
Ménopause : l’Italie lance une campagne pour réécrire les règles de la santé féminine
Présentée à la Chambre des députés, l’initiative « Menopausa, riscriviamo le regole » entend combattre les stéréotypes et améliorer la prise en charge d’une phase qui occupe désormais un tiers de la vie des femmes.
Récemment, la Chambre des députés italienne a accueilli le lancement de la campagne nationale « Menopausa, riscriviamo le regole » (Ménopause, réécrivons les règles). Portée par des endocrinologues, gynécologues et oncologues, cette initiative vise à déconstruire les clichés qui associent la ménopause à une perte de valeur sociale et à sensibiliser les professionnels de santé comme le grand public. Avec l’allongement de l’espérance de vie, cette période, incluant la post-ménopause, peut s’étendre de 50 à plus de 80 ans, soit un tiers de l’existence. Pourtant, l’information sur les changements hormonaux et leurs conséquences reste lacunaire, tant en Italie qu’ailleurs.
La ménopause constitue la seconde grande transition hormonale de la vie féminine, après la puberté, rappelle l’endocrinologue Annamaria Colao, vice-présidente du Conseil supérieur de santé italien. La chute des œstrogènes et de la progestérone accroît les risques cardiovasculaires, métaboliques et osseux, tandis que des symptômes comme les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil ou l’anxiété altèrent la qualité de vie. Face à cette complexité, des modèles de soins intégrés émergent. Aux Émirats arabes unis, plusieurs groupes hospitaliers – Burjeel Medical City, Medcare, Aster, HealthHub – ont structuré des parcours multidisciplinaires réunissant gynécologie, endocrinologie, nutrition, dermatologie et soutien psychologique, de l’adolescence à la post-ménopause. Ces dispositifs, tels que « Elle by Medcare » ou « Care for Her », entendent dépasser la simple consultation pour offrir un suivi continu et personnalisé.
Les enjeux de prévention sont considérables. L’oncologue Massimo Di Maio, président de l’Association italienne d’oncologie médicale, souligne que l’incidence des cancers du sein, du côlon et du poumon augmente après 50 ans, rendant essentiels le dépistage et la lutte contre la sédentarité. En Espagne, les spécialistes de l’Hôpital Clínic de Barcelone alertent sur la prediabète, une phase silencieuse qui évolue vers un diabète de type 2 dans 25 à 70 % des cas en l’absence d’intervention sur le mode de vie. La santé mentale n’est pas en reste : des études indonésiennes confirment que la méditation peut réduire l’anxiété de manière aussi efficace qu’un traitement médicamenteux pour certains patients, une piste pertinente pour les troubles de l’humeur liés aux fluctuations hormonales.
La campagne italienne prévoit la publication d’un ouvrage, « M come Menopausa », et la création d’un portail d’information. Elle marque une étape dans la reconnaissance de la ménopause comme enjeu de santé publique, au-delà des frontières. Reste à observer si cette mobilisation inspirera d’autres pays européens et du Golfe à systématiser une approche préventive et intégrée, alors que les systèmes de santé peinent encore à coordonner les expertises autour d’une phase de vie qui concerne la moitié de l’humanité.
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Aux Émirats arabes unis, la santé des femmes est redéfinie par des écosystèmes de soins intégrés qui accompagnent la femme de l'adolescence à la ménopause, en réunissant fertilité, obstétrique, génétique et bien-être sous un même toit. Le dépistage précoce et la prévention sont intégrés de manière fluide dans une expérience haut de gamme centrée sur la patiente, conçue pour que chaque femme se sente vue, soutenue et en sécurité. Le Golfe se positionne ainsi en pionnier d'une médecine holistique et prédictive, où le luxe de l'intégration devient la nouvelle norme.
Alors que d'autres nations progressent dans les soins prédictifs et intégrés pour les femmes, le système de santé public canadien s'effondre sous le poids de délais d'attente insoutenables et d'une pénurie chronique de médecins de famille. La promesse d'un test sanguin pour prédire le cancer semble un rêve lointain quand l'accès à un médecin de premier recours est devenu un luxe. La crise n'est plus un débat politique abstrait, mais une expérience profondément personnelle faite de douleur, d'attente aux urgences et d'un sentiment d'abandon.
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