
Trump se dit « cible numéro un » de l’Iran et enterre le cessez-le-feu
Le président américain a annoncé la fin du mémorandum d’entente avec Téhéran après de nouveaux bombardements, tout en évoquant des menaces d’assassinat iraniennes à son encontre.
À l’issue du sommet de l’OTAN à Ankara, le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré être la « cible numéro un » de l’Iran, tout en annonçant la fin du mémorandum d’entente qui avait instauré une trêve de soixante jours entre Washington et Téhéran. Cette rupture est intervenue après une nouvelle salve de frappes américaines nocturnes contre des systèmes de défense aérienne, des installations radar et plus de soixante embarcations des Gardiens de la révolution, en représailles à des attaques iraniennes contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, selon le Commandement central américain (CENTCOM).
En riposte, les forces iraniennes ont visé des installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, pays hôtes respectivement de la Ve Flotte et de forces terrestres américaines. Les autorités koweïtiennes ont annoncé avoir intercepté deux missiles balistiques et treize drones, tandis que des débris ont endommagé des lignes électriques. L’agence de presse Fars, proche des Gardiens de la révolution, a également fait état de la destruction d’un drone américain MQ-9. Téhéran a menacé de fermer le détroit d’Ormuz en cas de nouvelle attaque et promis une riposte selon un ratio d’au moins deux pour un, selon une source citée par la télévision d’État Press TV.
Les déclarations de Donald Trump sur les menaces d’assassinat s’inscrivent dans un contexte de tensions personnelles exacerbées depuis l’élimination du général Qassem Soleimani en janvier 2020. Durant la campagne présidentielle de 2024, les services de sécurité américains craignaient que des agents iraniens disposent de missiles sol-air portables, ce qui avait conduit le candidat à utiliser un avion privé non marqué. En mars dernier, un tribunal fédéral de New York a condamné Asif Merchant pour sa participation à un complot orchestré par les Gardiens de la révolution en vue d’assassiner l’ancien président, selon le ministère américain de la Justice. Interrogé sur ces menaces, M. Trump a affirmé ne pas s’en inquiéter, tout en qualifiant les dirigeants iraniens de « racaille ».
La fin du cessez-le-feu enterre les négociations sur le devenir de l’uranium enrichi iranien et replace la question nucléaire au cœur de la confrontation. Washington a révoqué une licence autorisant la vente de pétrole iranien, tandis que les cours du brut connaissaient une hausse brutale. Le président américain a exclu toute possibilité que l’Iran se dote de l’arme nucléaire, tout en se disant incertain de vouloir conclure un accord. Aucune nouvelle initiative diplomatique n’a été annoncée, et les menaces de frappes supplémentaires contre des infrastructures civiles iraniennes laissent présager une escalade durable dans le Golfe.
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Trump se présente comme la cible principale de l'Iran et s'attribue le mérite pour Israël.
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