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Médias & Divertissementvendredi 10 juillet 2026

Foreign Tongues : les Rolling Stones enregistrent leur 25e album dans l’urgence londonienne

En moins d’un mois, les vétérans du rock ont capturé quatorze titres entre blues, politique et adieux, avec la complicité de Paul McCartney et Robert Smith.

Dans l’ancienne centrale électrique de tramways de Metropolis, à l’ouest de Londres, les murs de brique centenaires ont vibré pendant quelques semaines d’une énergie concentrée. Mick Jagger, Keith Richards et Ronnie Wood y ont enregistré Foreign Tongues, leur vingt-cinquième album studio, en moins d’un mois. Le producteur Andrew Watt, trente-cinq ans, a dispersé les musiciens dans les balcons et les recoins du bâtiment pour capter la réverbération naturelle du lieu, privilégiant la première prise et la chaleur d’un groupe jouant ensemble. « La salle n’est pas trop grande, alors on ressent la passion de chacun », a confié Jagger à la presse argentine, tandis que Richards évoquait « un mois d’énergie intense et concentrée ».

L’album, qui succède rapidement au Grammy-winning Hackney Diamonds (2023), mêle douze compositions originales et deux reprises : You Know I’m No Good d’Amy Winehouse et Beautiful Delilah de Chuck Berry. Les invités y sont nombreux mais discrets : Paul McCartney pose une ligne de basse « sale » sur Covered in You, Robert Smith de The Cure glisse sa guitare sur Divine Intervention, et Bruno Mars se contente d’un cowbell sur Never Wanna Lose You. Les textes, eux, regardent le présent avec une ironie mordante. Dans Mr. Charm, Jagger raille le « magnat fou » Elon Musk et ses rêves martiens ; Covered in You fustige les « autocrates qui se multiplient comme des rats » ; Ringing Hollow se lit comme une lettre d’adieu à une Amérique décevante, où la statue de la Liberté « n’a pas l’air en forme quand elle fait la tête ».

La presse européenne, de l’italien Panorama au suisse Le Temps, souligne la vigueur paradoxale d’un groupe dont les membres fondateurs dépassent les 80 ans. Les critiques russes de Kommersant notent que ce troisième album studio du XXIe siècle rompt avec les longues pauses d’autrefois, tandis que les médias latino-américains, comme Clarín en Argentine, comparent l’atmosphère du disque à la « crasse » d’Exile on Main St., sans nostalgie. Le producteur Watt, déjà aux manettes du dernier Paul McCartney, donne un son robuste et direct, évitant à la fois le vintage artificiel et les modes éphémères. La guitare de Richards, malgré l’arthrite, conserve son mordant, et le dialogue avec Wood rappelle cet « art ancien du tissage » cher au groupe.

L’ombre de Charlie Watts, batteur disparu en 2021, plane sur Hit Me in the Head, où des enregistrements posthumes ont été intégrés. Ce n’est pas un artifice commercial, mais un hommage qui ancre l’album dans une continuité fragile. La chanson Some of Us, portée par la voix de Richards, traîne depuis vingt ans dans les cartons ; elle trouve ici sa place, comme une confidence tardive. Pour la BBC russe, le critique du Guardian voit dans cette frénésie créative la conscience aiguë que « le groupe n’en a plus pour très longtemps », et qu’il s’agit de « partir en beauté ».

La pochette, signée Nathaniel Mary Quinn, assemble en un visage composite l’œil bleu de Jagger, le bandana de Richards et la tignasse de Wood, tel un puzzle expressionniste. Cette figure hybride, presque monstrueuse, dit la longévité sans fard d’un groupe qui ne cherche plus à paraître jeune, mais à sonner juste. L’album se referme sur le rock primitif de Beautiful Delilah, retour aux sources d’un blues qui, soixante-quatre ans après les débuts, continue de rouler.

Divergence — qui la raconte comment
31%Moyenne
3 blocs · positions de 0.00 à +0.70
CritiqueFavorable
RUSEURATL
Divergence entre blocs de presse
Presse russe et CEI0.00neutral
Presse européenne continentale+0.70aligned
Presse atlantique / anglosphère+0.60aligned
Presse russe et CEI0.00
Voix

Russia neutralizes political content by presenting the album as a routine event.

Mécanismeneutralizzazione

Russia ignores political references in the lyrics to present the album as a purely musical product.

Omission

Russia omits mentions of political themes such as criticism of Elon Musk and autocrats, which are present in Western reviews.

DétachementPragmatisme
Presse européenne continentale+0.70
Voix

Continental Europe celebrates Foreign Tongues as a timeless masterpiece, a return to rock roots.

