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Géopolitique et Politiquelundi 29 juin 2026

Poutine reconnaît une pénurie de carburant après les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes

Le président russe admet pour la première fois des difficultés d'approvisionnement en essence, conséquence directe de la campagne de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques.

Vladimir Poutine a reconnu, dimanche 28 juin, que la Russie connaissait « une certaine pénurie » de carburant, tout en la qualifiant de « non critique ». Cette déclaration, faite lors d’un entretien télévisé et d’une réunion gouvernementale, intervient après une série de frappes de drones ukrainiens qui ont visé, dans la nuit, deux raffineries majeures à Slaviansk-na-Koubani (région de Krasnodar) et à Iaroslavl, provoquant des incendies et au moins un mort. Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir intercepté 209 drones au cours de cette seule nuit, signe de l’intensification d’une campagne ukrainienne qui cible désormais les infrastructures énergétiques russes jusqu’à 700 kilomètres de la frontière.

Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a assumé ces attaques, les qualifiant de « sanctions à longue portée » destinées à réduire les ressources alimentant la machine de guerre russe. Selon Kiev, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large de quarante jours visant à contraindre Moscou à négocier. Les autorités russes, quant à elles, dénoncent des « actes terroristes » et une tentative de semer la division au sein de la société. Vladimir Poutine a révélé que l’Ukraine avait proposé un arrêt mutuel des frappes en profondeur et une limitation des combats aux quatre régions annexées (Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson), mais il a rejeté ces offres, estimant que les ripostes russes étaient « bien plus puissantes et destructrices » et que « sauver le régime de Kiev ne fait pas partie de nos plans ».

Les conséquences de cette campagne de frappes se font sentir bien au-delà des sites touchés. En Crimée, annexée en 2014, les autorités installées par Moscou ont décrété l’état d’urgence et suspendu la vente de carburant aux civils, tandis que des coupures d’électricité touchent plusieurs villes. Dans de nombreuses régions russes, de la Sibérie à la région de Moscou, des files d’attente se forment aux stations-service et des restrictions de vente sont imposées. Selon des analystes occidentaux, plus de 20 % des capacités de raffinage russes seraient affectées, et la production de produits pétroliers a chuté d’environ 13 % en mai par rapport à l’année précédente. Le gouvernement russe a mis en place une cellule de crise et envisage une interdiction totale des exportations de diesel, tout en accélérant la production de systèmes de défense aérienne.

Cette dégradation de la situation énergétique russe s’inscrit dans un conflit qui dure depuis plus de quatre ans. L’invasion à grande échelle lancée en février 2022 n’a pas permis à Moscou d’atteindre ses objectifs initiaux, et les lignes de front sont largement gelées. D’après des sources militaires occidentales, les frappes ukrainiennes sur les chaînes logistiques russes, notamment via la Crimée, compliquent le ravitaillement des troupes au front et ralentissent les offensives. Parallèlement, les pertes humaines russes sont estimées à un demi-million de morts, selon les services de renseignement britanniques, ce qui accentue la pression sur le Kremlin.

Sur le plan diplomatique, Vladimir Poutine a indiqué que des contacts se poursuivaient avec les États-Unis, mais a conditionné toute avancée à la fin de la « phase active » du conflit iranien. Il a réaffirmé que l’objectif prioritaire restait la « libération complète du Donbass et de la Nouvelle-Russie ». Les propositions ukrainiennes de gel des frappes à longue distance et de limitation territoriale des combats semblent donc pour l’instant écartées, tandis que la pression sur les infrastructures énergétiques russes devrait se maintenir, selon les déclarations de Kiev.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Poutine a été contraint de reconnaître une crise du carburant en Russie, avec des files d'attente dans les stations-service et des pénuries dans plusieurs régions, suite aux frappes ukrainiennes sur les raffineries. Le Kremlin envisage une interdiction totale des exportations de diesel pour stabiliser le marché intérieur. La situation met en lumière les difficultés croissantes de Moscou à soutenir son effort de guerre.

