
Mondial 2026 : le Sénégal limoge Pape Thiaw après l'élimination face à la Belgique
La Fédération sénégalaise a décidé de se séparer de son sélectionneur et de tout son staff technique au lendemain d'une déroute en huitièmes de finale, alourdie par les séquelles du fiasco de la CAN 2025.
Au lendemain de l'élimination du Sénégal en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a annoncé le limogeage avec effet immédiat du sélectionneur Pape Thiaw et de l'ensemble de son encadrement technique. Dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche, l'instance précise avoir « engagé une procédure de cessation de fonction » après une « évaluation approfondie des résultats sportifs et des perspectives de la sélection », estimant cette décision « dans l'intérêt du football sénégalais ». Une conférence de presse du président Abdoulaye Fall, prévue lundi, devrait détailler les motivations officielles et esquisser l'avenir.
Le parcours des Lions de la Teranga au Mondial nord-américain s'est achevé sur une issue cruelle, symbole des fragilités d'une équipe incapable de tenir un avantage. Sortis laborieusement des poules après deux défaites face à la France (3-1) et à la Norvège (3-2) et une large victoire contre l'Irak (5-0), les Sénégalais ont ensuite dominé la Belgique en menant 2-0 jusqu'à la 86e minute, avant de s'effondrer. Deux buts encaissés en fin de temps réglementaire ont conduit à une prolongation, où un penalty transformé à la 125e minute par les Belges a scellé l'élimination (3-2). Ce scénario catastrophe a cristallisé les critiques récurrentes sur la gestion mentale et tactique du technicien, en poste depuis fin 2024.
Au-delà du seul Mondial, l'épisode le plus lourd dans le bilan de Thiaw demeure la finale de la Coupe d'Afrique des nations 2025, disputée en janvier à Rabat face au Maroc. Ce jour-là, alors que le score était vierge durant les prolongations, l'entraîneur sénégalais avait ordonné à ses joueurs de quitter le terrain après un penalty accordé aux Marocains dans le temps additionnel, provoquant une interruption d'un quart d'heure avant que le capitaine Sadio Mané ne les convainque de reprendre le match. La victoire acquise sur le fil (1-0) avait été entachée par cette sortie, puis annulée deux mois plus tard par la commission d'appel de la CAF, qui attribua le trophée au Maroc sur tapis vert en invoquant le règlement sur l'abandon de terrain. Cette affaire, toujours en instance devant le Tribunal arbitral du sport, a durablement affaibli la position du technicien, y compris auprès d'une partie du vestiaire.
Les sources proches de la sélection rapportaient depuis plusieurs semaines des tensions internes, illustrées par la déclaration fracassante du milieu Pape Gueye, qui affirmait sur les réseaux sociaux ne plus vouloir évoluer sous les ordres de Thiaw. Des publications africaines et latino-américaines ont également fait état de relâchements disciplinaires supposés au sein de la délégation durant la phase de groupes à New York, tandis que la presse sénégalaise avait évoqué un contentieux contractuel non résolu avant même le tournoi. Le départ de Thiaw s'inscrit, en outre, dans une série inédite de renvois post-Mondial : quatorze sélectionneurs, parmi lesquels ceux de la Tunisie, du Ghana, de l'Équateur ou des Pays-Bas, ont quitté leurs fonctions au terme de la compétition, confirmant la pression maximale qui pèse sur les bancs des équipes nationales.
La FSF n'a pas communiqué de calendrier pour nommer un successeur, mais la reconstruction s'annonce délicate pour une génération dorée qui, après avoir atteint les quarts de finale en 2022 et gagné sur le terrain la CAN, voit s'éloigner ses ambitions. La conférence de lundi devrait fixer les premières orientations.
| Presse africaine subsaharienne | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.30 | critical |
Senegal sacked Thiaw for failing to deliver on the promise of the AFCON title, but this decision alone cannot fix deeper issues in the team.
Justifies the sacking as a logical consequence of sporting failure while implicitly questioning the federation's broader responsibility.
Omitted the context of Thiaw's protest and upcoming ban, which could have offered an alternative explanation for his performance.
Thiaw's dismissal is a routine technical change, part of a broader trend among World Cup teams making coaching changes post-tournament.
Normalizes the firing by framing it as a statistical occurrence, reducing the event to a quantifiable data point.
Omits the context of Senegal's recent AFCON victory, which made the early exit more surprising and the sacking more significant.
Thiaw's dismissal was not just due to poor results but also to his indiscipline during the AFCON final, which made him a liability.
Links sporting failure to personal conduct, delegitimizing the coach on both fronts without exploring the context of his protest.
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