
L’OMS déclare la fin de l’épidémie de hantavirus sur le navire de croisière Hondius
Après 42 jours de quarantaine pour le dernier contact, l’Organisation mondiale de la santé lève l’alerte internationale tout en lançant une étude multinationale sur ce virus rare.
Le 2 juillet 2026, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé la fin de l’épidémie de hantavirus liée au navire de croisière MV Hondius. Le dernier individu exposé a achevé sa période de quarantaine, obtenu un test négatif et regagné son domicile. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 25 mai, ce qui a permis à l’OMS de considérer le foyer comme éteint. Au total, 13 cas – 12 confirmés et un probable – ont été recensés parmi les passagers et l’équipage, dont trois décès.
L’épisode avait débuté le 1er avril, lorsque le navire battant pavillon néerlandais a quitté Ushuaia, en Argentine, pour une expédition dans les îles reculées de l’Atlantique Sud. Après la détection des premiers cas, le bateau a fait route vers Tenerife, dans les Canaries espagnoles, où plus de 120 passagers ont été évacués le 10 mai, avant de rejoindre Rotterdam le 18 mai pour une mise en quarantaine de l’équipage réduit. Les autorités sanitaires de 33 pays et territoires ont identifié et suivi plus de 650 contacts, illustrant la coordination internationale déclenchée par ce foyer.
La souche en cause, le virus Andes, est la seule parmi les hantavirus connue pour se transmettre d’humain à humain, ce qui a motivé la vigilance des agences de santé. L’origine de la contamination reste toutefois indéterminée : l’hypothèse d’une infection initiale lors d’un séjour en zone endémique argentine a été affaiblie par l’annonce, en juin, du ministère argentin de la Santé, selon laquelle les recherches de rongeurs porteurs du virus dans une seconde province n’ont rien donné. Les scientifiques sud-américains soulignent que le réservoir animal demeure non identifié, ce qui complique l’évaluation du risque de réémergence.
Si l’alerte est levée, l’OMS insiste sur la nécessité de poursuivre les investigations. Une étude coordonnée impliquant 21 pays a été lancée pour comprendre l’évolution de la maladie et soutenir le développement de diagnostics, de traitements et de vaccins. Parallèlement, l’organisation espère que cet épisode incitera les États membres à finaliser, plus tard ce mois-ci, la partie manquante de l’Accord sur les pandémies, dont l’entrée en vigueur reste un jalon réglementaire à surveiller. Pour les régions endémiques d’Amérique du Sud, la menace des hantavirus demeure, et les experts appellent à renforcer la surveillance communautaire et la préparation face à une possible propagation.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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The WHO has officially declared the end of the hantavirus outbreak on the MV Hondius cruise ship, which caused three deaths and 13 infections. The outbreak is contained, but experts are now focusing on learning from the incident to prevent future occurrences.
The Indian subcontinent press did not report on the hantavirus outbreak, instead covering domestic policy changes, judicial decisions, and World Cup matches, reflecting a focus on regional and national interests.
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