
Royaume-Uni : Keir Starmer décoré par Paris avant de céder le pouvoir à Andy Burnham
Le premier ministre sortant a reçu la Légion d'honneur pour son rôle dans la coalition de soutien à l'Ukraine, tandis que son successeur promet une rupture à gauche et une décentralisation accrue.
Le premier ministre britannique Keir Starmer a achevé son mandat par une cérémonie à Paris, où le président Emmanuel Macron lui a remis la Légion d'honneur au grade de grand officier, lundi 13 juillet. Selon l'Élysée, cette distinction salue son rôle dans la constitution de la « coalition des volontaires » en soutien à l'Ukraine face à l'invasion russe, ainsi que le renforcement de la relation bilatérale. M. Starmer est le seul chef de gouvernement britannique, avec Winston Churchill, à recevoir la plus haute décoration française. Mercredi, lors de sa dernière séance de questions au Parlement, il a déclaré laisser le pays « en meilleur état » qu'à son arrivée, avant de céder la place le 20 juillet à Andy Burnham, seul candidat à la direction du Parti travailliste.
Ce passage de relais intervient dans un contexte économique dégradé. Dans son rapport annuel sur le Royaume-Uni publié mercredi, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) appelle à maintenir la discipline budgétaire, à réduire les dépenses de retraite et à combler les écarts de productivité entre les régions. L'institution parisienne prévoit une croissance de 0,9 % en 2026, freinée par la volatilité des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient. Andy Burnham, ancien maire de Manchester, entend justement répondre à ces fractures territoriales par une politique de décentralisation qu'il nomme « manchestérisme ». Selon des analystes politiques britanniques, il incarne un recentrage à gauche du Labour, avec des promesses de renationalisation de certains services publics et de reprise en main de l'État-providence, rompant avec la ligne centriste de son prédécesseur.
Le nouveau locataire du 10 Downing Street hérite également d'une crise sécuritaire. L'assassinat de l'ex-députée Ann Widdecombe, retrouvée morte à son domicile le 10 juillet, a conduit la police antiterroriste à privilégier la piste d'un acte ciblé, possiblement motivé par une idéologie d'extrême gauche, selon les enquêteurs. Un suspect de 28 ans est en garde à vue pour meurtre et infractions terroristes. Face à ce climat de violence politique, M. Burnham a appelé à une « révision sérieuse » de la protection des élus, tandis que des figures du parti Reform UK dénoncent une dégradation de leur sécurité. Les milieux parlementaires britanniques relèvent que trois députés ou ex-députés ont été tués en onze ans, illustrant un « obscurcissement » de la vie publique.
Sur le plan international, le départ de Keir Starmer laisse en suspens la dynamique de la coalition de volontaires, qui a tenu son dernier sommet à Paris lundi en présence de 37 pays. Les participants ont annoncé que la force multinationale destinée à se déployer en Ukraine après un cessez-le-feu commencerait à s'entraîner dans les pays voisins dans les prochains mois. Du côté des capitales européennes, on s'interroge sur la continuité de l'engagement britannique sous Andy Burnham, dont les priorités diplomatiques restent peu connues. La passation de pouvoir officielle est prévue le 20 juillet, après la rencontre du nouveau premier ministre avec le roi Charles III. Les premières nominations au sein du gouvernement et le discours de politique générale attendu en septembre devraient préciser la feuille de route de ce septième premier ministre en dix ans.
| Presse russe et CEI | −1.00 | critical |
|---|---|---|
| Presse israélienne | +1.00 | aligned |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.40 | critical |
Starmer's premiership has been a total failure, a leader who squandered his landslide majority and lost control of his party.
A political science professor is cited to legitimize the judgment of failure, using the word 'failure' as a definitive label.
The awarding of the Legion of Honour to Starmer and his role in the Ukraine coalition are absent, elements that could have balanced the negative judgment.
Keir Starmer received France's highest honour, a deserved recognition for his work on European security, and bid an emotional farewell to parliament.
The exceptional nature of the honour (only Churchill) and the emotion of the farewell are highlighted to create a triumphant and positive narrative.
The murder of Ann Widdecombe and criticism of Starmer's failure are omitted, as are the economic challenges Burnham will face.
The murder of Ann Widdecombe and MP security are the top priority; Starmer's failure is evident and Burnham must learn from mistakes.
The murder is linked to a broader threat to democracy, using the case to criticize Starmer's record and justify the need for a change of direction.
The French honour and recognition for Starmer's work in Ukraine are absent, as is his emotional farewell to parliament.
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