
Djokovic survit à un marathon de cinq heures et retrouvera Sinner en demi-finale
Au terme d'un combat de 5h15, le Serbe a écarté Auger-Aliassime et défiera le numéro un mondial Jannik Sinner, tombeur de Struff, pour une place en finale.
Novak Djokovic a repoussé les limites du crépuscule londonien et de son propre corps pour s'offrir une quinzième demi-finale à Wimbledon, la huitième consécutive. Mardi soir, le Serbe de 39 ans a dompté le Canadien Félix Auger-Aliassime au terme d'un duel de cinq heures et quinze minutes (7-6, 3-6, 6-3, 6-7, 7-6), le plus long quart de finale de l'histoire du tournoi. La presse canadienne, du Devoir aux médias anglophones, a salué la résistance du Québécois, auteur de 29 aces et longtemps maître d'un service dévastateur, mais c'est bien l'expérience du numéro sept mondial qui a fait la différence dans le super tie-break décisif, achevé à 22h55, à cinq minutes du couvre-feu imposé par le All England Club.
La rencontre a pourtant failli basculer dès le premier set. Djokovic, visiblement touché à la jambe gauche, a grimacé avant de bénéficier d'un temps mort médical et d'un massage qui lui ont permis de poursuivre. Les médias britanniques et européens ont relevé la controverse née de la fermeture du toit du Centre Court à la fin de la deuxième manche, une décision contestée par les deux joueurs. « Vous êtes si fiers de vos règles et vous ne les respectez pas », a lancé le Serbe à l'arbitre de chaise, rappelant que le tournoi se joue en extérieur. Ce n'était qu'un épisode d'une soirée où chaque tie-break a semblé pouvoir faire basculer le destin, Auger-Aliassime écartant deux balles de set dans la première manche avant de céder sur une volée manquée.
Dans l'après-midi, Jannik Sinner avait expédié les affaires courantes avec une autorité que les quotidiens italiens, de La Stampa à Il Giornale, ont qualifiée d'implacable. Le numéro un mondial et tenant du titre a écarté l'Allemand Jan-Lennard Struff en trois sets (7-5, 7-6, 6-3), non sans avoir dû écarter une balle de set dans la deuxième manche. La presse germanique, de Bild aux médias sportifs, a rendu hommage au parcours de Struff, devenu à 36 ans le plus vieux quart-de-finaliste inédit d'un Grand Chelem de l'ère Open, mais a reconnu la supériorité de Sinner dans les moments chauds, lui qui a su dompter la chaleur étouffante – un adversaire qui l'avait trahi à Roland-Garros.
Cette demi-finale entre Djokovic et Sinner, programmée vendredi, concentre tous les regards. Les médias d'Amérique latine, de l'Argentine au Mexique, y voient un choc de générations aux allures de finale anticipée. Le Serbe, qui vise un huitième titre à Londres pour égaler Roger Federer et un vingt-cinquième trophée majeur pour dépasser Margaret Court, retrouve l'Italien qui l'avait balayé en demi-finale l'an dernier, avant que Djokovic ne prenne sa revanche en cinq manches à Melbourne en janvier. La presse asiatique, notamment indienne et indonésienne, souligne que le vainqueur de ce duel pourrait bien sceller le palmarès du tournoi, tant les deux hommes semblent au-dessus du reste du tableau, où Alexander Zverev a validé son billet pour les quarts.
Dans le tableau féminin, l'Américaine Coco Gauff a rallié pour la première fois le dernier carré à Wimbledon en renversant sa compatriote Jessica Pegula, et affrontera la Tchèque Karolina Muchova. Mais c'est bien l'affrontement Djokovic-Sinner qui aimante l'attention, deux jours avant que le gazon londonien ne livre un verdict aux allures de passation de pouvoir ou de résistance éternelle.
| Presse européenne continentale | +0.60 | aligned |
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| Presse latino-américaine | +0.50 | aligned |
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.20 | neutral |
L'Italie célèbre son champion : Sinner est implacable, la demi-finale confirme sa grandeur.
Met l'accent sur les moments décisifs et la maturité mentale, transformant un match disputé en une démonstration de supériorité.
Ne mentionne pas les difficultés initiales de Sinner ni le faible classement de Struff, ce qui aurait pu diminuer la victoire.
Le tennis mondial a un nouveau favori : Sinner défend son titre avec autorité.
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Sinner a passé un test de chaleur et de pression, mais le souvenir de son effondrement à Roland Garros persiste.
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