
Menaces de mort contre Trump : Téhéran et ses alliés multiplient les provocations
Depuis les funérailles de l'ayatollah Khamenei, assassinats, vidéos et primes visent le président américain, tandis que les négociations bilatérales se poursuivent.
Des fresques murales montrant Donald Trump dans un cercueil, des panneaux d'affichage suggérant son assassinat, une vidéo détaillant l'itinéraire de son convoi, et une prime de 10 millions de dollars offerte par une milice irakienne : depuis la mi-juillet, les appels publics à tuer le président des États-Unis se sont multipliés en Iran et dans la région. À Téhéran, une peinture géante sur la place Enghelab – lieu habituel des cérémonies officielles – affiche le slogan « Nous tuerons Trump » en persan et en anglais, tandis qu'un panneau contrôlé par une organisation liée aux Gardiens de la révolution joue sur les majuscules pour désigner la prochaine cible après la mort du sénateur Lindsey Graham. Selon des sources proches du régime iranien, ces messages ne relèvent pas d'actes isolés mais d'une campagne orchestrée avec l'aval des autorités.
À Téhéran, cette escalade verbale est interprétée par des analystes comme une opération de guerre psychologique et de mobilisation intérieure. D'après le juriste et chercheur en droits humains Moein Khazaeli, cité par des médias allemands, le régime tente de masquer ses revers militaires en projetant une image de force et de détermination, tout en s'adressant à sa base partisane. La publication par le quotidien conservateur Hamshahri d'une « liste de personnes recherchées » incluant treize responsables occidentaux – parmi lesquels le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron et la première ministre italienne Giorgia Meloni – s'inscrit dans cette logique de dissuasion ostentatoire. À Washington, en revanche, les services de renseignement considèrent ces menaces comme crédibles, le président Trump ayant lui-même averti que toute tentative d'assassinat entraînerait une riposte « sévère et dévastatrice ».
Cette surenchère intervient alors que, selon la Maison Blanche, les États-Unis et l'Iran maintiennent des échanges diplomatiques étroits. Pour Donald Trump, le conflit devient un piège stratégique : tolérer des menaces de mort publiques est politiquement intenable, mais il souhaite mettre fin à une guerre impopulaire avant les élections de mi-mandat. D'après des observateurs européens, Téhéran exploite cette contradiction pour élargir sa marge de manœuvre dans les négociations, tout en sachant que les frappes américaines et israéliennes ont démontré leur capacité à décimer les cercles dirigeants iraniens.
La mort de l'ayatollah Ali Khamenei lors d'un bombardement américano-israélien en février, suivie de funérailles grandioses début juillet, a fourni le terreau de cette rhétorique vengeresse. Le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, a juré de venger le sang versé, tandis que les échanges de tirs se poursuivent : l'Iran revendique des attaques de drones contre des bases américaines au Koweït et en Syrie, et les États-Unis bombardent des infrastructures dans le sud du pays. Le dossier reste ouvert, les deux parties semblant pour l'heure privilégier une logique de négociation sous la menace, sans qu'aucune avancée concrète ne soit annoncée.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.40 | critical |
| Presse européenne continentale | −0.80 | critical |
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