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Poutine a reconnu des pénuries de carburant en Russie après les frappes ukrainiennes sur les raffineries, mais en a minimisé l'impact et a annoncé la création d'un groupe de travail pour garantir l'approvisionnement. Une interdiction des exportations de diesel est à l'étude. La situation est présentée comme un défi gérable, sans remettre en cause la capacité de réponse du gouvernement.

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lundi 29 juin 2026

Poutine reconnaît une pénurie de carburant après les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes

Le président russe admet pour la première fois des difficultés d'approvisionnement en essence, conséquence directe de la campagne de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques.

Vladimir Poutine a reconnu, dimanche 28 juin, que la Russie connaissait « une certaine pénurie » de carburant, tout en la qualifiant de « non critique ». Cette déclaration, faite lors d’un entretien télévisé et d’une réunion gouvernementale, intervient après une série de frappes de drones ukrainiens qui ont visé, dans la nuit, deux raffineries majeures à Slaviansk-na-Koubani (région de Krasnodar) et à Iaroslavl, provoquant des incendies et au moins un mort. Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir intercepté 209 drones au cours de cette seule nuit, signe de l’intensification d’une campagne ukrainienne qui cible désormais les infrastructures énergétiques russes jusqu’à 700 kilomètres de la frontière.

Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a assumé ces attaques, les qualifiant de « sanctions à longue portée » destinées à réduire les ressources alimentant la machine de guerre russe. Selon Kiev, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large de quarante jours visant à contraindre Moscou à négocier. Les autorités russes, quant à elles, dénoncent des « actes terroristes » et une tentative de semer la division au sein de la société. Vladimir Poutine a révélé que l’Ukraine avait proposé un arrêt mutuel des frappes en profondeur et une limitation des combats aux quatre régions annexées (Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson), mais il a rejeté ces offres, estimant que les ripostes russes étaient « bien plus puissantes et destructrices » et que « sauver le régime de Kiev ne fait pas partie de nos plans ».

Les conséquences de cette campagne de frappes se font sentir bien au-delà des sites touchés. En Crimée, annexée en 2014, les autorités installées par Moscou ont décrété l’état d’urgence et suspendu la vente de carburant aux civils, tandis que des coupures d’électricité touchent plusieurs villes. Dans de nombreuses régions russes, de la Sibérie à la région de Moscou, des files d’attente se forment aux stations-service et des restrictions de vente sont imposées. Selon des analystes occidentaux, plus de 20 % des capacités de raffinage russes seraient affectées, et la production de produits pétroliers a chuté d’environ 13 % en mai par rapport à l’année précédente. Le gouvernement russe a mis en place une cellule de crise et envisage une interdiction totale des exportations de diesel, tout en accélérant la production de systèmes de défense aérienne.

Cette dégradation de la situation énergétique russe s’inscrit dans un conflit qui dure depuis plus de quatre ans. L’invasion à grande échelle lancée en février 2022 n’a pas permis à Moscou d’atteindre ses objectifs initiaux, et les lignes de front sont largement gelées. D’après des sources militaires occidentales, les frappes ukrainiennes sur les chaînes logistiques russes, notamment via la Crimée, compliquent le ravitaillement des troupes au front et ralentissent les offensives. Parallèlement, les pertes humaines russes sont estimées à un demi-million de morts, selon les services de renseignement britanniques, ce qui accentue la pression sur le Kremlin.

Sur le plan diplomatique, Vladimir Poutine a indiqué que des contacts se poursuivaient avec les États-Unis, mais a conditionné toute avancée à la fin de la « phase active » du conflit iranien. Il a réaffirmé que l’objectif prioritaire restait la « libération complète du Donbass et de la Nouvelle-Russie ». Les propositions ukrainiennes de gel des frappes à longue distance et de limitation territoriale des combats semblent donc pour l’instant écartées, tandis que la pression sur les infrastructures énergétiques russes devrait se maintenir, selon les déclarations de Kiev.

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