
L’Iran engage des poursuites contre les États-Unis et Israël pour « crimes de guerre »
Le guide suprême iranien a ordonné à la justice de son pays de traduire en justice les responsables américains et israéliens, invoquant les victimes civiles des récents conflits.
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a ordonné dimanche 28 juin à l’appareil judiciaire d’engager des poursuites pénales nationales et internationales contre les dirigeants des États-Unis et d’Israël. Cette directive, émise à l’occasion de la Semaine du pouvoir judiciaire, vise les responsables des « crimes de guerre » et « infanticides » commis lors des conflits de 2025-2026, au premier rang desquels le bombardement d’une école primaire à Minab, dans le sud de l’Iran, qui a fait plus de 175 morts selon Téhéran.
Selon le message publié par le bureau du Guide, les déclarations publiques de certains dirigeants américains et israéliens, y compris ce qu’il qualifie de « vantardises éhontées », constituent des aveux de culpabilité qui faciliteront la reconnaissance des droits violés de la nation iranienne. Le président iranien Massoud Pezeshkian, dans un message séparé, a réaffirmé que la réalisation de la justice passait par un procès équitable et l’application impartiale de la loi, saluant le rôle des magistrats dans la protection des droits du peuple. Téhéran inscrit cette offensive judiciaire dans le prolongement de la « voie housseïnite » de lutte contre l’injustice, en référence au martyre de l’imam Hussein, et à celui de l’ancien chef du pouvoir judiciaire, l’ayatollah Beheshti, tué dans un attentat en 1981.
Cette annonce survient alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que l’Iran conserverait le contrôle exclusif du détroit d’Ormuz pour les trente prochains jours, avertissant que toute intervention unilatérale aggraverait les tensions. Du côté occidental, les frappes américaines sont présentées comme des représailles à des violations du cessez-le-feu par l’Iran, le président Donald Trump ayant menacé d’« anéantir » le pays en cas de nouvelles infractions. Les États-Unis ont visé des sites de missiles et de drones, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué la destruction de huit installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.
Le contentieux juridique s’appuie sur un bilan humain que les autorités iraniennes décrivent comme incluant des attaques contre des centres médicaux, des nouveau-nés et des personnes âgées, ainsi que la mort de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, qualifié de « joyau unique de notre époque ». La justice iranienne est désormais chargée d’étendre les enquêtes ordonnées par le défunt guide lors de sa dernière réunion avec les responsables judiciaires, et de les mener jusqu’à l’émission de jugements par les autorités compétentes. Aucun calendrier précis n’a été communiqué, mais le pouvoir judiciaire est appelé à accélérer la transformation de son fonctionnement, en misant sur les technologies modernes, pour répondre aux attentes de la population.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 5 langues
Le Guide suprême iranien a ordonné au pouvoir judiciaire d'engager des poursuites contre les responsables américains et israéliens pour crimes de guerre, décrivant cette démarche comme un devoir sacré pour venger le sang des martyrs, y compris les enfants tués lors des récentes agressions. L'ordre, émis pendant la Semaine du pouvoir judiciaire, présente l'action en justice comme un impératif moral et révolutionnaire contre l'arrogance mondiale.
Le dirigeant iranien exploite une cérémonie judiciaire pour menacer les États-Unis et Israël d'une guerre juridique, une manœuvre cynique pour détourner l'attention du soutien de Téhéran au terrorisme et de la répression interne. Des sources de sécurité israéliennes rejettent cette initiative comme de la propagande, avertissant que l'Iran cherche à délégitimer l'État juif par la guerre juridique tout en poursuivant ses ambitions nucléaires.
Élargis ton regard
Accord Israël-Liban : raids israéliens et rejet du Hezbollah fragilisent le processus de paix
6 langues · 12 sources
Depuis Economy & MarketsJuillet 2026 : de Buenos Aires à Rome, les ajustements de la protection sociale
3 langues · 12 sources
Depuis TechnologyLes défis de l’orbite basse : sauver Swift, détruire l’ISS, et la mystérieuse capsule SpaceX
4 langues · 9 sources