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Sportdimanche 28 juin 2026

L’Iran éliminé du Mondial 2026 : un parcours entre drame sportif et logiques de guerre

Trois nuls, un but refusé pour un orteil hors-jeu et un camp de base contraint à Tijuana : l’équipe iranienne quitte la Coupe du monde invaincue mais éliminée, en dénonçant un traitement « injuste et antidesportif ».

Le scénario d’élimination de l’Iran restera comme l’un des plus cruels de ce Mondial 2026. Vendredi soir à Seattle, face à l’Égypte, le défenseur Shoja Khalilzadeh croit offrir la qualification historique aux siens en poussant le ballon au fond des filets à la 93e minute. La joie perse est pourtant brisée par l’intervention de l’assistance vidéo : pour un bout de pied au-delà de l’avant-dernier défenseur égyptien, le but est annulé. Quelques instants plus tard, une tête du même Khalilzadeh s’écrase sur la barre transversale. Le match nul 1-1, conjugué aux autres résultats du groupe G, laisse l’Iran en troisième position avec trois points, à la merci des confrontations du lendemain.

Le sort de la sélection asiatique bascule définitivement samedi, au terme d’une après-midi à suspense. Les calculs sont simples : il suffit que la Croatie perde contre le Ghana, que la RD Congo ne batte pas l’Ouzbékistan, ou qu’Autriche et Algérie ne fassent pas match nul. Aucune de ces conditions ne se réalise. Le coup de grâce intervient à Kansas City, où l’Algérie mène 3-2 dans le temps additionnel, avant que l’Autrichien Sasa Kalajdzic, entré deux minutes plus tôt, n’égalise de la tête sur l’ultime action. Ce 3-3 renvoie l’Iran à Téhéran, invaincu mais éliminé, tandis que les Fennecs et le Wunderteam poursuivent leur route.

Au-delà de la dramaturgie sportive, la campagne iranienne s’est déroulée dans un climat de tensions inédit. En guerre avec les États-Unis depuis février, la délégation s’est vu refuser des visas pour une partie de son encadrement et a dû transférer son camp de base de Tucson, en Arizona, à Tijuana, au Mexique. Les autorités américaines n’autorisaient l’entrée sur leur sol que la veille des matchs, imposant un retour immédiat au Mexique après chaque rencontre. Le sélectionneur Amir Ghalenoei a dénoncé « l’équipe la plus opprimée de toute la Coupe du monde », tandis que le capitaine Mehdi Taremi a qualifié le tournoi de « désastre » en pointant l’absence de son staff logistique, bloqué par les restrictions de visas.

Les réactions officielles ont mêlé gratitude et amertume. La Fédération iranienne a remercié le « merveilleux peuple du Mexique » et la ville de Tijuana pour leur hospitalité, tout en fustigeant un « traitement injuste et antidesportif » de la part du pays hôte. Dans les vestiaires de Los Angeles puis de Seattle, les joueurs ont laissé des messages manuscrits appelant au respect du fair-play, allusion à peine voilée aux craintes d’un arrangement entre Autriche et Algérie. La presse nord-américaine, notamment ESPN, a salué un parcours « remarquable », quand des médias latino-américains et européens soulignaient surtout l’enchevêtrement inédit entre sport et conflit armé.

L’élimination de l’Iran, troisième de son groupe derrière la Belgique et l’Égypte, met fin à un Mondial disputé sous haute contrainte. Les Perses quittent la compétition sans avoir perdu le moindre match, mais avec le sentiment tenace que la géopolitique a pesé aussi lourd que les arrêts du VAR ou les poteaux. Leur prochain rendez-vous international s’inscrira dans un contexte régional toujours incertain, alors que les frappes militaires se poursuivent entre Téhéran et Washington.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse atlantique / anglosphère
Presse latino-américaine
IndignationVictimisation

Latin American press highlights Iran's criticism of the United States for 'unfair and unsportsmanlike' treatment during the World Cup. It also notes the team's gratitude towards the Mexican people for their hospitality. The elimination is portrayed as bitter, with emphasis on the logistical difficulties imposed by the US.

Presse atlantique / anglosphère
ScepticismeIndignation

The Atlantic press presents a mixed picture: some outlets criticize FIFA and the US for double standards, while others mock ESPN's praise of Iran's 'remarkable' winless run. The overall narrative focuses on Iran's unlucky elimination and the team's emotional response.