Mécanismemitizzazione

Continental Europe emphasizes continuity with the band's glorious past, downplaying stylistic or political innovations.

Omission

Continental Europe does not mention the political content of the songs, which is central in Atlantic coverage.

TriompheIronie
Presse atlantique / anglosphère+0.60
Voix

Le monde atlantique présente l'album comme une déclaration politique, prouvant que les Stones restent pertinents dans l'ère actuelle.

Mécanismeattualizzazione

Le monde atlantique met en avant des références lyriques spécifiques à des figures contemporaines comme Elon Musk et les autocrates, reliant l'album à l'actualité.

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Foreign Tongues : les Rolling Stones enregistrent leur 25e album dans l’urgence londonienne

En moins d’un mois, les vétérans du rock ont capturé quatorze titres entre blues, politique et adieux, avec la complicité de Paul McCartney et Robert Smith.

Dans l’ancienne centrale électrique de tramways de Metropolis, à l’ouest de Londres, les murs de brique centenaires ont vibré pendant quelques semaines d’une énergie concentrée. Mick Jagger, Keith Richards et Ronnie Wood y ont enregistré Foreign Tongues, leur vingt-cinquième album studio, en moins d’un mois. Le producteur Andrew Watt, trente-cinq ans, a dispersé les musiciens dans les balcons et les recoins du bâtiment pour capter la réverbération naturelle du lieu, privilégiant la première prise et la chaleur d’un groupe jouant ensemble. « La salle n’est pas trop grande, alors on ressent la passion de chacun », a confié Jagger à la presse argentine, tandis que Richards évoquait « un mois d’énergie intense et concentrée ».

L’album, qui succède rapidement au Grammy-winning Hackney Diamonds (2023), mêle douze compositions originales et deux reprises : You Know I’m No Good d’Amy Winehouse et Beautiful Delilah de Chuck Berry. Les invités y sont nombreux mais discrets : Paul McCartney pose une ligne de basse « sale » sur Covered in You, Robert Smith de The Cure glisse sa guitare sur Divine Intervention, et Bruno Mars se contente d’un cowbell sur Never Wanna Lose You. Les textes, eux, regardent le présent avec une ironie mordante. Dans Mr. Charm, Jagger raille le « magnat fou » Elon Musk et ses rêves martiens ; Covered in You fustige les « autocrates qui se multiplient comme des rats » ; Ringing Hollow se lit comme une lettre d’adieu à une Amérique décevante, où la statue de la Liberté « n’a pas l’air en forme quand elle fait la tête ».

La presse européenne, de l’italien Panorama au suisse Le Temps, souligne la vigueur paradoxale d’un groupe dont les membres fondateurs dépassent les 80 ans. Les critiques russes de Kommersant notent que ce troisième album studio du XXIe siècle rompt avec les longues pauses d’autrefois, tandis que les médias latino-américains, comme Clarín en Argentine, comparent l’atmosphère du disque à la « crasse » d’Exile on Main St., sans nostalgie. Le producteur Watt, déjà aux manettes du dernier Paul McCartney, donne un son robuste et direct, évitant à la fois le vintage artificiel et les modes éphémères. La guitare de Richards, malgré l’arthrite, conserve son mordant, et le dialogue avec Wood rappelle cet « art ancien du tissage » cher au groupe.

L’ombre de Charlie Watts, batteur disparu en 2021, plane sur Hit Me in the Head, où des enregistrements posthumes ont été intégrés. Ce n’est pas un artifice commercial, mais un hommage qui ancre l’album dans une continuité fragile. La chanson Some of Us, portée par la voix de Richards, traîne depuis vingt ans dans les cartons ; elle trouve ici sa place, comme une confidence tardive. Pour la BBC russe, le critique du Guardian voit dans cette frénésie créative la conscience aiguë que « le groupe n’en a plus pour très longtemps », et qu’il s’agit de « partir en beauté ».

La pochette, signée Nathaniel Mary Quinn, assemble en un visage composite l’œil bleu de Jagger, le bandana de Richards et la tignasse de Wood, tel un puzzle expressionniste. Cette figure hybride, presque monstrueuse, dit la longévité sans fard d’un groupe qui ne cherche plus à paraître jeune, mais à sonner juste. L’album se referme sur le rock primitif de Beautiful Delilah, retour aux sources d’un blues qui, soixante-quatre ans après les débuts, continue de rouler.

Divergence — qui la raconte comment
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Continental Europe celebrates Foreign Tongues as a timeless masterpiece, a return to rock roots.

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Continental Europe emphasizes continuity with the band's glorious past, downplaying stylistic or political innovations.

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Le monde atlantique présente l'album comme une déclaration politique, prouvant que les Stones restent pertinents dans l'ère actuelle.

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