
Golfe et Europe rejettent toute souveraineté sur Ormuz et condamnent les attaques iraniennes
Un communiqué conjoint du Conseil de coopération du Golfe et de l’Union européenne, appuyé par les Émirats arabes unis, dénonce les frappes contre la navigation et les infrastructures civiles, et exige la liberté de transit dans le détroit.
Réuni à Bruxelles le 13 juillet, le forum de haut niveau sur la sécurité régionale a donné lieu, cinq jours plus tard, à une déclaration commune du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de l’Union européenne qui condamne « avec la plus grande fermeté » les attaques menées par l’Iran contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz ainsi que contre les territoires souverains de Bahreïn, du Koweït, des Émirats arabes unis, du Qatar, d’Oman et de la Jordanie. Le texte, signé par la Haute représentante de l’UE, Kaja Kallas, et par le ministre bahreïnien des Affaires étrangères, Abdullatif ben Rashid al-Zayani, en sa qualité de président du Conseil ministériel du CCG, rejette comme « illégales » toute revendication de souveraineté ou de contrôle sur le détroit et s’oppose à l’instauration de péages, de droits de passage ou de systèmes de permis. En parallèle, Abou Dhabi a publié un communiqué appelant à « l’arrêt immédiat de l’escalade » et au retour à la table des négociations, tout en qualifiant les frappes contre les infrastructures civiles – écoles, hôpitaux, usines de dessalement, centrales énergétiques – de « violation flagrante et grave du droit international ».
Pour les capitales du Golfe et les chancelleries européennes, ces attaques, qui ont mis en danger la vie de marins et de civils, contreviennent à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies et ne sauraient être justifiées. Le communiqué conjoint insiste sur le caractère inconditionnel de la liberté de navigation, garantie par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, et rappelle qu’aucun arrangement bilatéral – en référence au mémorandum d’entente ayant mis fin aux hostilités entre Washington et Téhéran – ne peut restreindre le droit de passage ininterrompu par un détroit international. Les deux blocs exigent de l’Iran qu’il cesse toute forme d’ingérence dans la navigation et maintienne le détroit ouvert sans conditions, tout en exprimant leur solidarité avec les États touchés et les gens de mer de toutes nationalités.
Du point de vue iranien, relayé par les médias officiels, cette déclaration est perçue comme une ingérence hostile. Téhéran, qui n’est pas partie à la Convention de Montego Bay, ne reconnaît pas le principe du passage en transit et considère que la sécurité du détroit relève de sa compétence. Les autorités iraniennes imputent la dégradation de la situation aux opérations militaires américaines, notamment au blocus naval imposé par le Commandement central des États-Unis, qui affirme avoir déjà dérouté cinq navires et en avoir neutralisé un. Selon des sources militaires américaines, des frappes nocturnes se poursuivent contre des infrastructures côtières et de transport dans le sud de l’Iran, tandis que des systèmes de défense ont été activés au Koweït, à Bahreïn, en Jordanie et en Arabie saoudite après des tirs de missiles ou de drones.
La crise actuelle s’inscrit dans une séquence de violences qui, depuis le printemps, a déjà coûté des milliards de dollars à l’économie mondiale en raison de la flambée des prix de l’énergie et de la perturbation des chaînes d’approvisionnement. Le CCG et l’UE appellent à la retenue et réaffirment leur attachement au dialogue et à la diplomatie, tout en annonçant une coordination étroite pour protéger le transport maritime international, notamment au sein de l’Organisation maritime internationale. Les prochaines étapes devraient inclure une poursuite des discussions au sein du forum de Bruxelles et une éventuelle saisine du Conseil de sécurité, alors que le blocus naval américain se maintient et que les échanges de tirs se poursuivent autour du détroit.
| Presse du Golfe arabe | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse iranienne et apparentée | −0.70 | critical |
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
The United Arab Emirates and the Gulf Cooperation Council, together with the European Union, firmly condemn Iranian aggression and reiterate that freedom of navigation in the Strait of Hormuz is an inviolable international right, not subject to unilateral sovereignty.
The bloc builds its position by presenting freedom of navigation as a universal principle vital to the global economy, thereby delegitimizing any Iranian claim as a violation of international law.
The bloc omits to mention the reasons Iran gives for its actions, such as sanctions or US provocations, and does not report the Iranian perspective on Gulf sovereignty.
Iran rejects the joint EU-GCC statement as a hostile and biased act that denies Iran's sovereign rights over the Strait of Hormuz and attempts to impose an illegitimate navigation regime.
The Iranian bloc uses the technique of blame reversal: it presents the international condemnation as a political aggression, while Iranian actions are justified as defensive and legitimate.
The bloc omits to mention the details of Iranian attacks on commercial vessels and the violations of international law cited in the joint statement.
Russia reports the UAE's call for de-escalation and a return to negotiations, without taking a stance on the accusations against Iran, emphasizing the importance of regional stability.
The Russian bloc adopts a detached and factual tone, reporting official statements without adding commentary or condemnation, which implicitly avoids taking sides.
The bloc omits to report the joint EU-GCC condemnation and the specific accusations against Iran, focusing only on the Emirati position.
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