
Téhéran menace d’abandonner le mémorandum d’Islamabad si Washington persiste dans ses violations
L’ambassadeur iranien à l’ONU a conditionné le maintien de l’accord à une application « complète et sincère » des engagements américains, après de nouvelles frappes et sanctions.
Le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, Amir Saeid Iravani, a déclaré samedi 11 juillet 2026 devant la presse, en marge du Conseil de sécurité, que Téhéran ne se considérerait plus lié par le mémorandum d’entente d’Islamabad si les États‑Unis continuaient d’en violer les termes. Cette mise en garde fait suite à des frappes américaines menées les 7 et 8 juillet contre des îles et des villes du sud de l’Iran, que la diplomatie iranienne qualifie de « violation flagrante » de la Charte des Nations unies et des clauses 1 et 2 de l’accord, lesquelles exigent la cessation des hostilités militaires.
Selon Téhéran, les manquements de Washington ne se limitent pas au volet militaire. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé sur le réseau social X l’imposition par le Trésor américain de nouvelles sanctions, y voyant une infraction au paragraphe 9 du mémorandum, consacré à l’allègement des sanctions et à la normalisation économique. Le porte‑parole du ministère, Esmaeil Baqaei, a énuméré d’autres violations, dont la révocation de la licence d’exportation pétrolière iranienne, et rappelé que la doctrine de Téhéran reste celle du « engagement contre engagement ». Du côté américain, le Commandement central (CENTCOM) a justifié les frappes comme une riposte aux restrictions imposées par l’Iran au trafic dans le détroit d’Ormuz. Le président Donald Trump a déclaré la trêve caduque tout en indiquant que les négociations se poursuivraient.
Signé le 18 juin sous médiation pakistanaise, le mémorandum d’Islamabad – un texte en quatorze points – visait à mettre un terme au conflit armé déclenché le 28 février. En l’espace de vingt‑deux jours, l’accumulation des incidents a fragilisé l’édifice diplomatique. Les forces iraniennes ont riposté aux frappes américaines en ciblant des bases militaires des États‑Unis à Bahreïn et au Koweït, illustrant l’engrenage militaire en cours. Parallèlement, les nouvelles sanctions financières et la remise en cause des licences pétrolières réduisent la portée des engagements économiques prévus par l’accord, alimentant à Téhéran le sentiment d’une non‑réciprocité structurelle.
La crise s’inscrit dans un contentieux plus large autour du détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le transit pétrolier mondial, et dans la continuité d’une guerre qui a débuté en février. La médiation pakistanaise et l’annonce, par le site Axios, d’un nouveau cycle de pourparlers attendu la semaine prochaine, probablement en Suisse, témoignent des efforts diplomatiques en cours pour éviter une rupture définitive. La déclaration d’Iravani devant le Conseil de sécurité ancre le dossier dans l’agenda multilatéral, alors que la viabilité du mémorandum dépend désormais de la capacité des deux parties à rétablir une séquence de conformité mutuelle.
| Presse iranienne et apparentée | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.50 | critical |
Iran defends its sovereignty and conditions cooperation on US compliance.
The Iranian press builds a hierarchy of threats: first listing US violations, then presenting Iran's response as proportionate and legitimate.
Iranian press omits any mention of Iranian military actions in the Strait of Hormuz that preceded US strikes, which would complicate the narrative of unprovoked US aggression.
Southeast Asian press reports the Iranian position as a matter of fact, without taking sides.
Uses journalistic detachment: cites official sources and contextualizes with Pakistani mediation, avoiding judgment.
The Southeast Asian press omits the Iranian foreign minister's direct accusation of US sanctions as a breach, and the emotional framing of US aggression, presenting a more sanitized version.
Iran accuses the United States of systematically violating the understanding and presents itself as the compliant party.
Arab press uses personification of the state: attributes intentions and actions to 'Iran' and 'the United States' as unitary actors, polarizing the conflict.
The Arab Levant-Maghreb press omits the conditional nature of Iran's commitment as stated by its UN ambassador, and the context of mutual exchanges of fire, presenting a more one-sided narrative of US aggression.
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