
La veste en cuir de Jensen Huang, icône noire de l’ère de l’intelligence artificielle
Adjugée 960 000 dollars chez Sotheby’s, la veste Tom Ford du PDG de Nvidia cristallise la ferveur des collectionneurs pour les artefacts de l’intelligence artificielle.
Un simple blouson de cuir noir, posé sur un cintre, a fait vaciller les enchères. Le 17 juillet, dans la salle new-yorkaise de Sotheby’s, 45 collectionneurs se sont disputé la veste portée par Jensen Huang lors d’un événement Foxconn à Taipei en 2023. Estimée entre 40 000 et 60 000 dollars, elle a finalement été adjugée pour 960 000 dollars — près de seize fois son prix le plus optimiste. Le marteau tombé, l’objet a quitté le monde du prêt-à-porter pour entrer dans celui des reliques culturelles.
Depuis près de vingt ans, le PDG de Nvidia ne se montre quasiment jamais en public sans cette carapace de cuir sombre. En couverture de Time en 2021, lors des lancements de produits ou dans les allées des salons technologiques, la veste est devenue une seconde peau. Huang en plaisante volontiers : en 2023, il confiait en podcast que sa garde-robe était entièrement gérée par son épouse et sa fille. L’anecdote, loin de banaliser le vêtement, en a renforcé l’aura. Elle rappelle que derrière l’uniforme du dirigeant se cache un rituel domestique, une signature visuelle presque malgré lui.
Cette veste s’inscrit dans une généalogie d’uniformes patronaux qui fascinent la culture tech mondiale. La presse brésilienne et malaisienne la compare spontanément au col roulé noir de Steve Jobs ou aux t-shirts gris de Mark Zuckerberg. Mais là où ces tenues évoquaient une simplicité monacale, le cuir de Huang — un modèle Tom Ford avoisinant les 10 000 dollars au détail — projette une image plus rock, presque rebelle, pour celui qui dirige l’entreprise la plus valorisée de la planète. La presse indonésienne souligne le contraste : un homme dont la fortune personnelle dépasse 3 100 billions de roupies, drapé dans un vêtement devenu totem.
L’enchère dépasse la simple curiosité pour un vêtement de célébrité. Selon Sotheby’s, la vente a attiré des collectionneurs désireux de posséder un artefact de l’ère de l’intelligence artificielle, une période que les observateurs du marché de l’art commencent à documenter. Le produit de la vente, a précisé la maison de ventes, sera reversé à l’Edge Institute, une organisation à but non lucratif dédiée à l’innovation. La somme servira à financer des bourses et des programmes de résidence, transformant un objet de mode en levier philanthropique.
L’image la plus tenace, pourtant, n’est pas celle du marteau d’ivoire. Elle remonte à 2024, lorsque Huang, sur une scène de conférence, retire sa veste et la tend à Mark Zuckerberg. Le patron de Meta, en l’enfilant, lance : « Elle a encore plus de valeur parce qu’elle a été portée. » Un échange sportif, presque rituel, qui résume la circulation des symboles dans la Silicon Valley. Aujourd’hui, la veste a trouvé un autre dos. Elle continue de raconter, silencieusement, une époque où le cuir noir est devenu l’étendard d’une révolution algorithmique.
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.30 | aligned |
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| Presse latino-américaine | +0.10 | neutral |
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
La veste de Jensen Huang est une icône de l'ère de l'IA, et son prix vertigineux le prouve.
En comparant Huang à Steve Jobs et Mark Zuckerberg, le prix élevé est normalisé comme faisant partie du culte de la personnalité tech.
Il n'est pas mentionné que les bénéfices vont à une organisation à but non lucratif, se concentrant uniquement sur l'aspect célébratoire.
La vente aux enchères de la veste de Jensen Huang ne concerne pas seulement un article de mode; il s'agit de la façon dont la technologie peut générer des ressources pour le bien social.
En mettant en avant la destination philanthropique des bénéfices, le récit déplace l'attention du culte de la personnalité vers la responsabilité sociale.
Il ne mentionne pas la comparaison avec Steve Jobs et le statut emblématique, se concentrant uniquement sur l'aspect caritatif.
La veste est un symbole du culte de la personnalité dans le monde de la tech, et le prix d'enchère montre combien un tel symbole peut valoir.
En comparant Huang à Steve Jobs et Mark Zuckerberg, le prix élevé est normalisé comme une partie naturelle de la culture des célébrités technologiques.
Il ne mentionne pas que les bénéfices vont à une organisation caritative, ce qui pourrait changer l'interprétation de la vente aux enchères.
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