
Pologne : le veto présidentiel enterre la légalisation des unions civiles
Le président conservateur Karol Nawrocki a rejeté le projet de loi du gouvernement Tusk, invoquant la protection constitutionnelle du mariage comme union entre un homme et une femme.
Le président polonais Karol Nawrocki a opposé son veto, vendredi 17 juillet, au projet de loi visant à instaurer un « statut de personne proche » pour les couples non mariés, y compris de même sexe. Ce texte, porté par le gouvernement centriste de Donald Tusk, prévoyait d’accorder à ces couples des droits en matière de succession, de propriété commune, d’accès aux informations médicales et de funérailles, sans toutefois ouvrir le mariage. Le veto, qui concerne également un second projet de loi sur les contrats de cohabitation, bloque de fait toute reconnaissance légale des unions homosexuelles en Pologne.
Le président Nawrocki, élu avec le soutien du parti conservateur Droit et Justice (PiS), a justifié sa décision en se présentant comme le « gardien de la Constitution ». Il a rappelé que l’article 18 de la loi fondamentale polonaise définit le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, et que toute forme d’union civile risquerait d’affaiblir ce statut particulier. « La famille est le fondement de la survie de la nation », a-t-il déclaré, reprenant un argumentaire porté par les milieux traditionalistes et l’Église catholique, très influente dans le pays.
Du côté du gouvernement, le premier ministre Donald Tusk a dénoncé un « mépris pour le peuple et son droit au bonheur ». La Coalition civique, formation pro-européenne, avait fait de cette réforme une promesse de campagne, initialement prévue dans les cent premiers jours de son mandat. Mais le texte a été retardé par les négociations avec les partenaires de coalition plus conservateurs, notamment le Parti paysan polonais (PSL), et se heurtait à l’opposition frontale du chef de l’État. Le Parlement ne dispose pas de la majorité des trois cinquièmes nécessaire pour passer outre le veto présidentiel, ce qui rend le blocage définitif.
Cette décision maintient la Pologne dans le groupe des derniers États membres de l’Union européenne à ne reconnaître ni le mariage ni l’union civile entre personnes de même sexe, aux côtés de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Slovaquie. Selon des analystes européens, ce clivage reflète une fracture persistante entre l’Ouest et l’Est du continent sur les questions sociétales. La Pologne est toutefois tenue, en vertu d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, de reconnaître les mariages homosexuels célébrés à l’étranger, créant une situation juridique hybride. La ministre chargée de l’Égalité, Katarzyna Kotula, a annoncé qu’elle chercherait désormais à obtenir des droits pour ces couples par d’autres voies législatives ou réglementaires.
| Presse russe et CEI | +0.90 | aligned |
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| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.20 | neutral |
La Russia celebra il veto del presidente polacco come un atto di difesa della famiglia tradizionale e della sovranità nazionale contro le pressioni liberali dell'UE.
La Russia personifica lo stato polacco nel presidente, presentandolo come un eroe che protegge la costituzione, e demonizza la legge come una minaccia esistenziale per l'istituto del matrimonio.
La Russia omette che la legge era stata proposta dal governo centrista di Tusk per allinearsi agli standard europei e che riguardava tutte le coppie non sposate, non solo quelle omosessuali.
L'America Latina riporta il fatto senza prendere posizione, descrivendo il veto come un atto del presidente conservatore contro una proposta del governo centrista.
L'America Latina adotta un tono distaccato e fattuale, elencando le parti in causa senza giudizio, il che rende la notizia un semplice resoconto di cronaca.
L'America Latina omette il contesto europeo e le pressioni dell'UE per l'adozione di leggi sui diritti LGBT, nonché le reazioni del governo polacco.
L'Europa continentale critica il veto come un ostacolo ai diritti civili e sottolinea l'isolamento della Polonia in materia di riconoscimento delle coppie omosessuali.
L'Europa continentale universalizza la questione inserendola nel quadro dei diritti umani europei, facendo leva sul confronto con altri paesi per evidenziare l'arretratezza della Polonia.
L'Europa continentale omette la giustificazione costituzionale dettagliata del presidente e il fatto che la legge non introduceva il matrimonio ma solo unioni civili.
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