
Trump étrenne un Air Force One offert par le Qatar, entre faste et questions éthiques
Le président américain a effectué son premier vol à bord d’un Boeing 747-8 rénové, don de l’émirat, relançant le débat sur l’influence étrangère et la sécurité présidentielle.
Le 1er juillet 2026, Donald Trump a inauguré le nouvel avion présidentiel américain, un Boeing 747-8 offert par le Qatar et rénové pour 400 millions de dollars. L’appareil a relié la base d’Andrews, près de Washington, à Medora (Dakota du Nord), où le président participait à l’ouverture de la bibliothèque Theodore Roosevelt, prélude aux célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance. Ce vol inaugural concrétise un don effectué en 2025 par la famille royale qatarie, accepté par le Pentagone malgré les réserves exprimées par des élus du Congrès et des organisations de surveillance éthique.
Pour l’administration Trump, cet appareil comble un déficit d’image : le précédent Air Force One, un Boeing 747-200 vieux de 35 ans, « n’avait pas l’air approprié pour notre pays », a déclaré le président, qui a salué un geste « généreux » du Qatar. Doha, de son côté, présente ce don comme un témoignage de son alliance avec Washington, tout en jouant un rôle de médiateur dans les discussions américano-iraniennes. En revanche, des voix critiques au sein du Parti démocrate et d’experts en sécurité nationale y voient un risque d’ingérence étrangère et un possible conflit d’intérêts, d’autant que M. Trump a évoqué la possibilité de conserver l’avion après son mandat pour sa future bibliothèque présidentielle.
Selon des analystes du secteur aéronautique américain, l’appareil ne disposerait pas de tous les systèmes de détection de missiles et de contre-mesures électroniques équipant les anciens modèles, et le nombre réduit d’antennes de communication suggère une utilisation limitée aux vols intérieurs. L’armée de l’air a reconnu que plusieurs modifications complexes avaient été exclues pour accélérer la mise en service, tout en assurant qu’aucun risque n’était pris pour la sécurité. Ce « pont aérien » doit servir en attendant la livraison de deux nouveaux appareils commandés à Boeing en 2018, un programme accusant quatre ans de retard et dont l’achèvement n’est pas attendu avant 2028.
Ce don intervient alors que les déclarations financières de M. Trump révèlent des revenus de plus de 2 milliards de dollars en 2025, dont une part importante issue de cryptomonnaies familiales, alimentant les accusations de corruption proférées par ses opposants. Dans les capitales européennes, ce recours à un cadeau étranger pour l’avion présidentiel est perçu comme un nouvel indice de l’opacité des relations entre la Maison Blanche et des puissances du Golfe. L’émirat qatari, qui abrite la plus grande base aérienne américaine au Moyen-Orient, renforce ainsi sa position d’allié incontournable, tandis que le président Trump prévoit d’utiliser l’appareil pour le sommet de l’OTAN en Turquie.
Le débat éthique devrait se poursuivre au Congrès, où des parlementaires ont demandé des audits sur les conditions d’acceptation du don. L’avion restera en service pour les déplacements présidentiels jusqu’à l’arrivée des nouveaux appareils, dont la livraison est prévue au plus tôt en 2028. La bibliothèque Theodore Roosevelt, inaugurée le 4 juillet, marque le début officiel des festivités du 250e anniversaire des États-Unis, un cadre symbolique que M. Trump a mis à profit pour associer son image à celle du président progressiste.
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Le vol inaugural du président à bord du jet de 400 millions de dollars offert par le Qatar est le symbole volant de la corruption de son administration. Ce don soulève de graves questions éthiques et de sécurité, mais Trump l'exhibe comme le meilleur avion jamais construit.
Le président Trump a salué le Boeing 747 offert par le Qatar comme peut-être le plus grand avion commercial jamais construit, exprimant sa gratitude pour ce geste. L'appareil, doté d'un intérieur luxueux et d'une livrée personnalisée, a effectué son premier vol présidentiel vers le Dakota du Nord.
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