
Dépistage et longévité : les nouveaux tests qui redessinent la prévention
Des analyses sanguines plus précises pour le cancer de la prostate aux scores génomiques pour le cancer du sein, la médecine prédictive progresse, mais les inégalités d’accès persistent.
Une étude menée en Suède auprès de 12 600 hommes montre que le test Stockholm3, qui combine marqueurs génétiques, protéines sanguines et données cliniques, détecte 90 % des cancers de la prostate agressifs, contre 74 % pour le seul dosage du PSA, sans augmenter le taux de faux positifs. Ce résultat, publié dans les Annales de médecine interne, pourrait réduire le nombre de biopsies inutiles et orienter plus tôt les patients vers un traitement.
Cette avancée s’inscrit dans un mouvement de fond vers une médecine prédictive plus fine. L’essai international OPTIMA, portant sur 4 400 patientes, a validé le test génomique Prosigna qui identifie les deux tiers des cancers du sein pour lesquels la chimiothérapie n’apporte pas de bénéfice significatif. Parallèlement, des bilans de longévité intègrent désormais le dosage de la lipoprotéine(a), un facteur de risque cardiovasculaire d’origine génétique que ni l’alimentation ni l’exercice ne modifient, comme l’illustre l’expérience d’une clinique californienne.
Ces outils restent toutefois inégalement répartis. En Indonésie, où plus de 400 000 nouveaux cas de cancer ont été recensés en 2022, les services de médecine nucléaire ne sont disponibles que dans une dizaine de provinces, obligeant les patients à de longs déplacements. Un chirurgien américain rappelle que quatre analyses sanguines – ApoB, Lp(a), testostérone et PSA – devraient être surveillées par les hommes vieillissants, mais ces recommandations supposent un accès régulier à des laboratoires équipés, loin d’être la norme dans de nombreuses régions.
La prochaine étape consistera à valider ces tests dans des populations diversifiées et à définir des conditions de remboursement. Les résultats de l’essai STHLM3-MRI, qui évalue l’ajout de l’imagerie par résonance magnétique au Stockholm3, sont attendus pour préciser la stratégie optimale de dépistage. En cancérologie mammaire, l’adoption élargie du test Prosigna dépendra des recommandations des sociétés savantes.
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Un nouveau test de dépistage sanguin a montré une détection supérieure du cancer de la prostate agressif par rapport au test PSA standard, identifiant 90 % des cas cliniquement significatifs. L'outil basé sur le risque pourrait permettre un traitement plus précoce pour ceux qui en ont besoin, tout en réduisant les interventions inutiles. Les résultats indiquent des protocoles de dépistage du cancer plus précis et plus efficaces.
Un test génétique réalisé directement sur la tumeur peut identifier de manière fiable les patientes atteintes d'un cancer du sein qui peuvent éviter la chimiothérapie. Les recherches montrent que deux femmes sur trois atteintes de la forme la plus courante de la maladie ne tirent aucun bénéfice significatif du traitement, même à des stades plus avancés. Cette approche promet de réduire le fardeau physique et émotionnel de la chimiothérapie inutile.
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