
France-Espagne : une demi-finale mondiale aux airs de revanche européenne
Les Bleus retrouvent la Roja en demi-finale du Mondial 2026, deux ans après leur élimination à l’Euro, avec en ligne de mire une troisième finale consécutive.
Le choc des Titans européens aura bien lieu. Mardi soir à Arlington, Texas, dans l’antre des Dallas Cowboys, la France et l’Espagne se disputent une place en finale de la Coupe du monde 2026. Pour de nombreux observateurs du Vieux Continent, cette affiche entre le double finaliste mondial et le champion d’Europe en titre constitue une finale anticipée, d’autant qu’elle ravive le souvenir cuisant des deux dernières confrontations directes : une défaite française en demi-finale de l’Euro 2024 (1-2), puis un revers tout aussi amer en finale de la Ligue des nations 2025 (4-5).
Le parcours des Bleus jusqu’à ce stade a été celui d’une machine offensive parfaitement huilée. Six victoires en autant de rencontres, seize buts inscrits – seul le Brésil, par le passé, et l’Argentine dans ce tournoi ont fait mieux – et un Kylian Mbappé qui, avec huit réalisations, partage la tête du classement des buteurs avec Lionel Messi. Ousmane Dembélé (cinq buts) et Michael Olise (cinq passes décisives) incarnent la nouvelle liberté accordée par Didier Deschamps, dont c’est le dernier tournoi à la tête de la sélection. La presse asiatique souligne que la France n’a plus perdu une demi-finale mondiale depuis 1998 et vise un exploit rare : devenir la troisième nation, après l’Allemagne de l’Ouest et le Brésil, à atteindre trois finales consécutives.
Face à cette débauche de puissance, l’Espagne présente un visage radicalement opposé. La Roja n’a encaissé qu’un seul but en six matchs, contre la Belgique en quart de finale, et son gardien Unai Simón a effacé des tablettes le record d’invincibilité de Walter Zenga en portant sa série à 650 minutes sans prendre de but. Le milieu Mikel Merino, entré en jeu pour marquer le but décisif face au Portugal puis contre la Belgique, symbolise la profondeur d’un effectif qui, selon les médias ibériques, mise sur le collectif et la possession pour contrer les individualités françaises. Luis de la Fuente, le sélectionneur espagnol, a d’ailleurs rappelé que son équipe est « la seule à avoir battu la France en demi-finale » ces dernières années.
Historiquement, les deux voisins se sont affrontés à trente-huit reprises, avec un avantage global pour l’Espagne (18 victoires contre 13), mais la France mène dans les duels à élimination directe en compétition officielle, notamment lors de leur unique rencontre en Coupe du monde, en 2006 (victoire 3-1). Les commentateurs argentins, qui suivent de près le parcours de leur propre sélection, notent que ce France-Espagne met aux prises deux générations incarnées par Mbappé et Lamine Yamal, le jeune prodige catalan qui avait déjà fait trembler les Bleus à l’Euro.
Au-delà du terrain, la rencontre se déroule dans un stade symbole de la démesure américaine, à une heure de grande écoute pour les téléspectateurs européens et asiatiques. Le vainqueur retrouvera en finale l’Angleterre ou l’Argentine, promettant soit un classique européen, soit une revanche de la dernière finale mondiale. Pour l’heure, les deux sélectionneurs disposent de toutes leurs forces, et le duel tactique entre la percussion française et la maîtrise espagnole s’annonce comme l’un des sommets de ce Mondial nord-américain.
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.10 | neutral |
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| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
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