
Washington annonce la fermeture totale de ses frontières aux demandeurs d’asile
S’appuyant sur deux décisions de la Cour suprême, l’administration Trump met fin au droit d’asile sur le sol américain et menace de déportation plus d’un million de personnes bénéficiant d’un statut de protection temporaire.
L’administration américaine a déclaré que les États-Unis n’accepteraient plus aucun demandeur d’asile, une annonce formulée par le chef adjoint du cabinet de la Maison-Blanche, Stephen Miller, au lendemain de deux arrêts de la Cour suprême favorables à l’exécutif. « Les portes de l’Amérique sont complètement fermées aux demandeurs d’asile », a-t-il affirmé, précisant que Washington s’emploierait désormais à trouver un autre pays disposé à accueillir les requérants. Cette position s’appuie sur une décision de la plus haute juridiction américaine autorisant l’administration à révoquer le statut de protection temporaire (TPS) accordé à des ressortissants syriens et haïtiens, et sur un second arrêt rétablissant la pratique du « comptage » à la frontière mexicaine, qui permet de limiter le nombre quotidien de dépôts de demandes d’asile.
Selon les porte-parole de la Maison-Blanche, l’ensemble des requêtes déposées à la frontière sud-ouest sont « toujours frauduleuses », émanant soit de criminels, soit de migrants économiques en quête d’avantages sociaux. Stephen Miller a qualifié cette approche de « solution simple, élégante et complète » et a invité les Haïtiens présents sur le territoire à regagner volontairement leur pays. La révocation du TPS, que la Cour suprême avait déjà permise pour les Vénézuéliens l’an dernier, pourrait concerner, selon les estimations relayées par la presse américaine, environ 1,3 million de personnes originaires de dix-sept pays, exposées à une expulsion vers des États en proie à des conflits ou à des catastrophes naturelles.
Les organisations de défense des droits humains, citées par plusieurs médias, mettent en garde contre une augmentation des traversées clandestines et un accroissement des risques de décès parmi les migrants cherchant à contourner les points de passage officiels. Au sein même de la classe politique américaine, des voix critiques se font entendre : la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a jugé ces mesures « déconcertantes » et « motivées par des considérations politiques ». Toutefois, des enquêtes d’opinion relayées par la presse russe indiquent qu’une majorité de l’opinion publique américaine soutient le durcissement de la lutte contre l’immigration irrégulière.
Ces décisions s’inscrivent dans un tournant plus large de la politique migratoire américaine depuis le retour de Donald Trump à la présidence en janvier 2025. L’exécutif a déjà suspendu l’essentiel des programmes d’admission légale, renforcé les contrôles pour l’obtention de la carte verte et engagé des opérations de déportation de masse menées par l’agence ICE, au cours desquelles plusieurs décès ont été signalés. L’administration entend également remettre en cause le droit du sol, qui garantit la citoyenneté automatique aux enfants nés sur le territoire américain. Pour les chancelleries européennes et les pays de premier accueil, cette fermeture brutale du système d’asile américain pourrait redessiner les flux migratoires et accroître la pression sur les dispositifs d’accueil d’autres régions du monde, alors que Washington affirme vouloir déléguer à des États tiers la responsabilité d’héberger les demandeurs déboutés. Le dossier devrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines semaines, avec la publication attendue de décrets présidentiels visant à pérenniser ces restrictions.
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Les États-Unis ferment définitivement leurs portes aux demandeurs d'asile, qualifiant toutes les demandes de frauduleuses. Cette décision, soutenue par la Cour suprême, révèle l'hypocrisie américaine et une politique cruelle qui forcera les plus vulnérables à chercher refuge ailleurs.
La Cour suprême des États-Unis a autorisé l'administration à mettre fin à la protection temporaire de certains migrants et à restreindre l'accès à l'asile à la frontière. Ces décisions pourraient affecter plus d'un million de personnes, dont des ressortissants d'Haïti et de Syrie, désormais menacés d'expulsion.
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