute suspension des opérations militaires susceptible, selon lui, de renforcer le régime iranien.
Les révélations interviennent alors qu’un cessez-le-feu a été conclu en avril, prolongé sans limite, et qu’un mémorandum d’entente a été signé en juin, ouvrant une période de négociations de soixante jours. L’Iran, qui a renforcé la sécurité de ses délégations, continue de participer aux discussions, notamment au Qatar et en Suisse. La Maison Blanche a déclaré que « le président souhaite que le processus de paix aboutisse », tandis que l’ambassade d’Israël à Washington s’est refusée à tout commentaire. Le dossier reste marqué par une défiance persistante entre alliés, et les prochaines étapes dépendront de la capacité des parties à concilier les exigences de sécurité régionale avec la poursuite du dialogue.
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Des sources américaines ont révélé que Washington soupçonnait un complot israélien visant à éliminer les négociateurs iraniens. Pour éviter l'effondrement des pourparlers, les États-Unis ont alerté Téhéran par l'intermédiaire de pays tiers, dévoilant les intentions d'Israël.
Selon des sources américaines, Israël aurait envisagé de tuer le ministre iranien des Affaires étrangères et le président du Parlement pour faire dérailler les négociations. Cette révélation a suscité un débat interne sur les intentions réelles du gouvernement et les risques d'escalade.
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