
Mondial 2026 : l’Égypte en terre inconnue, Salah incertain face à l’Australie
Qualifiés pour la première fois en phase à élimination directe, les Pharaons affrontent les Socceroos vendredi à Dallas, mais la blessure à la cuisse de leur capitaine Mohamed Salah sème le doute.
L’Égypte a arraché son billet pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 au terme d’un match nul 1-1 face à l’Iran, vendredi 26 juin. Ce résultat, conjugué à la large victoire de la Belgique sur la Nouvelle-Zélande, place les Pharaons à la deuxième place de leur groupe, derrière les Diables Rouges. Une première historique pour le pays, qui n’avait jamais franchi la phase de poules en trois participations précédentes. Le sélectionneur Hossam Hassan a salué « le bonheur immense » apporté aux supporteurs égyptiens et affirmé que son équipe ne craignait « personne » pour la suite du tournoi, tout en reconnaissant la difficulté d’affronter des « équipes fortes ».
La qualification a toutefois été assombrie par la sortie prématurée de Mohamed Salah, remplacé à la 57e minute en raison d’une douleur à la cuisse gauche. Les examens menés par la Fédération égyptienne de football ont révélé une « élongation des ischio-jambiers », selon un communiqué officiel. Le capitaine des Pharaons a immédiatement entamé un programme de soins, mais aucune indication n’a été donnée quant à sa disponibilité pour le choc face à l’Australie, prévu le vendredi 3 juillet au stade AT&T de Dallas. Si le staff médical et le joueur lui-même se sont voulus rassurants – Salah aurait confié à son entraîneur que la blessure n’était « pas grave » –, la presse égyptienne et les médias arabes oscillent entre optimisme et inquiétude. Un responsable de la fédération a ainsi déclaré que Salah et le défenseur Mohamed Abdel Moneim (touché à la cheville) seraient « prêts » pour le match, tandis que le latéral Ahmed Fattouh, victime d’une déchirure musculaire, est d’ores et déjà forfait.
Du côté australien, l’incertitude entourant la star de Liverpool n’entame pas la détermination des Socceroos. L’adjoint du sélectionneur, Hayden Foxe, a prévenu que son équipe se préparait à affronter un Salah « au meilleur de sa forme », tout en soulignant la qualité collective de l’Égypte, invaincue lors des éliminatoires de la CAN et auteure de prestations solides en matchs de préparation contre le Brésil et l’Espagne. L’Australie, qui n’a jamais remporté un match à élimination directe en Coupe du monde (défaites contre l’Italie en 2006 et l’Argentine en 2022), voit dans cette rencontre une occasion de briser un plafond de verre. La presse australienne insiste sur l’enjeu historique pour une nation de 27 millions d’habitants, tout en relevant que le stade climatisé de Dallas annulera l’avantage que la chaleur texane aurait pu offrir.
Ce duel entre les deux continents illustre les dynamiques d’un Mondial élargi à 48 équipes, où des sélections d’Afrique et d’Asie ambitionnent de dépasser les quarts de finale. Pour l’Égypte, portée par une génération dorée autour de Salah et d’Omar Marmoush, l’objectif est de prolonger une aventure qui a déjà mobilisé tout un peuple. Pour l’Australie, il s’agit de concrétiser des années de progression régulière. Le vainqueur de ce seizième de finale poursuivra sa route vers les huitièmes, avec l’espoir d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football de son pays.
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La qualification historique de l'Égypte est éclipsée par l'incertitude entourant la blessure à la cuisse de Mohamed Salah. Les examens ont révélé une élongation musculaire et, bien que la blessure ne soit pas grave, sa présence contre l'Australie reste incertaine, alimentant l'inquiétude autour de la star de l'équipe.
L'Égypte est entrée dans l'histoire en atteignant pour la première fois la phase à élimination directe, et le sélectionneur Hossam Hassan affirme que l'équipe est prête à affronter n'importe quel adversaire sans crainte. L'accent est mis sur l'exploit collectif et la confiance du groupe, la blessure de Salah étant reléguée au rang de préoccupation secondaire.
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