
Aux quatre coins du monde, la quête d’un avenir par l’éducation et l’emploi
De Brasília à Dacca, en passant par New Delhi et Yogyakarta, des milliers de jeunes candidats se pressent aux portes des institutions publiques pour saisir une chance de formation ou de carrière.
Ce dimanche 28 juin, à Brasília, un adolescent remplit fébrilement le formulaire en ligne de l’École de musique, tandis qu’à Dacca, un jeune diplômé en économie valide sa candidature à un poste de statisticien au ministère des Finances. Les deux écrans affichent le même compte à rebours : quelques heures avant la clôture des inscriptions. Dans la capitale brésilienne, l’étudiant espère décrocher une place en musicalisation infantojuvénile ; au Bangladesh, le candidat vise un emploi de grade 12 dans l’administration des douanes. Partout, le clic de la souris scelle un espoir.
Ces scènes, anodines en apparence, se répètent à l’échelle de la planète. À New Delhi, l’Université de Delhi vient d’ouvrir la première phase de son portail d’admission pour les licences, où les résultats du CUET détermineront l’entrée dans 73 programmes répartis sur 67 collèges. À Yogyakarta, en Indonésie, l’Université nationale propose une sélection sur dossier pour ses diplômes professionnels (D4), utilisant les scores du même test national. Les institutions publiques, qu’elles soient musicales, académiques ou administratives, demeurent les grandes pourvoyeuses d’opportunités, dans un mouvement qui transcende les frontières.
La diversité des offres reflète celle des aspirations. À Brasília encore, les Centres interécoles de langues (CIL) ouvrent des cours gratuits d’anglais, d’espagnol, de français et de japonais pour les élèves du réseau public, tandis que l’École de musique propose des formations techniques en piano, violon ou batterie, accessibles sur audition. À Dacca, l’Université de Dhaka lance un master professionnel en études de gouvernance, conçu pour les fonctionnaires et les jeunes diplômés, avec des cours le week-end. La Banque commerciale du Bengale, elle, recrute des stagiaires en management à 60 000 takas par mois, promettant un poste de cadre supérieur après un an. Chaque programme a ses exigences : âge limite, tests de compétence, frais d’inscription modiques – 300 000 roupies indonésiennes à Yogyakarta, 250 roupies indiennes pour les candidats défavorisés à Delhi, 56 takas pour les postes subalternes à Dacca.
Derrière ces procédures standardisées, c’est le visage d’une jeunesse qui se dessine, prête à saisir la moindre brèche. Pour les enfants de Brasília, le tirage au sort des places à l’École de musique représentera peut-être le premier contact avec un violoncelle ; pour les candidats bangladais, la maîtrise de la sténographie à 80 mots par minute conditionnera l’accès à un emploi stable. Dans les files d’attente virtuelles, les espoirs se valent. Au moment de clore les inscriptions, il ne reste que le silence des serveurs qui enregistrent, un dimanche soir, les rêves de milliers d’anonymes.
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