
Coupe du monde 2026 : le Maroc et l’Égypte, héros malheureux d’un rêve arabe partagé
Les parcours historiques des Lions de l’Atlas et des Pharaons ont uni le monde arabe, avant que l’Argentine et la France ne mettent fin à l’aventure.
Des scènes de liesse ont accueilli les sélections marocaine et égyptienne à leur retour sur le sol national, au terme d’un Mondial 2026 qui aura vu les deux équipes porter les espoirs de tout un monde arabe. À Rabat comme à New Alamein, des milliers de supporters ont bravé l’heure tardive pour saluer des joueurs érigés en héros malgré l’élimination. Le Maroc, défait en quart de finale par la France (2-0), et l’Égypte, sortie avec les honneurs par l’Argentine au terme d’un huitième de finale renversant (3-2), ont reçu un accueil triomphal, témoignage d’une ferveur populaire qui a transcendé les résultats bruts.
Sur le terrain, les Lions de l’Atlas ont confirmé leur statut de meilleure nation africaine et arabe du tournoi, terminant leur parcours dans le dernier carré des huit meilleures équipes mondiales. Deuxièmes de leur groupe derrière le Brésil à la différence de buts, après un nul prometteur (1-1) et deux victoires contre l’Écosse (1-0) et Haïti (4-2), ils ont successivement écarté les Pays-Bas aux tirs au but (1-1, 3-2 tab) et le Canada (3-0), avant de buter sur une équipe de France clinique. De leur côté, les Pharaons ont écrit une page d’histoire en atteignant pour la première fois la phase à élimination directe, non sans avoir fait trembler les champions du monde argentins, menant 2-0 avant de céder dans les derniers instants.
Au-delà des performances individuelles, ce Mondial restera comme celui d’un élan de solidarité panarabe rarement observé à cette échelle. Des trottoirs du Caire aux ruelles de Gaza, où des écrans géants ont été installés dans les décombres, les supporters ont fait fi des frontières pour encourager les “équipes arabes”. La presse du Moyen-Orient relate avec émotion ces cafés bondés où l’on criait aussi bien pour Salah que pour Hakimi, et ces drapeaux marocains et égyptiens flottant côte à côte aux balcons de plusieurs capitales. Un élan que certains analystes interprètent comme le signe d’un renouveau de la fierté régionale, loin des divisions géopolitiques.
Cette dynamique n’a pourtant pas empêché des voix discordantes de se faire entendre. Au Maroc, une partie de l’opinion, relayée par une presse parfois critique, s’interroge sur les investissements consentis dans le football alors que les défis socio-économiques restent prégnants. Des commentaires publiés dans la presse électronique marocaine évoquent même des soupçons de “match arrangé” contre la France, reflet d’une défiance qui dépasse le cadre sportif. En Égypte, la déception de la défaite est tempérée par la promesse de Mohamed Salah de hisser encore plus haut le football national. Le retour en bus à impériale dans les rues de New Alamein a été vécu comme un acte de résilience collective.
Alors que le rideau tombe sur la plus grande Coupe du monde de l’histoire, le Maroc et l’Égypte repartent avec la certitude d’avoir marqué les esprits et l’ambition de transformer cet acquis en succès lors des prochaines échéances continentales et internationales. Leurs épopées respectives redessinent la hiérarchie du football arabe et africain, et placent la barre très haut pour les qualifications à la Coupe du monde 2030. Reste à savoir si cet enthousiasme populaire saura se muer en une dynamique durable, au service d’un sport en quête de reconnaissance et de moyens.
| Presse arabe Levant-Maghreb | +0.80 | aligned |
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| Presse iranienne et apparentée | +0.60 | aligned |
| Presse du Golfe arabe | +0.40 | aligned |
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.70 | aligned |
Morocco salutes its champions.
Using details about the late hour and large crowd builds an image of popular devotion that justifies national pride.
The Arab world reaffirms its dignity.
The first-person narrative and the choice to emphasize values of solidarity and ambition transform a sports defeat into a collective moral triumph.
The neutral report observes without involvement.
The absence of evaluative adjectives and the purely descriptive structure present facts as objective and indisputable.
Indonesia celebrates Egypt's historic success.
Focusing on the historic nature of the result legitimizes popular enthusiasm and presents the welcome as a deserved tribute.
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