
Le yen au plus bas depuis 1986 : Goldman Sachs table sur 165 pour un dollar
La devise japonaise reste sous pression malgré les risques d’intervention, tandis que le dollar marque le pas après des chiffres de l’emploi américain décevants.
La banque d’investissement américaine Goldman Sachs a révisé à la baisse ses prévisions pour le yen, anticipant désormais un affaiblissement à 165 pour un dollar sur un horizon d’un an, contre 155 auparavant. Cette dégradation, l’une des plus pessimistes de la place, s’appuie sur les difficultés budgétaires du Japon, le maintien de rendements élevés des obligations du Trésor américain et la lenteur de la normalisation monétaire de la Banque du Japon. La devise nippone évoluait ce lundi autour de 162,3 pour un dollar, non loin de son plus bas de 162,84 atteint la semaine dernière, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 1986.
Le dollar, de son côté, a cédé du terrain après la publication d’un rapport sur l’emploi américain faisant état d’un net ralentissement des créations de postes en juin. Ce chiffre a tempéré les anticipations d’un nouveau relèvement des taux par la Réserve fédérale, ramenant l’indice du billet vert à un creux de deux semaines. Les marchés attendent désormais la publication, mercredi, du compte rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire, qui pourrait éclairer la position du nouveau président Kevin Warsh. Les stratèges de la City, à Londres, notent que le rapport risque-rémunération sur le dollar n’est plus aussi unilatéral qu’il y a une semaine.
La menace d’une intervention des autorités japonaises pour soutenir le yen reste au cœur des préoccupations. Les analystes des places asiatiques, comme ceux d’OCBC à Singapour, estiment que de telles opérations ne produiraient que des corrections temporaires, sans inverser la tendance de fond tant que l’écart de taux d’intérêt entre le Japon et les États-Unis demeure aussi marqué. Les gestionnaires d’actifs européens partagent ce scepticisme : pour Ben Bennett, de L&G Asset Management, la trajectoire du yen est dictée par une politique budgétaire accommodante au Japon et par le différentiel de rendement avec les États-Unis, et une intervention ne changerait pas cette dynamique.
La baisse des cours du pétrole a par ailleurs atténué certaines craintes inflationnistes, contribuant à l’accalmie sur le dollar. En Asie, le won sud-coréen a légèrement fléchi lors de la première journée de cotation continue sur le marché au comptant, à 1 531 pour un dollar. Le prochain jalon à surveiller sera la publication des minutes de la Fed, qui pourrait confirmer ou infirmer l’hypothèse d’une pause prolongée dans le cycle de resserrement monétaire américain.
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
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| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
Goldman Sachs déclare que le yen est historiquement sous-évalué et prévoit une dépréciation supplémentaire.
En citant l'autorité de l'analyste et la comparaison historique, le rapport rend la prévision objective et crédible.
Le bloc atlantica omet toute mention du risque d'intervention ou de la nervosité du marché, se concentrant uniquement sur la prévision experte de la banque.
Le rapport russe présente la prévision pessimiste de Goldman Sachs comme un fait, en soulignant sa gravité.
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