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Sciences & Santéjeudi 23 juillet 2026

Stratégies de chasse inédites chez les cétacés, et dérives des pratiques humaines en eaux vives

De la chasse collaborative des baleines à bosse aux orques qui font exploser des poissons-lunes, les comportements marins se révèlent plus complexes, tandis que les interactions avec l’homme exposent faune et humains à des dangers accrus.

Pour la première fois, des scientifiques ont documenté la chasse coopérative des baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) sur le fond marin du golfe du Maine, selon une étude publiée dans Behavioral Ecology and Sociobiology. Les observations, réalisées grâce à des balises acoustiques et des caméras, montrent des groupes de deux à quatre individus adoptant une formation en étoile pour encercler des lanzóns du nord (Ammodytes dubius), avant d’ouvrir la bouche de manière synchronisée. Parallèlement, dans le golfe de Californie, des orques (Orcinus orca) ont été filmées en train de percuter à pleine vitesse des carcasses de poissons-lunes (Masturus lanceolatus) maintenues par un congénère, provoquant une explosion de tissus. Ce comportement, décrit dans Frontiers in Ethology, servirait à fragmenter la proie pour en faciliter l’ingestion par les juvéniles, tout en renforçant les liens sociaux.

Ces stratégies révèlent une plasticité comportementale remarquable. Dans le cas des baleines à bosse, les chercheurs nord-américains avancent que la nécessité de capturer des proies évasives a pu favoriser cette coordination, chaque individu conservant une position fixe par rapport aux autres. Pour les orques, les biologistes marins mexicains et états-uniens y voient à la fois un moyen de traiter une proie à l’enveloppe caoutchouteuse difficile à déchirer et une occasion de jeu et d’apprentissage pour les jeunes. Les images montrent que les adultes consomment les organes internes tandis que les fragments plus petits sont abandonnés aux juvéniles.

Ces avancées scientifiques interviennent alors que les cétacés restent exposés à des menaces anthropiques directes. Au large de la Basse-Californie du Sud, la Procuraduría Federal de Protección al Ambiente (Profepa) a libéré une baleine à bosse empêtrée dans un filet en nylon, rappelant que les engins de pêche constituent l’un des principaux facteurs de risque pour l’espèce, particulièrement dans le golfe de Californie. L’étude sur la chasse benthique souligne d’ailleurs que cette technique expose les baleines à un risque accru d’enchevêtrement dans les casiers à homards et les filets maillants, entraînant des morts lentes par épuisement, hémorragies ou infections.

Du côté des humains, les pratiques en milieu aquatique ne sont pas sans danger. En Louisiane, la pêche extrême dite « noodling », qui consiste à utiliser son bras ou sa jambe comme appât pour capturer des poissons-chats pouvant dépasser 50 kilos, gagne en popularité, avec des guides facturant 400 dollars par sortie. Les biologistes de l’Oklahoma estiment que le nombre de pratiquants reste trop faible pour menacer les populations, mais les risques de morsures par alligators ou serpents venimeux sont réels. En Californie, un grand requin blanc de trois mètres a été filmé par drone nageant à proximité immédiate de jeunes baigneurs inconscients du danger ; l’animal portait une blessure d’hélice qui, selon le photographe, pourrait modifier son comportement. Enfin, dans l’Ohio, cinq adultes se sont noyés dans la rivière Scioto après que l’un d’eux a été emporté par un courant traître, les autres ayant tenté de lui porter secours – un drame immortalisé par la photographie d’un plaisancier.

Les prochaines étapes scientifiques consisteront à déterminer si la chasse benthique coopérative est propre aux baleines à bosse du golfe du Maine ou si elle se manifeste ailleurs, et à approfondir l’étude du comportement de percussion chez les orques. Sur le plan de la conservation, les autorités mexicaines et les programmes de protection des cétacés appellent à une vigilance accrue pendant la saison de présence des baleines, tandis que la sensibilisation du public aux risques liés aux activités nautiques et à la baignade en eaux vives demeure un enjeu de santé publique.

Divergence — qui la raconte comment
20%Faible
2 blocs · positions de +0.20 à +0.60
CritiqueFavorable
LATATL
Divergence entre blocs de presse
Presse latino-américaine+0.20neutral
Presse atlantique / anglosphère+0.60aligned
Presse latino-américaine+0.20
Voix

La chasse coopérative benthique des baleines à bosse est une découverte remarquable, et le sauvetage des filets souligne la nécessité de mesures de protection. Nous documentons à la fois l'intelligence et la vulnérabilité.

Mécanismecontrappunto

En juxtaposant une percée scientifique avec une histoire de sauvetage, le récit crée une dualité d'émerveillement et d'inquiétude, plaidant pour la conservation sans plaidoyer explicite.

Omission

Le bloc omet les comportements ludiques et explosifs des orques qui remettraient en question le ton sobre de la menace humaine et de l'émerveillement scientifique.

PragmatismeDétachement
Presse atlantique / anglosphère+0.60
Voix

Les orques montrent leur intelligence et leur force, et nous pouvons regarder. C'est la nature dans ce qu'elle a de plus palpitant et de plus ludique. Nous célébrons l'ingéniosité des épaulards et leurs liens sociaux.

Mécanismespettacolarizzazione ludica

En se concentrant sur l'explosif visuel et l'interprétation anthropomorphique du « plaisir », le récit rend le comportement accessible et divertissant, réduisant la complexité à une histoire palpitante.

