
Japon et Royaume-Uni : les migrants mis à contribution pour financer leur accueil
Face à l’augmentation des populations étrangères, Tokyo relève les frais de résidence et Londres impose le remboursement de l’aide aux demandeurs d’asile, redéfinissant le partage des coûts de l’immigration.
Le Japon et le Royaume-Uni adoptent simultanément des mesures qui transfèrent une partie du coût de la gestion migratoire sur les épaules des étrangers eux-mêmes. À Tokyo, un projet d’arrêté gouvernemental prévoit de multiplier par plus de douze les frais de renouvellement ou de changement de statut de résidence temporaire, qui passeront de 6 000 à un maximum de 75 000 yens (environ 460 euros), tandis que la demande de résidence permanente coûtera 200 000 yens, contre 10 000 auparavant. À Londres, le nouveau projet de loi sur l’immigration et l’asile, qui doit être présenté au Parlement, instaure l’obligation pour les demandeurs d’asile disposant de ressources suffisantes de rembourser jusqu’à 10 000 livres sterling (environ 11 600 euros) au titre de l’hébergement et de l’aide financière perçus pendant l’examen de leur dossier.
Selon l’Agence des services d’immigration japonaise, ces hausses tarifaires visent à couvrir les frais administratifs engendrés par l’augmentation record du nombre de résidents étrangers, qui a franchi pour la première fois le seuil des 4,1 millions fin 2025. Le gouvernement britannique, par la voix de la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, justifie le mécanisme de remboursement par la nécessité de réduire une facture d’hébergement des demandeurs d’asile qui a atteint 4 milliards de livres l’an dernier, tout en soulignant qu’il s’agit d’une contribution partielle et non d’un recouvrement intégral. Les deux exécutifs insistent sur le caractère progressif de ces dispositifs : au Japon, des réductions sont prévues pour les personnes en difficulté financière ou nécessitant une considération humanitaire ; au Royaume-Uni, le remboursement ne débutera qu’une fois un seuil de revenus dépassé et le montant pourra être ajusté.
Ces réformes s’inscrivent dans un contexte de forte croissance des flux migratoires vers les deux pays. La presse d’Asie du Sud-Est relève que le nombre de ressortissants indonésiens au Japon a bondi de 33,2 % en un an, porté par les programmes de travailleurs qualifiés et l’attrait de la culture populaire nippone, tandis que des médias africains notent que près de la moitié des réfugiés ayant obtenu l’asile au Royaume-Uni entre 2015 et 2023 occupaient un emploi dans les deux ans suivant la régularisation. Pour autant, des analystes asiatiques mettent en garde contre les difficultés d’intégration que ces nouvelles charges pourraient aggraver : le choc culturel, les lacunes des plans d’urgence en cas de catastrophe naturelle pour les touristes et les barrières linguistiques demeurent des obstacles majeurs à l’installation durable des étrangers au Japon.
Le calendrier de mise en œuvre diffère. L’arrêté japonais devrait entrer en vigueur en octobre, après une période de consultation publique ouverte ce vendredi. Le projet de loi britannique, présenté comme la plus vaste refonte du système d’asile depuis une génération, sera débattu au Parlement dans les semaines à venir, sans qu’une date de vote n’ait encore été arrêtée. Dans les deux cas, ces mesures pourraient redessiner les équilibres entre droits et obligations des migrants, et influencer les choix de destination des candidats au départ.
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.60 | critical |
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
Le Japon est un partenaire fiable qui investit dans le développement du Bangladesh sans imposer de coûts migratoires.
En sélectionnant uniquement des nouvelles de coopération positive et en ignorant les critiques, le bloc construit un récit de bénéfice mutuel.
Le bloc omet toute mention des politiques migratoires restrictives du Japon ou des coûts imposés aux migrants.
Le système d'asile britannique est truffé de failles qui permettent aux trafiquants d'échapper à la justice.
En utilisant un cas spécifique d'un trafiquant condamné qui a obtenu l'asile avec de faux documents, le bloc généralise un échec systémique.
Le bloc ne mentionne pas les succès du système britannique à rejeter les demandes frauduleuses ou les mesures de contrôle.
Le Pape appelle le monde à accueillir les migrants avec compassion, s'opposant aux politiques restrictives.
En présentant la visite papale comme un acte symbolique d'accueil, le bloc universalise le devoir moral d'assister les migrants, sans considérer les défis pratiques.
Le bloc omet les difficultés économiques et sociales de l'intégration des migrants et les critiques des politiques d'accueil.
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