
Météorites carbonées et évolution des thons : deux études redessinent l’héritage de l’extinction des dinosaures
La découverte de composés prébiotiques dans une chondrite tombée dans le New Jersey et l’identification d’un impacteur rarissime à Chicxulub éclairent d’un jour nouveau les conséquences de la crise Crétacé-Paléogène.
Deux études publiées dans des revues scientifiques de premier plan viennent affiner la compréhension des événements qui ont suivi l’extinction des dinosaures non aviaires, il y a 66 millions d’années. D’un côté, l’analyse d’un météorite tombé en juillet 2024 sur une maison de Hillsborough, dans le New Jersey, révèle la présence d’acides aminés, de composés carbonés complexes et de minéraux formés en présence d’eau salée – autant d’ingrédients propices à l’émergence de la vie. De l’autre, une équipe de l’Université Yale démontre que l’évolution des thons et des maquereaux vers de grandes tailles et une régulation thermique interne ne découle pas directement de la disparition des grands reptiles marins, mais s’est étalée sur près de 50 millions d’années.
Le fragment de Hillsborough, classé comme chondrite carbonée, a été préservé de toute contamination grâce à la réactivité des propriétaires, qui ont sécurisé les lieux et collecté environ 1,4 kilogramme de matériau extraterrestre. Les chercheurs de l’Institut SETI et du Musée d’histoire naturelle de Londres soulignent que ce type de météorite, extrêmement fragile, n’avait jamais été récupéré dans un état aussi proche de son état d’origine. Les analyses isotopiques et minéralogiques indiquent que la roche provient d’un ancien protoplanète du Système solaire interne, où des fluides salins ont circulé, un phénomène jamais observé auparavant dans ce type d’objet.
Parallèlement, une collaboration franco-canadienne a déterminé, par l’étude des isotopes de nickel dans les argiles marines de la limite Crétacé-Paléogène, que l’astéroïde à l’origine du cratère de Chicxulub appartenait à la classe rarissime des chondrites CO (Ornans). Ces corps, qui ne représentent qu’une infime fraction des météorites connus, sont pauvres en éléments volatils comme le soufre et le carbone. Les chercheurs de l’Université de Paris et de l’Université de Colombie-Britannique y voient une « coïncidence cosmique » qui souligne la malchance des dinosaures, frappés par un projectile aussi peu commun.
L’étude de Yale, fondée sur la combinaison de données génétiques et fossiles pour la famille des Scombridés, écarte l’hypothèse d’une radiation évolutive rapide après l’extinction. L’endothermie est apparue indépendamment à trois reprises, dont deux fois au moins 10 à 15 millions d’années après l’impact. Les augmentations de taille corporelle se sont produites à différents moments, sans lien direct avec la vacance écologique laissée par les reptiles marins. Ces résultats, publiés dans Proceedings of the Royal Society B, nuancent le rôle de la crise Crétacé-Paléogène dans la structuration des écosystèmes marins modernes.
Les prochaines étapes consisteront à comparer les minéraux du météorite de Hillsborough avec les échantillons rapportés des astéroïdes Ryugu et Bennu par les missions spatiales japonaise et américaine, afin de préciser la distribution des composés prébiotiques dans le Système solaire primitif. Du côté de l’évolution des thons, les chercheurs entendent approfondir les mécanismes génétiques de la thermorégulation, avec des retombées potentielles pour la conservation d’espèces menacées comme le thon rouge de l’Atlantique.
| Presse latino-américaine | +0.20 | neutral |
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| Presse indienne et sud-asiatique | −0.20 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | +0.30 | aligned |
La science révèle la rareté de la météorite tueuse et la présence de molécules de vie dans une autre.
Il s'appuie sur l'autorité de la revue Science Advances et sur des techniques analytiques avancées pour rendre les découvertes indiscutables.
Il ne mentionne pas l'étude remettant en cause le lien entre l'extinction des dinosaures et l'évolution du thon.
L'Université Yale minimise le rôle de l'astéroïde dans l'évolution du thon.
Il utilise une étude évaluée par des pairs pour démanteler une théorie de longue date, en présentant des données graduelles.
Il ne fait aucune mention des molécules organiques trouvées dans la météorite du New Jersey.
Une météorite tombée sur une maison devient un trésor scientifique inattendu.
Il raconte l'événement à travers l'expérience personnelle des propriétaires pour rendre la science accessible et fascinante.
Il ne rapporte pas l'étude sur la rareté de la météorite qui a tué les dinosaures ni la recherche sur le thon.
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