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dimanche 28 juin 2026

L’Iran éliminé du Mondial 2026 : un parcours entre drame sportif et logiques de guerre

Trois nuls, un but refusé pour un orteil hors-jeu et un camp de base contraint à Tijuana : l’équipe iranienne quitte la Coupe du monde invaincue mais éliminée, en dénonçant un traitement « injuste et antidesportif ».

Le scénario d’élimination de l’Iran restera comme l’un des plus cruels de ce Mondial 2026. Vendredi soir à Seattle, face à l’Égypte, le défenseur Shoja Khalilzadeh croit offrir la qualification historique aux siens en poussant le ballon au fond des filets à la 93e minute. La joie perse est pourtant brisée par l’intervention de l’assistance vidéo : pour un bout de pied au-delà de l’avant-dernier défenseur égyptien, le but est annulé. Quelques instants plus tard, une tête du même Khalilzadeh s’écrase sur la barre transversale. Le match nul 1-1, conjugué aux autres résultats du groupe G, laisse l’Iran en troisième position avec trois points, à la merci des confrontations du lendemain.

Le sort de la sélection asiatique bascule définitivement samedi, au terme d’une après-midi à suspense. Les calculs sont simples : il suffit que la Croatie perde contre le Ghana, que la RD Congo ne batte pas l’Ouzbékistan, ou qu’Autriche et Algérie ne fassent pas match nul. Aucune de ces conditions ne se réalise. Le coup de grâce intervient à Kansas City, où l’Algérie mène 3-2 dans le temps additionnel, avant que l’Autrichien Sasa Kalajdzic, entré deux minutes plus tôt, n’égalise de la tête sur l’ultime action. Ce 3-3 renvoie l’Iran à Téhéran, invaincu mais éliminé, tandis que les Fennecs et le Wunderteam poursuivent leur route.

Au-delà de la dramaturgie sportive, la campagne iranienne s’est déroulée dans un climat de tensions inédit. En guerre avec les États-Unis depuis février, la délégation s’est vu refuser des visas pour une partie de son encadrement et a dû transférer son camp de base de Tucson, en Arizona, à Tijuana, au Mexique. Les autorités américaines n’autorisaient l’entrée sur leur sol que la veille des matchs, imposant un retour immédiat au Mexique après chaque rencontre. Le sélectionneur Amir Ghalenoei a dénoncé « l’équipe la plus opprimée de toute la Coupe du monde », tandis que le capitaine Mehdi Taremi a qualifié le tournoi de « désastre » en pointant l’absence de son staff logistique, bloqué par les restrictions de visas.

Les réactions officielles ont mêlé gratitude et amertume. La Fédération iranienne a remercié le « merveilleux peuple du Mexique » et la ville de Tijuana pour leur hospitalité, tout en fustigeant un « traitement injuste et antidesportif » de la part du pays hôte. Dans les vestiaires de Los Angeles puis de Seattle, les joueurs ont laissé des messages manuscrits appelant au respect du fair-play, allusion à peine voilée aux craintes d’un arrangement entre Autriche et Algérie. La presse nord-américaine, notamment ESPN, a salué un parcours « remarquable », quand des médias latino-américains et européens soulignaient surtout l’enchevêtrement inédit entre sport et conflit armé.

L’élimination de l’Iran, troisième de son groupe derrière la Belgique et l’Égypte, met fin à un Mondial disputé sous haute contrainte. Les Perses quittent la compétition sans avoir perdu le moindre match, mais avec le sentiment tenace que la géopolitique a pesé aussi lourd que les arrêts du VAR ou les poteaux. Leur prochain rendez-vous international s’inscrira dans un contexte régional toujours incertain, alors que les frappes militaires se poursuivent entre Téhéran et Washington.

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Presse latino-américaine
IndignationVictimisation

Latin American press highlights Iran's criticism of the United States for 'unfair and unsportsmanlike' treatment during the World Cup. It also notes the team's gratitude towards the Mexican people for their hospitality. The elimination is portrayed as bitter, with emphasis on the logistical difficulties imposed by the US.

Presse atlantique / anglosphère
ScepticismeIndignation

The Atlantic press presents a mixed picture: some outlets criticize FIFA and the US for double standards, while others mock ESPN's praise of Iran's 'remarkable' winless run. The overall narrative focuses on Iran's unlucky elimination and the team's emotional response.

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