
Slaven Bilic, le retour d’un vétéran pour relancer la Croatie après le choc portugais
L’ancien défenseur international, déjà sélectionneur de 2006 à 2012, remplace Zlatko Dalic, démissionnaire après l’élimination en seizièmes de finale du Mondial 2026 face au Portugal.
Le comité exécutif de la Fédération croate de football (HNS) a annoncé, lundi 13 juillet, la nomination à l’unanimité de Slaven Bilic au poste de sélectionneur national. À 57 ans, l’ancien international retrouve un banc qu’il avait occupé pendant six ans, succédant à Zlatko Dalic, dont la démission a suivi de quelques jours la défaite 2-1 contre le Portugal en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Ce match, marqué par l’annulation de trois buts croates pour hors-jeu selon les médias du Golfe, a scellé une sortie de route précoce qui contraste avec l’âge d’or récent de la sélection.
L’héritage de Dalic pèse lourd : finaliste en 2018, troisième en 2022, finaliste de la Ligue des nations en 2023. La presse européenne, notamment allemande et britannique, souligne le défi immense qui attend Bilic, dont le premier mandat (2006-2012) n’avait pas dépassé les quarts de finale de l’Euro 2008. L’intéressé a reconnu devant la presse la difficulté de succéder à une telle ère, tout en se disant « plus mûr et plus expérimenté » qu’à ses débuts, avec la même motivation. Il a également évoqué le cas du capitaine Luka Modric, 40 ans, dont la décision de poursuivre ou non en sélection lui appartient, tout en espérant qu’il continue.
Le parcours d’entraîneur de Bilic depuis 2012 offre un éclairage sur le choix de la fédération. Passé par le Lokomotiv Moscou, Besiktas, West Ham, West Bromwich Albion, Watford, le Beijing Guoan et deux clubs saoudiens (Al-Ittihad et Al-Fateh), il a accumulé une expérience que les observateurs russes et du Golfe mettent en avant, tandis que les médias latino-américains y voient le profil d’un « reconstructeur » après le « fracaso » mondial. La presse anglaise rappelle volontiers son fait d’armes de novembre 2007, une victoire à Wembley qui avait privé l’Angleterre de l’Euro 2008.
La première échéance de Bilic sera la Ligue des nations en septembre et octobre, avec un groupe A relevé comprenant la Tchéquie, l’Espagne (deux fois) et l’Angleterre. Au-delà, l’objectif affiché est la qualification pour l’Euro 2028, coorganisé par le Royaume-Uni et l’Irlande, puis la construction d’une équipe compétitive en vue du Mondial 2030. Le président de la HNS, Marijan Kustic, a salué l’« expérience étendue » de Bilic, convaincu qu’il est « la bonne personne » pour maintenir la Croatie parmi l’élite.
| Presse atlantique / anglosphère | +0.60 | aligned |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | +0.20 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | +0.30 | aligned |
| Presse européenne continentale | +0.30 | aligned |
La Croatie accueille un vainqueur confirmé, Bilic, dont le triomphe à Wembley résonne encore. La fédération fait confiance à sa maturité pour poursuivre le travail de Dalic.
Le bloc utilise la victoire nostalgique de Wembley pour présenter Bilic comme une figure héroïque, créant un récit positif qui passe sous silence ses échecs ultérieurs.
Le bloc atlantique omet la campagne décevante de Bilic à l'Euro 2012, qui s'est terminée par une élimination en phase de groupes, afin de maintenir un ton purement célébratoire.
La Russie revendique Bilic comme l'un des siens, soulignant son passage réussi au Lokomotiv Moscou. La nomination témoigne de la qualité du football russe.
Le bloc met l'accent sur le lien russe de Bilic pour créer un sentiment d'appartenance et de fierté, minimisant ses autres expériences internationales.
Le bloc russe omet les expériences d'entraîneur de Bilic en dehors de la Russie, comme à West Ham et en Arabie saoudite, pour se concentrer uniquement sur son lien avec le Lokomotiv.
La région du Golfe célèbre la nomination d'un ancien entraîneur d'Al-Ittihad, montrant l'influence croissante du championnat saoudien. Le retour de Bilic en Croatie est un moment de fierté pour le football saoudien.
Le bloc met en avant son lien avec le club saoudien pour affirmer la pertinence du championnat, ignorant sa carrière d'entraîneur plus large.
Le bloc du Golfe omet les détails du précédent mandat croate de Bilic et son lien russe, se concentrant uniquement sur son passage au club saoudien.
L'Allemagne accueille le retour d'une ancienne star de la Bundesliga sur la scène internationale, soulignant le rôle de la ligue dans la formation des meilleurs entraîneurs. Le parcours de Bilic en Bundesliga est un élément clé de son identité.
Le bloc met l'accent sur son passé en Bundesliga pour revendiquer un héritage footballistique européen commun, omettant ses rôles d'entraîneur non européens.
Le bloc européen continental omet les expériences d'entraîneur de Bilic en dehors de l'Europe, comme en Russie et en Arabie saoudite, pour le présenter comme un produit du football européen.
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