
Après l’élimination du Brésil, Lula fustige une équipe qui « aurait dansé » en cas de victoire
Le président brésilien a critiqué le comportement des joueurs, seul Danilo étant rentré au pays, tandis que la défaite précoce relance le débat sur la gestion de la Confédération.
Le Brésil a quitté la Coupe du monde 2026 dès les huitièmes de finale, défait par la Norvège (2-1) sur un doublé d’Erling Haaland. Cette élimination, la première à ce stade de la compétition depuis trente-six ans, a immédiatement cristallisé les tensions autour de la Seleção. Sur le terrain, l’équipe dirigée par Carlo Ancelotti n’a pas trouvé de réponse tactique face à la puissance norvégienne, prolongeant une disette de vingt-quatre ans sans titre mondial pour le quintuple champion.
Au lendemain du revers, un seul des vingt-six joueurs convoqués, le latéral Danilo, a regagné le Brésil à bord de l’avion affrété par la Confédération brésilienne de football (CBF). Le reste de l’effectif s’est dispersé entre l’Europe et d’autres destinations de villégiature, un choix qui a provoqué une vive réaction du président Luiz Inácio Lula da Silva. En déplacement à l’Institut Mauá de technologie de São Paulo, il a dénoncé une attitude qu’il juge symptomatique : « Presque personne pour rentrer dans l’avion de la Seleção. Quelle honte ! S’ils avaient gagné, ils seraient tous en train de danser ici. »
Le chef de l’État a poussé l’ironie jusqu’à suggérer, devant un robot conçu par des étudiants, de le faire recruter par Ancelotti pour « faire gagner la Coupe du monde au Brésil », allusion aux frappes surpuissantes de Haaland et de Kylian Mbappé. Dans la presse brésilienne, ces propos sont interprétés comme le reflet d’un désamour croissant entre la population et une sélection perçue comme déconnectée des réalités nationales.
La CBF a tenté de reprendre la main sur le récit en diffusant une vidéo intitulée « Pode acreditar » (« Tu peux y croire »), appelant à la résilience en vue du Mondial 2030. L’initiative a été accueillie par une vague de commentaires négatifs sur les réseaux sociaux. Le gouverneur du Minas Gerais et précandidat à la présidence, Romeu Zema, y a vu le symbole d’une « politicagem » – une politisation excessive –, exhortant la fédération à « mettre fin à cette farce douteuse » et à rendre des comptes aux supporteurs plutôt qu’à Brasília. Les critiques visent également la mise en scène fastueuse de l’annonce de la liste des convoqués, organisée quelques semaines plus tôt au Musée de Demain de Rio de Janeiro.
Au-delà de la polémique, l’élimination précoce replace la fédération face à ses difficultés structurelles. La presse internationale, notamment au Mexique, souligne le contraste entre le faste des campagnes marketing et la réalité d’un football brésilien qui n’a plus atteint le dernier carré d’un Mondial depuis 2014. Le prochain cycle de préparation s’ouvre ainsi sous le signe d’une exigence de résultats et d’une remise en question de la gouvernance du sport roi.
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
Iran mocks the Brazilian team's failure and its coach, implicitly siding with the critics.
It uses Lula's quote to ridicule the entire delegation, amplifying the contrast between the large arrival and the solitary return.
It omits that Lula criticized the entire team, not just the coach, and that his comment was directed at the players who did not return.
President Lula condemns the seleção's attitude, siding with outraged fans and using his authority to legitimize the criticism.
It reports Lula's words with emphasis, using his presidential authority to create an opposition between patriotic duty and players' individualism.
It omits any justification from the players or CBF, presenting the criticism as unanimous.
Russia reports the facts dispassionately, taking no side, merely citing Lula's criticism and the historical elimination data.
It uses a chronicle tone and statistical data (first quarterfinal elimination in 36 years) to objectify the news, avoiding judgments.
It omits the domestic Brazilian political context and fan reactions, focusing only on the bare fact of the defeat and presidential criticism.
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