Omission

Le bloc omet la chasse coopérative des baleines à bosse et la menace d'emmêlement, qui ajouteraient une dimension plus sérieuse à l'intelligence marine et à la responsabilité humaine.

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jeudi 23 juillet 2026

Stratégies de chasse inédites chez les cétacés, et dérives des pratiques humaines en eaux vives

De la chasse collaborative des baleines à bosse aux orques qui font exploser des poissons-lunes, les comportements marins se révèlent plus complexes, tandis que les interactions avec l’homme exposent faune et humains à des dangers accrus.

Pour la première fois, des scientifiques ont documenté la chasse coopérative des baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) sur le fond marin du golfe du Maine, selon une étude publiée dans Behavioral Ecology and Sociobiology. Les observations, réalisées grâce à des balises acoustiques et des caméras, montrent des groupes de deux à quatre individus adoptant une formation en étoile pour encercler des lanzóns du nord (Ammodytes dubius), avant d’ouvrir la bouche de manière synchronisée. Parallèlement, dans le golfe de Californie, des orques (Orcinus orca) ont été filmées en train de percuter à pleine vitesse des carcasses de poissons-lunes (Masturus lanceolatus) maintenues par un congénère, provoquant une explosion de tissus. Ce comportement, décrit dans Frontiers in Ethology, servirait à fragmenter la proie pour en faciliter l’ingestion par les juvéniles, tout en renforçant les liens sociaux.

Ces stratégies révèlent une plasticité comportementale remarquable. Dans le cas des baleines à bosse, les chercheurs nord-américains avancent que la nécessité de capturer des proies évasives a pu favoriser cette coordination, chaque individu conservant une position fixe par rapport aux autres. Pour les orques, les biologistes marins mexicains et états-uniens y voient à la fois un moyen de traiter une proie à l’enveloppe caoutchouteuse difficile à déchirer et une occasion de jeu et d’apprentissage pour les jeunes. Les images montrent que les adultes consomment les organes internes tandis que les fragments plus petits sont abandonnés aux juvéniles.

Ces avancées scientifiques interviennent alors que les cétacés restent exposés à des menaces anthropiques directes. Au large de la Basse-Californie du Sud, la Procuraduría Federal de Protección al Ambiente (Profepa) a libéré une baleine à bosse empêtrée dans un filet en nylon, rappelant que les engins de pêche constituent l’un des principaux facteurs de risque pour l’espèce, particulièrement dans le golfe de Californie. L’étude sur la chasse benthique souligne d’ailleurs que cette technique expose les baleines à un risque accru d’enchevêtrement dans les casiers à homards et les filets maillants, entraînant des morts lentes par épuisement, hémorragies ou infections.

Du côté des humains, les pratiques en milieu aquatique ne sont pas sans danger. En Louisiane, la pêche extrême dite « noodling », qui consiste à utiliser son bras ou sa jambe comme appât pour capturer des poissons-chats pouvant dépasser 50 kilos, gagne en popularité, avec des guides facturant 400 dollars par sortie. Les biologistes de l’Oklahoma estiment que le nombre de pratiquants reste trop faible pour menacer les populations, mais les risques de morsures par alligators ou serpents venimeux sont réels. En Californie, un grand requin blanc de trois mètres a été filmé par drone nageant à proximité immédiate de jeunes baigneurs inconscients du danger ; l’animal portait une blessure d’hélice qui, selon le photographe, pourrait modifier son comportement. Enfin, dans l’Ohio, cinq adultes se sont noyés dans la rivière Scioto après que l’un d’eux a été emporté par un courant traître, les autres ayant tenté de lui porter secours – un drame immortalisé par la photographie d’un plaisancier.

Les prochaines étapes scientifiques consisteront à déterminer si la chasse benthique coopérative est propre aux baleines à bosse du golfe du Maine ou si elle se manifeste ailleurs, et à approfondir l’étude du comportement de percussion chez les orques. Sur le plan de la conservation, les autorités mexicaines et les programmes de protection des cétacés appellent à une vigilance accrue pendant la saison de présence des baleines, tandis que la sensibilisation du public aux risques liés aux activités nautiques et à la baignade en eaux vives demeure un enjeu de santé publique.

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Presse latino-américaine+0.20
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La chasse coopérative benthique des baleines à bosse est une découverte remarquable, et le sauvetage des filets souligne la nécessité de mesures de protection. Nous documentons à la fois l'intelligence et la vulnérabilité.

Mécanismecontrappunto

En juxtaposant une percée scientifique avec une histoire de sauvetage, le récit crée une dualité d'émerveillement et d'inquiétude, plaidant pour la conservation sans plaidoyer explicite.

Omission

Le bloc omet les comportements ludiques et explosifs des orques qui remettraient en question le ton sobre de la menace humaine et de l'émerveillement scientifique.

PragmatismeDétachement
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Les orques montrent leur intelligence et leur force, et nous pouvons regarder. C'est la nature dans ce qu'elle a de plus palpitant et de plus ludique. Nous célébrons l'ingéniosité des épaulards et leurs liens sociaux.

Mécanismespettacolarizzazione ludica

En se concentrant sur l'explosif visuel et l'interprétation anthropomorphique du « plaisir », le récit rend le comportement accessible et divertissant, réduisant la complexité à une histoire palpitante.

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