
Colombie-Ghana : Carlos Queiroz, l’ancien banni, retrouve la Tricolor en seizièmes de finale
Le technicien portugais, limogé en 2020 après deux humiliations en éliminatoires, dirige désormais les Black Stars face à une sélection colombienne invaincue et favorite pour une place en huitièmes.
Le Arrowhead Stadium de Kansas City accueille, ce vendredi 3 juillet 2026, un seizième de finale de la Coupe du monde chargé de symboles. La Colombie, première du groupe K sans avoir connu la défaite, affronte le Ghana, repêché parmi les meilleurs troisièmes du groupe L. Sur le banc africain, Carlos Queiroz retrouve une sélection qu’il a dirigée entre 2019 et 2020, et dont il avait été écarté après une déroute 6-1 face à l’Équateur. Les médias colombiens, d’El Espectador à El Colombiano, rappellent que le Portugais « n’a jamais compris l’essence de l’équipe », tandis que la presse ghanéenne souligne la discipline défensive instillée par un entraîneur qui dispute son cinquième Mondial consécutif.
La Colombie s’est qualifiée avec autorité : victoires contre l’Ouzbékistan (3-1) et la RD Congo (1-0), puis un nul maîtrisé face au Portugal (0-0) où James Rodríguez et Luis Díaz ont confirmé leur influence. La presse sud-américaine insiste sur la solidité défensive des Cafeteros, qui n’ont encaissé qu’un seul but en phase de groupes, et sur l’émergence de Daniel Muñoz, latéral devenu buteur providentiel. Le Ghana, de son côté, a bâti son parcours sur une organisation rigoureuse : un succès étriqué contre le Panama (1-0), un verrouillage face à l’Angleterre (0-0) et une courte défaite devant la Croatie (1-2). Les observateurs européens notent que les Black Stars, emmenés par Antoine Semenyo et le vétéran Jordan Ayew, misent sur les transitions rapides et un bloc bas difficile à manœuvrer.
Le duel ravive le souvenir amer du passage de Queiroz à Bogotá. Treize des vingt-six joueurs colombiens actuels ont évolué sous ses ordres, dont Luis Díaz, Davinson Sánchez et James Rodríguez. La presse lusophone rapporte que le technicien a écarté toute « revanche personnelle », tout en affirmant que sa connaissance de l’effectif adverse pourrait faire la différence. Les quotidiens indonésiens, qui suivent de près le parcours des équipes africaines, relèvent que le Ghana n’a plus atteint les huitièmes de finale depuis 2010, et que Queiroz a érigé ce match en « devoir envers l’Afrique », alors que plusieurs représentants du continent ont déjà chuté.
Les données des maisons de paris et les modèles statistiques d’Opta, relayés par la presse argentine et brésilienne, donnent la Colombie largement favorite, avec une probabilité de victoire supérieure à 60 %. L’entraîneur argentin Néstor Lorenzo, tout en saluant l’organisation ghanéenne, a prévenu que le gaspillage des occasions en phase de poules pourrait se payer cash dans un match à élimination directe. Les analystes asiatiques anticipent une rencontre fermée, où la capacité de Luis Díaz à faire la différence sur les ailes sera déterminante face à une défense qui a tenu tête à l’Angleterre.
Le vainqueur de ce seizième de finale affrontera la Suisse en huitièmes, tombeuse de l’Algérie. Pour la Colombie, il s’agirait d’un troisième accès à ce stade de la compétition après 1990 et 2018 ; pour le Ghana, d’un retour au premier plan seize ans après le quart de finale perdu aux tirs au but face à l’Uruguay. L’arbitre français Clément Turpin dirigera les débats, dans un stade où la diaspora colombienne, déjà massive à Guadalajara et Miami, promet de transformer les travées en mer jaune.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse africaine subsaharienne | −0.60 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.30 | aligned |
Le calendrier de la Coupe du monde liste Colombie-Ghana comme un match parmi d'autres, sans insistance.
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L'Afrique tremble pour le Ghana : chaque match est une bataille pour la dignité du continent.
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