
L’or rebondit après des données d’emploi américaines décevantes et un ton moins hawkish de la Fed
Le métal précieux a effacé ses pertes hebdomadaires, porté par un rapport ADP inférieur aux attentes et les propos du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, qui ont apaisé les craintes de hausse des taux.
Le rebond de l’or jeudi, après un plus bas de plusieurs mois, a été déclenché par un rapport ADP sur l’emploi privé américain bien inférieur aux attentes (98 000 créations en juin, contre 118 000 prévues) et par des propos du président de la Fed, Kevin Warsh, jugés moins restrictifs que redouté. L’once d’or s’échangeait autour de 4 060 dollars, en hausse de près de 1 %, effaçant les pertes de la semaine.
Ce double signal a immédiatement réduit les anticipations de resserrement monétaire. Les marchés à terme n’évaluent plus qu’à 64 % la probabilité d’une hausse des taux en septembre, selon l’outil FedWatch du CME. Parallèlement, la baisse des cours du pétrole, pour la troisième séance consécutive, a apaisé les craintes inflationnistes. Les discussions indirectes entre l’Iran et les États-Unis sur le détroit d’Ormuz, bien que sans avancée majeure, ont contribué à ce reflux, favorable à l’or, actif sans rendement.
Les analystes des places de Sydney et de Londres restent néanmoins prudents. « Le marché hésite à vendre car les tentatives de cassure à la baisse sont rapidement rejetées », note Nicholas Frappell chez ABC Refinery à Sydney. La fermeté du dollar et le rebond des rendements obligataires américains montrent que les investisseurs peinent à interpréter la position de la Fed, M. Warsh refusant toute orientation prospective. L’attention se concentre désormais sur le rapport mensuel sur l’emploi non agricole (NFP) attendu dans la journée. Un chiffre très inférieur aux 110 000 créations anticipées pourrait pousser l’or vers 4 250 dollars, mais ne suffirait pas à inverser la tendance baissière, selon des analystes londoniens. À l’inverse, un résultat supérieur à 100 000 maintiendrait la pression sur le métal, qui pourrait alors retomber vers 3 500 dollars.
Les autres métaux précieux ont également bénéficié de l’accalmie : l’argent a gagné 1,6 % à 60 dollars l’once, le platine 2 % et le palladium 1,4 %. Le Conseil mondial de l’or a par ailleurs signalé que les banques centrales ont repris leurs achats nets en mai, avec 41 tonnes supplémentaires, un soutien structurel pour le métal jaune. La publication du NFP constituera le prochain jalon décisif pour confirmer ou infirmer le ralentissement du marché du travail américain.
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Les prix de l'or ont fortement rebondi après des données sur l'emploi américain décevantes et des commentaires du président de la Fed, Warsh, suggérant un apaisement des risques inflationnistes. Le métal a effacé ses pertes antérieures, les contrats à terme clôturant en hausse, les marchés interprétant ces signaux comme une réduction de la probabilité de hausses de taux agressives.
L'or a poursuivi sa progression, soutenu par la baisse des prix du pétrole et des données sur l'emploi américain moins bonnes que prévu. Le métal précieux a augmenté aux côtés de l'argent, du platine et du palladium, les investisseurs se tournant vers les valeurs refuges dans un contexte de baisse des coûts énergétiques.
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